Bick fait la peau aux Jackals

Daniel Bick a joué les héros dans la... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Daniel Bick a joué les héros dans la victoire avec quatre coups sûrs.

Étienne Ranger, LeDroit

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Les Champions d'Ottawa n'auraient jamais du gagner, hier soir. Leurs frappeurs ont été retirés au bâton à 19 reprises.

Un seul de leurs joueurs semblait voir la balle correctement. Ce joueur a fini par régler le cas des Jackals du New Jersey. Il a produit le point gagnant avec un simple opportun au champ opposé en 10e manche.

Ce joueur, c'est Daniel Bick. 

Bick a possiblement l'histoire la plus intéressante dans le vestiaire du club local, au Parc RCGT. 

«Il n'arrête jamais de travailler», a lancé le gérant des Champions, Hal Lanier, au terme de cette partie où son équipe a comblé un déficit de trois points pour aller chercher une grosse victoire de 5-4. 

Bick était carrément inconnu dans le monde du baseball professionnel le printemps dernier. Il s'est présenté à un camp d'essai destiné aux joueurs non-repêchés dans le but de se faire remarquer par un club des ligues majeures. Il n'avait pas vraiment eu la chance de se faire voir dans ses quatre années passées à Georgia College, en deuxième division de la NCAA. 

Son gant efficace à l'arrêt-court lui a valu un contrat à Ottawa, avec le club d'expansion d'un circuit indépendant. 

Les premières semaines de la saison ont été pénibles. Le 15 juillet, sa moyenne au bâton s'élevait à ,188. Il avait frappé 16 coups sûrs et produit seulement un point à ses 85 premières présences à la plaque. 

Il s'est visiblement passé quelque chose depuis. 

Depuis le 16 juillet, il a frappé 32 coups sûrs en 98 voyages au marbre. Ça lui confère une moyenne au bâton de ,332 durant cette séquence. 

Son coup sûr décisif était son quatrième de la soirée, hier. Il vient d'atteindre le plateau des 20 points produits. 

«D'abord, c'est mon efficacité en défensive qui m'a permis de m'accrocher à mon poste durant la première portion de la saison», confie la modeste recrue. 

«Je ne sais pas trop comment expliquer ce qui s'est produit au bâton. J'ai travaillé sur plusieurs petits détails dans mon élan. J'ai surtout commencé à m'habituer aux lanceurs de la Ligue Can-Am. Je sais davantage à quoi m'attendre quand je me présente au stade», enchaîne celui qui est passé du neuvième au deuxième rang de l'ordre offensif dans les dernières semaines. 

Dix-neuf retraits au bâton 

Bick a frappé quatre coups sûrs, hier. Les autres Champions se sont heurtés au roi des retraits au bâton dans la Can-Am. 

Le roi était vraiment dans une forme resplendissante. 

Avant le début de la soirée, la fiche de John Walter avait déjà de quoi faire frissonner le club local. Il avait retiré 97 frappeurs en 92 manches de travail. 

Sur le monticule du Parc RCGT, le partant des Jackals du New Jersey était sur le point de connaître son meilleur match de la saison. 

Il est devenu le premier lanceur de la Can-Am à atteindre le plateau des 100 retraits sur des prises dès la première manche. Quand il a pris le chemin des douches, vers la fin de la septième, il avait fait 13 victimes au total. 

«C'est le plus beau match de baseball que j'ai vu de la part d'un lanceur cette saison», affirme Hal Lanier. 

«Quand je regarde ça, je me demande bien comment Walter peut toujours évoluer dans notre ligue.» 

Les Champions tenteront de balayer les Jackals, aujourd'hui. Le dernier match de la série débutera, de façon exceptionnelle, à 11h05.

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