La Wozniak des beaux jours

« Elle avance sur le terrain. Elle joue avec... (Martin Roy, Le Droit)

Agrandir

« Elle avance sur le terrain. Elle joue avec beaucoup de longueur et de lourdeur. Ce sont des choses qui reviennent et qui ont déjà fait sa marque de commerce. » - L'entraîneur Sylvain Bruneau au sujet de la gagnante du Challenger de Gatineau 2017.

Martin Roy, Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Aleksandra Wozniak n'oubliera pas de sitôt la semaine qu'elle vient de passer à Gatineau.

La Blainvilloise de 29 ans a profité de son passage dans le coin pour se fiancer. Son copain a fait la demande lundi.

Dès lors, la barre était haute. Il n'y avait pas 12 façons pour la dame de vivre un deuxième événement aussi marquant.

Elle a pris les moyens pour que cela se produise et, dimanche, elle a remporté la finale féminine du quatrième Challenger Banque Nationale de Gatineau.

Dans un match serré, elle a vaincu la jeune Australienne Ellen Perez, 7-6 et 6-4.

Les organisateurs du tournoi professionnel ne pouvaient pas demander mieux. Pour une deuxième année consécutive, ils ont couronné deux champions canadiens.

Chez les hommes, Denis Shapovalov a vaincu son ami Peter Polansky 6-1, 3-6 et 6-3.

La victoire de Wozniak a un tout petit quelque chose de spécial. Elle n'avait pas réussi à remporter un seul tournoi au cours des cinq dernières années.

En la regardant signer des autographes, à la sortie du parc de l'Île, son vieux complice Sylvain Bruneau a osé révéler le fond de sa pensée.

« Cette semaine, j'ai eu l'impression de revoir l'Aleksandra des beaux jours. »

« Écoutez... Je la connais depuis longtemps. Nous travaillons ensemble depuis une bonne quinzaine d'années, rappelle l'entraîneur. J'ai vraiment revu des choses qu'elle faisait durant son ascension. Elle avance sur le terrain. Elle joue avec beaucoup de longueur et de lourdeur. Ce sont des choses qui reviennent et qui ont déjà fait sa marque de commerce. Son revers est efficace. Au service, il reste encore un peu de travail à faire. Je l'ai quand même sentie plus dynamique avec son jeu de jambes. Elle a réussi à se placer pour être plus dynamique, plus offensive. »

Il y a un truc, toutefois, qui ne change jamais.

Wozniak demeure un modèle de sobriété. Elle n'a pas crié après avoir arraché le point final à sa rivale. Elle n'a pas bondi. Elle n'a pas brandi le poing au ciel. Elle s'est contentée d'adresser un petit sourire timide à la foule.

« Je laisse ça à l'intérieur, les émotions. Ma famille a sûrement sauté. Moi, j'ai toujours été une fille calme. On célébrera plus tard », a-t-elle commenté.

Cette victoire lui procure quand même une bourse de 3919 $ US.

Elle lui permet surtout d'empocher 50 précieux points au classement. Ces points seront fort utiles à celle qui vise un retour parmi le top-100 mondial.

Il sera maintenant intéressant de voir ce qu'elle pourra faire lors de son prochain défi, au Challenger de Granby. Elle s'est présentée sur le court central pour la finale de dimanche avec la jambe droite bandée...

Bain de glace

« Quand on joue beaucoup de matches, des fois, on peut ressentir un peu de tension musculaire. Le ruban m'a aidé à garder mon mollet serré. Je vais subir un bon traitement. Je vais faire quelque chose que je n'aime pas trop. Je vais me plonger dans un bain glacé. Je vais bien récupérer. Je serai prête pour la semaine prochaine », assure-t-elle.

À Gatineau, on se tournera maintenant vers les Championnats canadiens U16. Cette compétition reviendra une fois de plus au parc de l'Île, du 22 au 27 août.

Le Challenger doit être présenté pour une cinquième fois, en 2018.

Ellen Perez, la jeune femme qui a livré toute une bataille à Wozniak en finale, a promis qu'elle fera tout en son possible pour revenir.

« Je viens de participer à ma première finale dans un tournoi doté d'une bourse de 25 000 $. J'ai été obligée d'emprunter le chemin le plus long, en passant par les qualifications. Je n'ai pas le droit d'être déçue », dit celle qui avait perdu une seule manche dans tout le tournoi avant de se retrouver sur le chemin de Wozniak.

L'expérience a fait la différence en finale.

« J'étais un peu nerveuse. Dans les moments cruciaux, je dois reconnaître qu'Aleksandra sait comment aller chercher les gros points », a-t-elle conclu.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer