Challenger 2017: Branstine se joint à un groupe sélect

Malgré son élimination au deuxième tour jeudi, la... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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Malgré son élimination au deuxième tour jeudi, la Canadienne Carson Branstine a démontré qu'à 16 ans, elle peut déjà rivaliser avec les professionnelles expérimentées de la WTA.

Patrick Woodbury, Le Droit

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La prochaine génération du tennis canadien ne manquait pas de vedettes avec l'ascension rapide des adolescents Denis Shapovalov, Félix Auger-Aliassime et Bianca Andreescu. Voilà qu'un quatrième espoir s'est joint au groupe sélect avec l'arrivée de Carson Branstine, une Californienne devenue canadienne en mars dernier.

À Wimbledon la semaine dernière, c'est le drapeau unifolié qui accompagnait son nom sur les écrans du célèbre club londonien. Là-bas, elle a atteint les quarts de finale en simple et les demi-finales en double chez les juniors. « C'était la chose la plus cool de toutes ! Ce drapeau me va à merveille », a dit celle dont la moitié de la famille habite la région de Toronto.

Âgée de 16 ans, elle pointe au quatrième rang du classement mondial junior. Elle vient à peine de commencer à s'inscrire à des tournois professionnels. Au Challenger de Gatineau, elle a subi l'élimination jeudi après un duel très serré de trois manches contre une Allemande de 25 ans, qui était la 7e favorite du tournoi.

Rien qu'en regardant la puissance de son service, il est évident qu'elle a l'étoffe pour rivaliser avec les meilleures.

« Mon service, c'est mon arme de prédilection. À Wimbledon, il y a un tableau qui comptabilise les 20 services les plus puissants. Le mien a été chronométré à 117 miles à l'heure. C'était le septième plus puissant du tournoi même en comptant les professionnelles. »

Carson Branstine a du talent. Ça crève les yeux. Il va lui rester à polir son jeu pour se hisser au niveau de l'élite professionnelle. C'est justement pour y parvenir plus rapidement qu'elle a demandé la double citoyenneté. Sa mère est née à Windsor et pendant un tournoi au Canada où elle venait de battre la jeune espoir ontarienne Carol Zhao, une conversation avec Tennis Canada a tourné autour de la nationalité de sa mère.

La possibilité de changer d'allégeance a été évoquée et la jeune fille a été séduite par l'idée.

« Aux États-Unis, je n'étais qu'une parmi tant d'autres. Chez Tennis Canada, le programme est plus restreint. J'ai droit à beaucoup plus d'attention individuelle. Ils croient en moi. J'adore ça. Je progresse vite. Je suis plus en forme. Je suis plus forte. Mon jeu prend du mieux et c'est une bonne chose. »

Carson Branstine reviendra assurément à Gatineau. Elle n'est pas encore officiellement une professionnelle, mais elle songe à faire le grand saut prochainement. Elle aura besoin d'autres tournois de type Challenger pour poursuivre son développement.

Cousin célèbre

Chose certaine, elle possède un bon bagage génétique. Son cousin est un joueur étoile chez les Braves d'Atlanta. Freddie Freeman est tellement dominant au premier but qu'il commande un salaire de 20,5 millions $ cette saison.

« Ma famille au grand complet craque pour le sport. Nous suivons absolument tout. J'ai pratiqué tous les sports. Le tennis ? Ça devait être une petite affaire. Je m'étais inscrit dans un petit club en Californie, mais j'ai commencé à gagner des tournois dès le départ. Tout à coup, c'était devenu une affaire de tous les jours. »

De fil en aiguille, son parcours l'a amené jusqu'au Canada où elle fait maintenant partie d'une relève dynamique.

« Avec Denis, Félix et Bianca, on forme un bon groupe. On se pousse entre nous. Nos entraîneurs sont extraordinaires. Pour eux, ce sont les joueurs qui passent en premier. Ils sont tellement dédiés. Je suis chanceuse d'être tombée sur Tennis Canada. Les amateurs de tennis peuvent être certains qu'ils vont voir nos visages plus souvent dans un avenir rapproché. »

En gagnant une ronde à Gatineau cette semaine, Branstine a accumulé cinq points qui lui permettront de gagner plusieurs rangs afin d'améliorer son 989e rang mondial chez les dames. Nouvelle sur le circuit, elle part de loin. Elle participera aux Internationaux de Repentigny chez les juniors plus tard cet été, mais sera avec les dames à Granby la semaine prochaine et elle espère recevoir une invitation à la Coupe Rogers de Toronto.

Trois Canadiens en quarts de finale

Le comité organisateur du Challenger Banque Nationale de Gatineau peut pousser un soupir de soulagement.

Les deux premières têtes de série sont tombées chez les dames jeudi, mais trois raquettes canadiennes sont toujours en vie pour les quarts de finale de vendredi. Denis Shapovalov et Peter Polansky ont gagné leurs matches de jeudi et exerceront un pouvoir d'attraction envers le public qui pourra les voir à l'oeuvre sur le court central vers 13 h 30 et 17 h 30 respectivement.

Entre ces deux matches, la Québécoise Aleksandra Wozniak (6e favorite) affrontera la Japonaise Mayo Hibi, troisième favorite et joueuse la mieux classée parmi les huit joueuses toujours en lice. Elle a été finaliste à Winnipeg la semaine dernière. La gagnante de ce duel aura la voie libre pour mettre la main sur le titre féminin puisque quatre joueuses issues du tableau des qualifications font partie des huit finalistes.

La Britannique Samantha Murray a éliminé la favorite Olivia Rogowska (Australie) et la Mexicaine Marcela Zacarias a réservé le même sort à la deuxième favorite Danielle Lao (États-Unis). Murray affrontera l'Allemande Sarah Sekulic, tombeuse de la Canadienne Carson Branstine. Zacarias sera confrontée à l'Australienne Priscilla Hon.

Ellen Perez et Alexa Guarachi, deux « qualifiées » qui avaient éliminées les Gatinoises Mélodie Collard et Claudelle Labonté-Frey, s'affronteront dans l'autre quart de finale.

Chez les hommes, Denis Shapovalov a été plus expéditif que la veille en se défaisant de l'Australien Max Purcell en deux manches de 6-1 et 6-2. Le jeune Canadien classé 161e au monde affrontera maintenant l'Italien Thomas Fabbiano, deuxième tête de série et 86e joueur au monde.

Champion en titre, Peter Polansky a eu plus de difficulté à venir à bout de l'Américain JC Aragone qu'il a battu en trois manches de 3-6, 6-3 et 6-1. Vendredi, il aura l'Américain Marcus Giron dans les pattes. Il est issu des qualifications.

Finaliste l'an dernier, le Français Vincent Millot affrontera le favori Malek Jaziri alors que la dernière quart de finale opposera l'Américain Alexander Karkissian à l'Indien Yuki Bhambri.




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