Au tour de Zhao de tomber

Carol Zhao ne figurait pas parmi les favorites.... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Carol Zhao ne figurait pas parmi les favorites. Mais elle est possiblement la joueuse du Challenger qui s'est illustrée dans le plus grand nombre de champs d'activités différents au cours de la dernière année.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Au Challenger Banque Nationale de Gatineau, la « Croqueuse de Canadiennes » poursuit son chemin.

Mardi, en lever de rideau, l'Américaine Ellie Halbauer a sorti Aleksandra Wozniak. Elle n'a pas paru trop intimidée par une adversaire plus âgée, donc, plus expérimentée qu'elle.

Deux jours plus tard, dans la ronde des 16, Halbauer s'est offert une victoire expéditive face à la Torontoise Carol Zhao.

Sous une chaleur accablante, en milieu de journée, elle ne s'est pas compliqué la tâche. Deux courts sets et c'était réglé.

Pourtant, Zhao était la joueuse la mieux classée dans ce duel.

« Ce n'était pas une super journée pour moi, a soupiré Zhao en quittant le court central. Ellie a vraiment bien joué. Moi, je n'étais pas capable d'exécuter toutes les choses que je voulais exécuter. C'est ça, le tennis... »

À 21 ans, Zhao occupe présentement le 373e rang mondial. Elle ne figurait donc pas parmi les favorites, cette semaine, au parc de l'Île.

Elle est possiblement, en revanche, la joueuse du Challenger qui s'est illustrée dans le plus grand nombre de champs d'activités différents au cours de la dernière année.

Elle a quitté sa Chine natale alors qu'elle n'était qu'une enfant. Dans les années qui ont suivi, elle a vraiment su profiter de toutes les opportunités qui lui étaient offertes par son pays d'adoption.

Zhao a décroché le printemps dernier, elle a complété son dernier examen à la prestigieuse université Stanford.

Elle a couronné son passage très fructueux là-bas en remportant un championnat national - par équipe - dans la NCAA.

Le plus souvent possible, elle grattait sa guitare. Sur sa page Twitter, il est écrit qu'elle « aspire à devenir une auteure-compositrice-interprète ». Elle se produit parfois devant public. « J'aime bien m'occuper en faisant différentes choses, admet-elle. Le tennis demeure quand même ma grande priorité. En ce moment, je dirais que j'y consacre 99 % de ma concentration. »

Sa décision de faire un détour par Stanford a peut-être ralenti sa progression.

Au moment où elle s'installait en Californie pour étudier, ses rivales du même âge passaient chez les pros. Elles se mettaient du coup à voyager un peu partout sur la planète dans le but de gagner de l'expérience et d'accumuler des points WTA.

« J'ai toujours voulu étudier à l'université. Personne ne devrait jamais laisser filer la chance d'étudier dans un endroit comme Stanford », croit-elle.

« Le calibre de mes adversaires dans les rangs universitaires n'était peut-être pas le même que celui des circuits professionnels. En investissant beaucoup de temps et d'énergie à l'entraînement et dans mes matches, j'ai quand même pu améliorer mon niveau. »

Elle croit même avoir acquis une expérience unique qui devrait l'aider à progresser dans les prochaines années.

« Dans les rangs collégiaux, on fait des compétitions en équipe. Quand tu joues pour huit ou 10 coéquipiers, la pression est différente. Elle est plus forte. »

« Ça devrait être plus facile, pour moi, de composer avec la pression individuelle à compter de maintenant. »

La « Croqueuse » n'affrontera pas une Canadienne au prochain tour. En quart de finale, vendredi, Halbauer croisera sa compatriote Jacqueline Cako.

La seule Canadienne toujours en vie dans le tableau individuel féminin, Bianca Andreescu, sera également confrontée à une Américaine vendredi. Elle affrontera Lauren Albanese.

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