Dancevic assume son rôle de doyen

Professionnel depuis 2003, Frank Dancevic est le joueur le... (Photo Étienne Ranger, archives LeDroit)

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Professionnel depuis 2003, Frank Dancevic est le joueur le plus expérimenté au Challenger Banque Nationale de Gatineau cette semaine.

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Les gens ont tendance à l'oublier, mais avant l'ascension fulgurante de Milos Raonic vers les sommets du tennis professionnel, Frank Dancevic a longuement été la meilleure raquette canadienne.

À son meilleur, en 2007, il a occupé le 65e rang mondial.

Professionnel depuis 2003, l'Ontarien originaire de Niagara Falls est le joueur le plus expérimenté au Challenger Banque Nationale de Gatineau cette semaine. L'athlète de 31 ans secoue la tête lorsqu'on lui fait remarquer son titre de doyen de la compétition.

Mais après une pause, il retrouve le sourire en répondant que «ça fait du bien de savoir que je peux encore lutter avec les jeunes joueurs». Quelques minutes plus tôt, sous une chaleur accablante au parc de l'Île, Dancevic avait disposé de l'Australien Greg Jones en deux manches de 6-4 et 7-5 pour ainsi accéder aux quarts de finale.

«Les conditions étaient extrêmes. Je suis content d'être passé au travers. Je n'aurais pas aimé jouer une troisième manche!»

Classé 243e au monde aujourd'hui, Frank Dancevic croit encore en ses chances de percer le top-100. Et pourquoi pas le top-65? Sa dernière incursion parmi les 100 meilleures raquettes au monde date de septembre 2014, mais sa santé tient le coup et il éprouve toujours autant de plaisir à disputer des tournois à travers le monde.

«Récemment, j'ai gagné de bonnes parties. J'ai justement gagné contre un joueur du top-50. J'ai toujours été un joueur de séquences. Même quand j'ai atteint le 65e rang, je n'avais connu que trois ou quatre bonnes semaines de suite. Si j'arrive à garder une constance pendant plusieurs semaines, voire un an, je retrouverais une position enviable. La réalité, c'est que la différence est minime entre le 250e et le 50e joueur au monde. Chaque jour, un joueur de mon classement peut en battre un autre du top-50. C'est juste que les gars du top-50 sont capables d'aligner les bons résultats pendant quelques semaines.»

En 13 ans de carrière, Dancevic a amassé des gains de 1,75 million $US. «Ce n'est pas énorme, mais ça me permet de vivre de mon sport. Je n'ai pas de commanditaire, alors j'ai besoin de résultats pour payer mes frais reliés à la compétition. Mais je n'ai pas l'intention de m'arrêter. Tant que la santé sera là, je compte profiter du train de vie qu'offre le tennis professionnel. Quand j'aurai fini, j'aimerais rester dans le milieu et entraîner les jeunes. L'avenir du tennis se porte bien au Canada. C'est bon de voir la relève réussir», a dit celui qui a été finaliste de deux tournois majeurs de l'ATP en carrière à Indianapolis et Eastbourne, en Angleterre.

Pour l'instant, Dancevic voudra ajouter un neuvième titre de Challenger en carrière cette semaine, mais pour se faire, il devra se frotter au cadet du tableau masculin vendredi soir. Spectaculaire à souhait malgré ses 17 ans, Denis Shapovalov (273e au monde) s'est tapé le Français Tristan Lamasine (231e) 7-6 (4) et 6-2 mercredi soir.

Shapovalov jubilait à l'idée de retrouver Dancevic en quarts de finale. «Je le suivais de près quand j'étais jeune. Il a été un modèle pour moi. Ça va être notre premier affrontement. Ça ne sera pas facile, mais ça devrait être un bon match. J'ai eu un mois très occupé avec Wimbledon, le Citi Open à Washington, la Coupe Rogers à Toronto, le Challenger de Granby et ce tournoi. J'ai hâte de partir en congé, mais je veux bien faire durer le plaisir!»

Le gagnant du duel Shalopalov-Dancevic sera assuré d'un minimum de 17 points ATP. Suffisant pour améliorer le classement des deux joueurs.

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