Russell Martin voit double

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On pouvait entendre Russel Martin retenir son souffle chaque fois que R.A. Dickey (ci-dessus) décochait une balle papillon vers lui, hier à l'entraînement.

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La Presse Canadienne
DUNEDIN

Le receveur Russell Martin a été confronté pour la première fois à la célèbre balle papillon de R.A. Dickey hier, et il a reçu des critiques positives pour sa maîtrise de ce lancer flottant.

Ce n'était qu'une séance d'échauffement, mais elle a représenté un pas dans la bonne direction pour les Blue Jays de Toronto, qui espèrent pouvoir compter sur l'élan et l'expérience de Martin derrière le marbre peu importe l'identité du lanceur au monticule.

«Je crois que ç'a très bien été, a commenté le gérant des Blue Jays John Gibbons, un ex-receveur. Il a les mains pour y parvenir. Et le fait qu'il soit motivé aide beaucoup.»

Martin a reconnu que la tâche ne sera pas simple, mais qu'elle sera «faisable».

«Je crois que plus je vais capter ses lancers, plus je serai confortable, a-t-il confié. Mais jusqu'ici, ça va bien.»

Josh Thole est le receveur attitré à Dickey depuis 2010 avec les Mets de New York et les Blue Jays. Cependant, Thole, qui est apprécié par ses pairs, n'a frappé que pour une moyenne de ,175 et ,248 au cours des deux dernières saisons (102 matches) avec les Blue Jays.

Martin, un Torontois d'origine qui a grandi à Chelsea, en Outaouais a conclu un pacte de cinq saisons et 82 millions$ US avec les Blue Jays en novembre dernier.

La formation torontoise est déjà passée par là auparavant. Il y a deux ans, J.P. Arencibia avait déclaré à l'issue du camp d'entraînement qu'il était prêt à capter la balle flottante de Dickey - sauf que l'histoire fut différente après qu'il eut été victime de trois balles passées lors du match d'ouverture.

On pouvait entendre Martin retenir son souffle chaque fois que Dickey décochait une balle papillon vers lui, sous le regard amusé des nombreux photographes présents sur le terrain hier. Au milieu de la séance, Martin a demandé au droitier âgé de 40 ans d'arrêter d'annoncer le lancer qu'il allait lui servir.

«Laisse-moi deviner, a-t-il lancé. Je veux juste voir comment je vais réagir.»

Martin n'a pas capté tous les tirs. Il s'en est néanmoins très bien tiré pour une première fois.

«J'y suis parvenu sans trop en échapper», a rappelé Martin après la séance d'entraînement, tout en admettant qu'il s'agissait de la première journée du camp seulement.

Le lanceur satisfait

Dickey a salué les capacités athlétiques de Martin ainsi que sa curiosité envers la balle papillon, ajoutant qu'il avait la certitude que le Canadien âgé de 32 ans relèvera le défi avec brio. Il a cependant rappelé qu'il entretenait «une très longue relation» avec Thole.

«Il était derrière le marbre pour 75 à 80 pour cent de mes départs depuis 2010, et je n'ai jamais rencontré un gars aussi bon que lui, a commenté Dickey. C'est difficile d'imaginer quelqu'un d'autre derrière le marbre. Mais en même temps, ça ne signifie pas qu'il soit le seul gars sur la planète à pouvoir capter mes tirs. Il le sait.

«Je n'aurais pas connu une très longue carrière s'il n'y avait eu qu'un seul gars sur la planète qui soit capable de capter mes tirs. Donc il (Thole) comprend la situation. C'est un professionnel.»

Thole l'a démontré hier, offrant quelques conseils à Martin et au receveur attitré à l'enclos des releveurs Alex Andreopoulos quelques minutes seulement après la séance d'entraînement. Thole a aussi prêté son gant à Martin, qui avait lui-même été offert à Thole par Dickey.

Martin a lancé à la blague qu'il pourrait devoir mettre un nouveau gant dans le four à micro-ondes, y placer une balle molle ou encore dormir dessus, de façon à le détendre.

Mais qu'à cela ne tienne, Martin, dont le casier est situé à côté de celui de Dickey, a hâte de se remettre à la tâche.

«Quand je suis dans la formation partante, j'ai l'impression que je peux aider l'équipe à gagner, a-t-il évoqué. Je ne veux pas être dans la formation partante simplement parce que Dickey est au monticule aujourd'hui.

«De plus, j'aime relever des défis», a-t-il conclu.

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