Mi-saison des Champions: objectif ambitieux, réalité difficile

Sébastien Boucher mène les Champions avec une moyenne de... (Martin Roy, Archives LeDroit)

Agrandir

Sébastien Boucher mène les Champions avec une moyenne de ,315 en 2015.

Martin Roy, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Ils ont beau en porter le nom, les Champions d'Ottawa ne s'attendaient pas à gagner le titre de la CanAm dès leur première saison dans cette ligue indépendante de baseball professionnel.

N'empêche, Miles Wolff avait mis la barre haute pour son équipe d'expansion. Propriétaire majoritaire du club et commissaire de la ligue, Wolff a donné les ressources nécessaires à son gérant, Hal Lanier, pour qu'il assemble une équipe potable «capable de jouer pour ,500» dès l'an un. À mi-chemin dans la saison, les Champions n'y sont pas tout à fait. Leur fiche de 20 victoires et 27 défaites les place toutefois dans la course aux séries éliminatoires du circuit de six équipes.

Les quatre premières seront retenues. Si Rockland, Québec et New Jersey semblent avoir un pied dans les séries, la lutte sera féroce entre Trois-Rivières (22-25), Ottawa et Sussex (18-28). Les Champions ont souvent joué contre les trois premiers clubs de la ligue et ils se frotteront plus souvent aux clubs qui ferment la marche en deuxième moitié de saison. Ils joueront aussi plusieurs matches contre les Grays de Garden State (2-14), l'équipe itinérante de la CanAm qui traîne dans la cave du classement.

«Nous sommes à un lanceur et un solide frappeur de devenir une équipe redoutable. Ce n'est pas facile de rassembler une nouvelle équipe, mais on cherche toujours à l'améliorer», ajoute Miles Wolff.

Heureux à la maison

Premier joueur vedette des Champions, Sébastien Boucher n'a pas perdu sa touche au bâton. Meilleur frappeur de la ligue en 2014, le voltigeur de 33 ans mène les Champions avec une moyenne de ,315 en 2015 et il ne regrette pas son choix d'avoir quitté les Capitales de Québec même si ceux-ci forment encore une équipe redoutable.

«Ma décision était prise depuis longtemps. C'est 1000 fois mieux d'être rentré à la maison même si les résultats sur le terrain ne sont pas ce que nous souhaitions. Notre fiche est décevante. Nous avons un bien meilleur club que ça. Nous formons une nouvelle équipe et la chimie n'est pas encore installée. Une journée, nos lanceurs sont extraordinaires, mais nous ne frappons pas. L'autre journée, notre attaque est en feu, mais nos lanceurs sont en panne. Je m'attends à plus de notre équipe en deuxième moitié.»

Bien placé pour voir les artilleurs à l'oeuvre à partir de sa position du champ centre, Boucher aimerait voir plus de constance chez les lanceurs.

«Nous avons trois solides partants avec Drew Granier, Wilmer Font et Andrew Werner. Notre relève est très forte (avec Tyler Wilson et Alan DeRatt), mais il faut se rendre jusqu'à eux avec une avance.»

Placé troisième dans le rôle des frappeurs par Lanier, Boucher manque aussi un frappeur intimidant au quatrième rang pour le protéger. Mike Schwartz frappe pour la moyenne, mais il n'a pas de puissance. Les lanceurs préfèrent offrir des tirs difficiles à Boucher quitte à lui donner une passe gratuite pour affronter la recrue Schwartz.

«Mike est une recrue et les lanceurs préfèrent l'affronter. Si j'avais un gars comme Jon Talley (cinquième frappeur) après moi, ça irait mieux.» Talley cogne la balle très loin. Le problème, c'est qu'il frappe pour ,235.

Néanmoins, Boucher croit que les Champions peuvent envisager les séries. «Nous allons jouer contre les clubs du bas de classement plus souvent. Nous sommes maîtres de notre destinée.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer