Les Champions l'emportent en 12e manche contre les Japonais

Les partisans ont eu droit à un match... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Les partisans ont eu droit à un match serré, mardi soir, entre les Champions d'Ottawa et les Étoiles de Shikoku Island.

Etienne Ranger, LeDroit

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Lors de leur séjour à Trois-Rivières, la fin de semaine dernière, les Étoiles de Shikoku Island ont éprouvé de sérieux ennuis en fin de match. Ils ont subi trois revers consécutifs de la même manière: en allouant des points en fin de neuvième manche.

Au parc RCGT, où ils complètent cette semaine leur tournée des villes de la Ligue Can-Am, ça s'est un peu mieux passé pour eux. Mais pas suffisamment.

L'équipe réunissant les meilleurs joueurs du circuit indépendant japonais a réussi à s'accrocher jusqu'en 12e manche. C'est à ce moment qu'elle s'est effondrée complètement. Deux erreurs à l'avant-champ ont permis aux Champions d'Ottawa de remplir les coussins.

Puis, en frappant un gros simple à l'entre-champ gauche, Sébastien Boucher a produit les deux points qui ont scellé l'issue de la rencontre. Ils ont signé une victoire de 4-3.

«Seb, c'est le joueur qu'on veut avoir au bâton quand le match est serré. On sait qu'il va placer la balle exactement là où il faut», claironnait le gérant Hal Lanier, après avoir vu son équipe remporter un troisième match consécutif.

Boucher, lui, se disait juste heureux d'avoir pu compléter le travail.

«Nous avons remporté plusieurs matches de cette façon, avec des 'walk-off hits', depuis le début de la saison. Plus nous gagnons, plus la confiance est élevée», croit celui qui a frappé 15 coups sûrs et produit 11 points à ses 10 dernières parties.

«Je suis en meilleure santé. Au début de la saison, il n'a pas été facile pour moi de m'habituer à mon rôle de frappeur désigné. J'avais l'impression de jouer la moitié des matches. Je n'aimais pas ça. En ce moment, je suis de retour au champ extérieur. Je me sens mieux.»

Dans un match très serré, les joueurs de Hal Lanier croyaient bien qu'ils profiteraient d'un coup de pouce de Dame Nature.

Les officiels auraient pu décider d'interrompre la rencontre en septième manche, alors qu'ils détenaient l'avance. Ils ont plutôt choisi de laisser les deux équipes continuer de jouer sous la pluie.

C'est ainsi que les Japonais ont réussi à créer l'égalité en huitième.

Pour qu'il y ait un match à si bas pointage, les 2437 spectateurs présents sur le chemin Coventry ont assisté à un formidable duel de partants.

Shikoku Island avait envoyé au monticule Yuki Harada, un droitier qui n'avait pas encore subi la défaite en trois départs en Amérique du nord. Il pourra rentrer chez lui avec sa fiche immaculée. Il a espacé six petits coups sûrs en six manches complètes de travail.

Son vis-à-vis, Yean Carlos Gil, lui a offert une belle opposition.

Le Vénézuélien de 25 ans a été embauché par les Champions le printemps dernier parce qu'il manquait cruellement de gauchers dans l'enclos des releveurs.

Il avait accepté de relever le défi, même s'il avait surtout été utilisé comme partant au cours des saisons précédentes dans le baseball affilié.

Il a réussi à se faufiler dans la rotation à Ottawa au début du mois de juin. Jusqu'à maintenant, le gérant Hal Lanier ne regrette pas de lui avoir accordé cette chance.

Après cinq départs, Gil a franchi la sixième manche à quatre occasions. Il a encaissé un seul point, mardi. Un point non mérité.

Aumont de passage au parc RCGT

Phillippe Aumont aurait effectué une visite de courtoisie au parc RCGT, récemment. Il ne faut cependant pas s'attendre à le voir grimper sur la butte prochainement avec un gilet des Champions sur le dos.

Hal Lanier serait prêt à lui faire une place au sein de son groupe de lanceurs demain matin. «Selon ce que je comprends, il n'a pas l'intention de jouer pour nous», confiait le gérant dans un récent entretien.

Aumont, qui est âgé de 27 ans, a quitté l'organisation des White Sox de Chicago il y a maintenant trois semaines. Il affirmait alors qu'il était prêt pour la retraite.

Tout porte à croire qu'il n'a pas l'intention de revenir sur sa décision. «Ce serait extrêmement dommage, réagit Lanier. On parle d'un très jeune homme. Selon tout ce qu'on me dit à son sujet, Phillippe a tout un bras. Nous avons déjà vu des lanceurs relancer leur carrière en passant chez nous...»

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