Shapovalov gagne contre son héros

Denis Shapovalov a vaincu Peter Polansky, son idole... (Martin Roy, Le Droit)

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Denis Shapovalov a vaincu Peter Polansky, son idole d'enfance, en trois sets de  6-1, 3-6, 6-3.

Martin Roy, Le Droit

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En mars, Denis Shapovalov n'a pas eu trop de mal à remporter la finale du Futures, tournoi hivernal de tennis présenté à la Sporthèque. Près de cinq mois plus tard, au parc de l'Île, il a été contraint de travailler pas mal plus fort pour gagner la finale du Challenger Banque Nationale.

« Le calibre de jeu était pas mal plus relevé cette fois-ci », a-t-il tôt fait de noter, en quittant le terrain avec un chèque de 10 800 $ US dans les poches et 80 points ATP en banque.

Au Futures, le jeune espoir du tennis canadien a défait un Français méconnu, Gleb Shakarov.

Dans le match ultime du Challenger, il a été confronté à un de ses héros d'enfance, Peter Polansky.

Les deux se connaissent depuis une bonne quinzaine d'années. Ils ont grandi au sein de la même académie de tennis, dans la région de Toronto.

Ils ne s'étaient encore jamais affrontés dans les rangs professionnels.

« Je ne pourrais pas vous fournir la date exacte ni approximative, de la première fois où nous avons frappé des balles ensemble. Il était quand même bien plus âgé que moi. Je me souviens que ses balles étaient bien plus rapides que les miennes », raconte Shapovalov.

« Je l'admirais tellement ! Je l'admire encore aujourd'hui, à bien y penser. Je me souviens d'avoir vu Peter affronter Roger Federer à la Coupe Rogers. Je crevais d'envie de me retrouver à sa place. Mes parents voulaient m'encourager. Ils me disaient que si je travaillais fort, je pourrais le croiser dans un tournoi professionnel un jour. Ce rêve vient de se réaliser. »

Shapovalov, faut-il le rappeler, est âgé de 18 ans.

Polansky a soufflé 29 bougies le mois dernier.

Gros service

Dans ce premier affrontement, la puissance du gamin a eu raison de la finesse du vétéran. « Son service a fait la différence. Je n'étais pas capable de renvoyer autant de balles que j'aurais voulues », analyse Polansky.

La fatigue a peut-être joué un rôle, aussi.

Le vétéran a joué beaucoup de tennis, dernièrement. Il a pris part à la finale d'un autre Challenger, à Winnipeg, à la mi-juillet.

En Outaouais, pour se frayer un chemin jusqu'au bout du tableau, il a joué une série de matches de trois manches.

Shapovalov, de son côté, a profité d'une belle période de répit. Il n'avait pas joué depuis Wimbledon.

Quand la finale masculine a débuté, en fin d'après-midi, tout portait à croire que ce ne serait pas long. Shapovalov a été expéditif pour remporter la première manche, 6-1.

La météo s'est mise de la partie par la suite. Au retour d'une courte pause en raison de la pluie, le vent avait tourné. Polansky a remporté la deuxième manche 6-3. On sentait que Shapovalov se laissait gagner par la frustration.

Ce n'était pas le cas.

« Même si j'avais connu une grosse première manche, je me doutais bien qu'il serait difficile pour moi de maintenir le rythme », d'expliquer celui qui a éventuellement repris le contrôle de la rencontre.

Shapovalov a remporté trois titres, jusqu'ici, en 2017.

« On dit beaucoup de bien de lui et sa réputation est bien méritée. Si Denis continue sur cette lancée, il deviendra un très grand joueur », estime Polansky.




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