Confiance et humilité

Le Challenger Banque Nationale de Gatineau, qui commence... (Archives, AFP)

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Le Challenger Banque Nationale de Gatineau, qui commence le 6 août, accueillera Denis Shapovalov, le nouveau champion en titre de Wimbledon chez les juniors. L'Ontarien occupe présentement le 372e rang mondial.

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Il vient d'être sacré champion à Wimbledon, chez les juniors. Cette victoire, il fallait s'y attendre, lui a ouvert plusieurs portes. Il s'apprête à prendre part à deux tournois d'importance. Il vivra d'abord une première expérience au Citi Open de Washington. Puis, ce sera un retour à la maison, où il foulera les courts de la Coupe Rogers, à Toronto.

Même si sa confiance atteint des niveaux inégalés, Denis Shapovalov parvient à garder les deux pieds bien vissés sur terre.

La preuve ? Il ne cherche pas à minimiser le défi que représentent les plus petits tournois, comme le Challenger Banque Nationale de Gatineau, dont il sera une des têtes d'affiche au début du mois d'août.

« D'abord, soyez assurés d'une chose. Un Challenger, ce n'est pas un petit tournoi pour moi », a déclaré le Canadien de 17 ans, jeudi.

Il répondait aux questions des journalistes dans le cadre d'une conférence téléphonique organisée par Tennis Canada.

« J'ai participé à quelques tournois de la série Challenger. Ils ont tous été très difficiles. J'ai atteint la demi-finale une fois. Parvenir à en gagner un serait incroyable, c'est clair, mais je ne peux pas me fixer d'objectifs trop élevés. »

« J'ai réussi à remporter trois tournois de la série Futures. Ça m'a donné la confiance nécessaire pour attaquer la suite des choses. Mais je sais que j'aurai des matches très difficiles à jouer dans l'avenir. Je ne vais pas tous les gagner. Il va m'arriver de perdre. »

Si Shapovalov parvient à garder la tête froide, c'est sans doute qu'il est bien entouré.

Il parlait par exemple des messages qui s'accumulent par dizaines dans son téléphone depuis sa victoire au All England Club. « J'essaie de ne pas leur accorder trop d'importance. J'essaie de me concentrer uniquement sur mes vrais amis. J'en ai peut-être une dizaine, en tout. J'accorde aussi du temps à ma famille, bien entendu. C'est pas mal tout ce qui compte à mes yeux. »

Parlant de famille... Le jeune champion a très rapidement été mis à contribution à son retour d'Europe. Il fut très rapidement appelé à donner un coup de main à l'académie de tennis que dirige sa mère, Tessa Shapovalova, dans la région de Toronto.

« C'est bizarre, concède-t-il. Chaque fois que je rentre d'un voyage où j'ai connu du succès, les enfants de l'académie me regardent d'un air étrange. Ils me regardent comme si j'étais Roger Federer ! J'essaie très rapidement de leur faire des blagues, de les divertir. Quand j'ai passé une journée entière à m'amuser avec eux, tout rentre dans l'ordre. Ils recommencent à se sentir à l'aise. »

Shapovalov serait lui-même un peu impressionné s'il devait côtoyer Federer, son idole d'enfance.

En fin de carrière, le Suisse détient toujours le record de 302 semaines passées au sommet du classement mondial de l'ATP.

Shapovalov occupe présentement le 372e rang sur la planète. Pour l'heure, il est satisfait de faire partie d'un prometteur groupe de jeunes raquettes canadiennes.

« Il y a tellement une belle relève pour le tennis au Canada. Dans une certaine mesure, nous suivons tous un peu le chemin qui a été tracé par Milos Raonic. Je regarde aussi Félix Auger-Aliassime et Ben Sigouin... J'espère que les plus jeunes joueurs nous regardent en ce moment. J'espère qu'ils vont nous suivre. J'espère que le Canada remportera d'autres titres importants en tennis dans les années à venir. »

Auger-Aliassime et Sigouin devraient aussi se retrouver au parc de l'Île, au début du mois d'août, pour tenter leur chance au Challenger gatinois.

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