L'élève Shapovalov a surpassé son maître

Denis Shapovalov l'a emporté en deux manches (6-1,... (Etienne Ranger, LeDroit)

Agrandir

Denis Shapovalov l'a emporté en deux manches (6-1, 7-5) contre son idole de jeunesse, Frank Dancevic.

Etienne Ranger, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le ciel a été menaçant pendant toute la journée de vendredi au Challenger Banque Nationale de Gatineau.

Pour l'Ontarien Frank Dancevic, son jeune opposant de 17 ans aura été encore plus menaçant. Quelques minutes avant que la pluie ne vienne gâcher la fin de soirée au parc de l'île, Denis Shapovalov a été sans pitié pour le vétéran de 31 ans. Le champion junior de Wimbledon a liquidé son idole de jeunesse 6-1 dans la première manche. Il a été moins incisif dans la deuxième manche, mais il a tenu le coup pour l'emporter 7-5 et passer en demi-finale où il retrouvera le Français Vincent Millot, cinquième tête de série.

Cinq minutes après le match, Dancevic quittait déjà le stationnement du parc de l'île en compagnie de son épouse. Un ami a signalé aux journalistes qu'il ne donnerait pas d'entrevue. «Il n'est vraiment pas content de son match. En même temps, Shapovalov a joué tout un match.»

Le doyen du tournoi a donc été renversé par le cadet de la compétition. Shapovalov jubilait en faisant du vélo stationnaire tout en répondant aux questions des médias après sa victoire.

«Je ne sais pas comment j'ai fait pour le battre. C'était mon idole de jeunesse. J'essayais de copier son style. Il m'a inspiré à frapper des revers d'une seule main. Il retourne la balle très rapidement. Il est agressif. Je voulais être comme lui.»

Le gaucher de 6'1'' s'est dit surpris de remporter la première manche aussi aisément. «Je ne m'attendais pas à ça. Frank est un excellent joueur, mais tout fonctionnait pour moi. J'ai joué un de mes meilleurs matches de tennis à vie. Je ne lui ai pas donné de marge de manoeuvre et je n'ai pas fait beaucoup d'erreurs. J'ai réussi plusieurs coups risqués.»

Shapovalov a aussi capitalisé des erreurs de son rival de Niagara Falls. Il lisait bien le jeu et il semblait de plus en plus à l'aise de rivaliser contre le vétéran joueur qui a déjà pointé au 65e rang mondial en 2007.

Le jeune prodige était particulièrement fier d'avoir pratiqué son service «sauté» malgré une chaleur de 40°C après sa victoire en huitième de finale mercredi. «Ça m'a servi aujourd'hui. Mon entraîneur tenait à ce que j'arrive à placer ma balle à un endroit bien précis. Nous avons pratiqué longtemps avant qu'il soit satisfait et ç'a fonctionné dans ce match. Surtout sur cette surface, la balle saute davantage quand je réussis ce service.»

Shapovalov est maintenant assuré d'ajouter 33 points ATP et 3765 $US avec cette victoire. Au prochain tour, il affrontera un autre joueur qu'il n'a jamais croisé depuis le début de sa jeune carrière. «Vincent Millot est un autre vétéran. C'est un bon joueur. J'ai vu son nom dans bien des tournois. Il est intelligent, mais je ne changerai rien à mon approche. Je vais me préparer de la même façon que d'habitude.»

Un autre nom connu fera partie de l'autre demi-finale samedi alors que Peter Polansky a eu raison du jeune Filip Peliwo 6-2 et 6-3 dans une autre quart de finale toute canadienne vendredi. Polansky (164e) se mesurera au Croate Matija Pecotic (429e).

Si la pluie se mêle de la partie, les demi-finales pourraient toutefois être remises à dimanche puisque les terrains de la Sporthèque ne sont pas homologués par l'ATP en raison du manque d'espace derrière les lignes de service. Les matches du double masculin pourraient quand même y être disputés.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer