Jeune, rapide et ambitieux sur la planche

Le planchiste d'Aylmer, Tristan Bell, a été couronné... (Etienne Ranger, Le Droit)

Agrandir

Le planchiste d'Aylmer, Tristan Bell, a été couronné champion québécois de sa catégorie d'âge en snowboard cross. Il vise maintenant le titre canadien.

Etienne Ranger, Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Il a fêté ses 14 ans en janvier, mais Tristan Bell sait déjà ce qu'il veut d'ici la fin de son adolescence. Le planchiste d'Aylmer rêve aux championnats du monde juniors de surf des neiges en 2019.

Les Jeux olympiques de la jeunesse, qui auront lieu l'année suivante à Lausanne, s'avèrent aussi dans la mire du spécialiste du snowboard cross (SBX). « Il a de grands buts », avoue, sourire en coin, sa mère Chantal Loyer, qui rêvait aussi beaucoup durant sa jeunesse.

Cette dernière aura eu l'occasion de participer aux championnats du monde de patinage artistique à deux reprises en carrière. D'abord en 1996 puis en 1997.

Chaque fois en danse. Chaque fois avec Justin Bell comme partenaire.

Tristan s'avère le plus jeune des deux garçons de ce couple qui enseigne à l'aréna Duchesnay.

L'aîné Jessy a suivi les traces de ses parents. Le produit du club Asticou est membre de l'équipe de développement du Québec en patinage artistique.

« Moi, je n'aimais pas vraiment ça, lance Tristan du sport pratiqué par le reste de sa famille. Moi, j'aime la vitesse. »

L'étudiant de premier secondaire au Centre académique de l'Outaouais (CADO) carbure à l'adrénaline. Il a déjà terminé deuxième au classement du circuit mondial junior de longboard - descente sur de longues planches à roulettes - chez les 12 ans et moins.

Ça, c'est son sport favori l'été.

L'hiver, il opte pour l'autre planche. Celle sur la neige. Il y a dix jours, Bell a été couronné champion québécois en SBX chez les 12-14 ans. De quoi justifier déjà sa présence hâtive au sein de l'équipe de développement du Québec.

Il s'agit de sa troisième saison compétitive, mais aussi de sa plus mémorable. Il a été choisi pour ouvrir la piste lors d'une épreuve Nor-Am à Mont-Tremblant.

De quoi lui donner un aperçu de ce qui l'attend dans un an et demi quand il pourra participer à ces courses élites. « C'était le fun. La piste était beaucoup plus rapide à ce que je suis habitué », avoue Tristan Bell, qui vise l'or la semaine prochaine aux championnats canadiens.

« Je veux gagner, car je pourrai peut-être obtenir des commandites », explique-t-il.

Son entraîneur Nikolas Desmarais le croit en mesure de relever ce défi. Peu importe le résultat à ces championnats, son élève a déjà fait belle impression en 2016-2017.

« Tristan, c'est un des bons à son âge pour effectuer des virages. Il est capable de générer plus de vitesse que les autres », signale Desmarais.

Ce dernier concède une autre chose. « Il a hérité d'une bonne génétique », dit-il.

« Mais il est aussi déjà très mature pour son âge. Il est toujours bien concentré. Il est toujours là pour apprendre. Et le plus important pour moi, il est là pour avoir du plaisir. »

Ses parents abondent dans le même sens. « Pas question de lui mettre de la pression sur les épaules. Nous sommes déjà passés par là », affirme Chantal Loyer.

« Nous le laissons faire ses affaires », ajoute Justin Bell.

Ces anciens athlètes appuient fiston dans son aventure « extrême ». Ils vont se taper des centaines de kilomètres pour le conduire à des entraînements loin de la région. Parfois à Tremblant, parfois au Mont Orignal où se trouve le club Excellence Snowboard dont fait partie Desmarais.

« Parce que dans le coin ici, il n'y a pas d'endroit pour pratiquer », souligne Justin Bell.

Le mot de la fin revient justement au paternel, qui est plus nerveux aujourd'hui en tant que papa et spectateur que lors de ses années en tant que patineur sous le regard de milliers de personnes.

« C'est nettement pire », lance-t-il en riant.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer