Wozniak reste patiente malgré la défaite

Aleksandra Wozniak devra s'armer de patience dans sa quête... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Aleksandra Wozniak devra s'armer de patience dans sa quête de retrouver une place dans le top-100 mondial.

Etienne Ranger, LeDroit

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Pendant des années, elle a été le visage du tennis canadien. Première Québécoise à remporter un tournoi de la WTA en 2008, Aleksandra Wosniak a occupé le 21e rang mondial en 2009. Des blessures, une opération à une épaule et une année d'inactivité l'ont toutefois poussé à repartir à zéro en 2014.

Elle a dû se refaire un classement. Partie de la 1400e position au monde, elle était 844e à la fin de l'année 2015 et après avoir atteint la demi-finale du Challenger de Granby la semaine dernière, elle a gagné 77 rangs pour s'installer en 380e position du classement de la WTA. 

Maintenant âgée de 28 ans, la Blainvilloise devra s'armer de patience dans sa quête de retrouver sa place dans le top-100 mondial. Elle sait que son parcours sera parsemé d'embûches. Habituée à la gloire des tournois majeurs, elle doit maintenant remonter le classement avec un passage obligé dans des tournois de moindre envergure. Lundi soir, sur le court central du parc de l'île de Gatineau, elle s'est butée à une Américaine en plein contrôle de ses moyens.

Au grand dam de la foule partisane, Wozniak s'est inclinée en deux manches de 6-1 et 6-3 contre Ellie Halbauer, âgée de 19 ans et classée 400e au monde. La droitière devra donc se contenter d'un seul point de la WTA et se rabattre sur le double pour goûter à de l'action supplémentaire cette semaine. Au Challenger Banque Nationale de Gatineau, elle fait équipe avec l'Ottavienne Petra Januskova.

Sa défaite au premier tour ne l'aidera pas à gruger des rangs au classement du circuit féminin, mais Wozniak explique que son retour doit se faire étape par étape.

«Je suis de retour à temps plein sur le circuit depuis le mois de janvier. J'étais préparé mentalement à recommencer à zéro. J'ai perdu mon classement. Je n'avais plus de points. Je sais que c'est un long chemin et un grand défi, mais je suis prête à faire les efforts pour revenir parce que j'aime mon sport. C'est ma passion qui me guide», a-t-elle raconté avant de sauter sur le terrain lundi.

Celle qui a déjà vaincu la légendaire Serena Williams pendant ses bonnes années considère qu'elle est rendue à mi-chemin de son objectif de jouer à un haut niveau contre les meilleures joueuses de la planète. «J'ai eu un bon match à la Coupe Rogers et un bon tournoi à Granby la semaine dernière. Ça me permet de prendre confiance. Le but, c'est d'enchaîner beaucoup de matches pour reprendre le rythme, retrouver mon anticipation et de prendre les bonnes décisions aux bons moments.»

Wozniak veut faire preuve de patience pour retrouver son niveau de jeu qui a fait d'elle une joueuse élite entre 2008 et 2014. Elle sait toutefois que le temps joue contre elle. Les joueuses sont de plus en plus jeunes, rapides, puissantes et agressives sur le circuit féminin. Aussi, son sport est très dispendieux. Sans résultats, il est difficile de vivre du tennis sur une longue période.

«J'ai été chanceuse de gagner de l'argent quand j'étais dans les 25  meilleures au monde. J'avais des commandites aussi. J'ai encore le Groupe Visuel Iris qui m'aide beaucoup, car les dépenses sont nombreuses au tennis. L'avion, les hôtels, il faut tout payer soi-même», a expliqué celle qui a obtenu des bourses de près de 2 millions $ en carrière.

Wozniak sortie du tableau principal à Gatineau, il ne reste plus que trois Canadiennes parmi les 16 survivantes de la première ronde. Petra Januskova, Erin Routliffe, Vanessa Wong, Anne-Sophie Courteau et même Françoise Abanda, troisième favorite du tournoi, ont mordu la poussière mardi.

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