Bumgarner devance Kershaw au scrutin

Madison Bumgarner... (Photo Christopher Hanewinckel, USA TODAY)

Agrandir

Madison Bumgarner

Photo Christopher Hanewinckel, USA TODAY

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Janie Mccauley
Le Droit

(SAN FRANCISCO) Madison Bumgarner était assis aux côtés de Jake Peavy avant le septième match de la Série mondiale et il a dit à son coéquipier ce qui devait se passer: Tim Hudson allait travailler quelques manches et passer le relais à Bumgarner, qui remettrait plus tard la balle à la relève pour confirmer leur victoire. Peavy a rétorqué que Bumgarner allait lancer jusqu'à la toute fin.

C'est exactement ce que 'MadBum' a fait: sauvegarder le septième match contre les Royals de Kansas City après avoir inscrit deux victoires pour permettre aux Giants de San Francisco de remporter une troisième Série mondiale en cinq ans et lui permettre d'être reconnu par tous. Il est l'athlète masculin de l'année de l'Associated Press pour 2014.

«J'étais assis dans le champ avec Madison quand il m'a demandé comment je pensais que ça allait se dérouler, s'est rappelé Peavy ce mois-ci. Je lui ai dit: 'Madison, quand tu obtiendras la balle, tu ne sortiras plus de ce match. Tu es le meilleur que nous ayons'. Il m'a répondu: 'Mon gars, c'est exactement ce que j'espérais que tu allais dire', et c'est exactement ce qu'il voulait. Il avait seulement besoin qu'on lui confirme, que quelqu'un croie aussi en lui.

«Ce qu'il a fait ensuite, on s'en rappellera comme l'une des meilleures performances de tous les temps.»

Bumgarner a devancé le partant des Dodgers de Los Angeles Clayton Kershaw - nommé joueur par excellence et vainqueur du Cy Young dans la Ligue nationale -, Derek Jeter, qui a annoncé sa retraite après 20 saisons avec les Yankees de New York, et le golfeur Rory McIlroy à la suite d'un scrutin mené auprès des directeurs des sports et des rédacteurs en chef des médias américains.

Jeter et McIlroy ont terminé à égalité au troisième rang.

Après des mois de questionnement au sujet de son utilisation, Bumgarner a minimisé tout cela. Il vient pourtant de lancer 270 manches, dont 21 pendant ses deux victoires et son sauvetage face aux Royals.

«Je me suis enfoncé une écharde dans le doigt l'autre jour. Ça a quand même fait mal, a-t-il dit, l'air sérieux. Heureusement, c'était à la main droite.»

Le lanceur de 25 ans a gagné la confiance de son gérant, Bruce Bochy, qui sait que son as partant lui dira s'il y a quelque problème que ce soit avec son bras gauche. En attendant, Bochy continue de lui donner la balle.

Après deux jours de repos lors du septième match, le jour de sa petite discussion avec Peavy à Kansas City, il a lancé cinq manches sans accorder de point en relève pour confirmer la victoire de 3-2 des Giants. Seulement après a-t-il admis du bout des lèvres qu'il aurait peut-être besoin d'un peu de repos - mentalement et physiquement -, lui qui venait de lancer 52 manches et deux tiers en séries, un record.

L'instructeur des lanceurs, Dave Righetti, se faisait demander avant la Série mondiale quelles étaient les chances que Bumgarner lance trois fois contre les Royals. Il savait que c'était possible, mais ce n'était pas ce qui était prévu.

«Vous ne le réalisez pas pleinement quand vous vivez ces moments, a raconté Righetti. Vous ne vous dites pas que ce que ce gars est en train de faire est vraiment spécial. Ça n'a pas été fait depuis des années.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer