Un autre titre de la Can-Am

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Après l'avoir remporté quatre fois à Québec, Pierre-Luc Laforest a remporté son premier titre de la Ligue Can-Am comme gérant.

Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Pierre-Luc Laforest a gagné quatre championnats de la Ligue Can-Am à titre de receveur des Capitales de Québec.

À sa retraite en tant que joueur, les Aigles de Trois-Rivières lui ont confié les rênes de leur équipe d'expansion en 2013. Le Gatinois d'origine n'aura mis que trois saisons pour amener l'équipe trifluvienne au sommet du circuit Wolff.

Après avoir obtenu leur billet pour les séries éliminatoires dans l'avant-dernière journée de la saison régulière avec une victoire cruciale à Ottawa, les Aigles ont soulevé la Coupe Can-Am au New Jersey dimanche. Un gain de 2-1 dans le cinquième et dernier match contre les Jackals s'est avéré la touche finale d'un scénario improbable il y a à peine six semaines.

L'entraîneur-chef de 37 ans est passé par toute la gamme des émotions en éliminant d'abord les Boulders de Rockland en demi-finale. Les Boulders ont été les champions incontestés de la saison régulière. En finale, les Aigles devaient vaincre les Jackals deux fois sur trois au New Jersey pour s'approprier le championnat.

«C'est vraiment différent de gagner à titre de gérant. C'est bien plus stressant et tu dois contrôler tes émotions. Comme joueur, c'est bien plus facile. Tu as un plan à suivre et tu t'occupes de ce que tu as à faire. Comme entraîneur, tu es à la merci d'un groupe de joueurs», a déclaré l'ancien choix des Expos de Montréal à son retour à Trois-Rivières où l'équipe allait célébrer hier.

Des pommes pourries

Dans l'esprit de Laforest, la saison des Aigles s'est jouée quand son équipe a été balayée dans une série de trois matches à Ottawa au début du mois d'août. Les Aigles venaient d'atteindre le fond du baril avec une fiche de 30-38. Ils étaient sérieusement menacés d'une exclusion des séries. De retour à Trois-Rivières, Laforest avait tenu une discussion fort animée avec ses joueurs.

«Le message avait été assez clair. Nous avons fait quelques changements au sein de l'équipe. Nous avons réglé des cas problèmes. Nous avions une couple de cancers dans le vestiaire. Nous nous en sommes débarrassés. Ç'a fait une grosse différence. Nous sommes devenus une famille. Les victoires ont commencé à venir. Chaque fois qu'on se présentait au stade, on avait l'impression qu'on allait gagner.»

Et comment? Après avoir mis les points sur les «i» et les barres sur les «t», les Aigles ont complété le calendrier avec 20 victoires à leurs 28 derniers matches. Ils ont coiffé les Champions dans le dernier week-end de la saison pour se hisser en séries. À la fin de l'année, au moment opportun, les Trifluviens formaient l'équipe de l'heure de la Cam-Am. Ils ont complété la saison avec une fiche de 50-46.

«J'ai l'impression que nous sommes en séries depuis un mois et demi. Nous n'avions plus de marge de manoeuvre. Il n'y avait plus de lendemain. Les joueurs ont travaillé très fort. Ils ont fait preuve de ténacité. Nous savions que le talent était là. Quand tout le monde s'est mis à pousser dans la même direction, nous avons gagné en confiance», a confié celui qui a participé à 68 matches des Ligues majeures entre 2003 et 2007.

Malheureusement, la Coupe Can-Am ne passera pas par Gatineau où Laforest a encore plusieurs amis. Le gérant des Aigles a perdu son dernier lien familial dans la région quand sa mère a déménagé à Dolbeau. Laforest ira plutôt rejoindre sa famille installée au Michigan en attendant d'entamer des discussions avec les Aigles pour la saison 2016 où son retour n'est pas encore assuré.

jfplante@ledroit.com

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