Le convoité Philippe Craig-St-Louis

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Philippe Craig-St-Louis... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Philippe Craig-St-Louis

Étienne Ranger, LeDroit

Jean-François Plante
Le Droit

Quatre équipes de baseball s'arrachent ses services.

Pourtant, Philippe Craig-St-Louis est assis dans son salon à Gatineau parce qu'il refuse de se joindre au seul club qui pourrait lui permettre de jouer maintenant.

Âgé de 17 ans, Philippe Craig-St-Louis est un des meilleurs joueurs de baseball de son âge dans la Belle Province. Son bâton, qu'il manipule tel un cure-dent, est son atout principal. Il a maintenu une moyenne de ,385 avec les Ailes du Québec contre des équipes de la Ligue senior élite du Québec l'an dernier.

Malgré son immense talent, le membre du programme sports-études de la polyvalente Nicolas-Gatineau se sent pris en otage.

S'il était un joueur normal, il évoluerait avec l'Attak de Gatineau midget AAA cette saison. Mais comme il a porté les couleurs des Ailes, l'équipe d'étoiles du Québec des moins de 18 ans, il doit faire le saut dans la Ligue de baseball élite du Québec (LBÉQ), un circuit composé de joueurs âgés de 18 à 22 ans.

La problématique part de là. Comme l'Outaouais n'avait pas d'équipe au moment du dernier repêchage des joueurs hors territoire de la LBÉQ, le Gatinois a été réclamé par les Voyageurs du Saguenay. Quelques mois plus tard, le Hull-Volant de Gatineau est né. La famille Craig-St-Louis s'en est réjouie et elle a supplié les Voyageurs d'échanger leur fils au Hull-Volant.

Les Voyageurs ont plutôt décidé de conclure un pacte avec les Orioles de Montréal pour rapprocher le Gatinois de la maison. L'échange ne répondait pas au souhait de la famille et les Orioles ont été incapables de s'entendre avec le Hull-Volant jusqu'à présent.

Le clan Craig-St-Louis est donc passé au «plan B». Philippe s'est présenté au camp des Fat Cats d'Ottawa même s'il n'avait pas l'âge nécessaire pour évoluer dans la Ligue de baseball Intercounty. Dans le seul match hors-concours où il a joué, Craig-St-Louis a été impressionnant avec quatre coups sûrs en cinq présences.

Les Fat Cats ont eu le coup de foudre pour le Gatinois et ils ont demandé une dérogation à leur ligue pour le mettre sous contrat. La ligue aurait accepté, mais devant le refus de Baseball Québec de libérer le jeune surdoué, Baseball Ontario a respecté la décision de son voisin.

Plus de détails dans LeDroit du 31 mai ou sur ledroitsurmonordi.ca

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