Hartley ou Vigneault pour le Jack-Adams

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Avec la fin de la saison régulière qui approche à grands pas dans la LNH, certains clubs ont commencé à faire la promotion des leurs pour les différents trophées à l'enjeu dans le circuit Bettman.

Les Predators de Nashville, par exemple, ont publié du matériel pour appuyer les candidatures de Pekka Rinne pour le trophée Vézina de meilleur gardien et de Filip Forsberg pour le trophée Calder de recrue de l'année.

Je ne pense pas que le premier va l'emporter, car la candidature de Carey Price, du Canadien, est beaucoup trop forte. Celui-ci a même mon vote pour le trophée Hart de joueur le plus utile à son équipe. Mais Forsberg, le meilleur marqueur parmi les joueurs de première année, a de bonnes chances, même si le défenseur de 18 ans des Panthers, Aaron Ekblad, est pas mal impressionnant.

Mais ça, c'est une autre histoire.

Ce matin, je veux faire la promotion de deux entraîneurs du coin, Bob Hartley et Alain Vigneault, pour le trophée Jack-Adams d'entraîneur de l'année, pour lequel ce sont les collègues descripteurs et analystes à la radio et la télévision qui seront appelés à voter.

La plupart du temps, ce titre va à un entraîneur dont la formation est sortie de nulle part pour aller bien au-delà des attentes placées en elle, souvent après une saison de misère l'année précédente. C'était le cas du récipiendaire de l'an dernier, Patrick Roy, avec l'Avalanche du Colorado.

Dans cette catégorie cette saison, il n'y a pas de doute que Hartley est loin en tête. Avant le début de la campagne, nombreux étaient les «experts» qui estimaient que ses Flames de Calgary seraient dans la course pour la loterie McDavid/Eichel, à l'an deux de leur reconstruction.

Au contraire, les Flames ont commencé la saison sur les chapeaux de roue et ils n'ont jamais ralenti leur allure, malgré la perte de leur capitaine Mark Giordano, qui aurait été un candidat au trophée Norris de meilleur défenseur s'il ne s'était pas déchiré un biceps au début de mars. Dans la forte association Ouest, ils ne sont pas encore assurés d'une place en séries malgré leurs 89 points étant donné que les Kings de Los Angeles sont à leurs trousses pour le troisième rang dans la division Pacifique. Ils pourraient aussi se faufiler en séries en s'appropriant une des deux places de «cartes frimées», Winnipeg ayant présentement la deuxième avec leurs 90 points.

Tout cela, l'entraîneur de Hawkesbury l'a réalisé avec une paire de gardiens qui présente des statistiques bien moyennes, Jonas Hiller et Karri Ramo présentant des taux d'efficacité de ,914 et ,912, respectivement.

Aux fins de cet exercice, j'ai d'ailleurs tendance à éliminer d'emblée les entraîneurs qui bénéficient d'un gardien d'élite au sommet de son art, comme Price à Montréal et Rinne à Nashville. Ça fausse les données pour un Michel Therrien, dont la candidature était avancée récemment par un collègue de La Presse, Philippe Cantin, ainsi que pour Peter Laviolette. Dans une moindre mesure, la même logique s'applique pour Dave Cameron avec les Sénateurs, qui a bénéficié d'une séquence inespérée d'Andrew «Hamburglar» Hammond quand il a hérité du filet.

Autres noms à considérer

Paul Maurice à Winnipeg mérite certes de la considération, car il a dû composer avec de multiples blessures à ses défenseurs en plus de gardiens qui n'inspirent pas trop confiance. Il en va de même pour Willie Desjardins, qui a remis les Canucks sur les rails après le désastre que fut leur saison sous le joug de John Tortorella.

Si les collègues qui vont voter pour ce prix veulent changer un peu la formule et considérer des entraîneurs qui ont amené une équipe bien nantie à se surpasser et accéder aux rangs de l'élite, il y a aussi quelques bons candidats, à commencer par Vigneault.

Ses Rangers de New York ont perdu quelques gros morceaux du club qui s'était rendu en finale en juin dernier, mais l'entraîneur originaire du secteur Hull de Gatineau a bien intégré de jeunes joueurs comme Kevin Hayes et J.T. Miller à son noyau, et la blessure au «King» Henrik Lundqvist n'a pas fait dérailler son équipe, Cam Talbot prenant la relève admirablement.

Mike Babcock à Détroit, qui n'a jamais gagné ce prix même s'il est considéré comme un des meilleurs de sa profession, et John Cooper à Tampa Bay soutirent aussi le maximum de troupes talentueuses.

Jack Capuano a aussi fait un boulot admirable avec les Islanders de New York, mais il a bénéficié du travail de son d.g., Garth Snow, qui devrait remporter le titre de directeur général par excellence alors qu'il est allé renflouer sa défense avec les acquisitions de Jaroslav Halak, Nick Leddy et Johnny Boychuk. Ça, je n'aurais jamais pensé l'écrire un jour.

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