Loppet: Shields gagnant deux fois plutôt qu'une

Andy Shields, de Thunder Bay, sabre le champagne... (Martin Roy, Le Droit)

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Andy Shields, de Thunder Bay, sabre le champagne après avoir gagné sa deuxième course à la Loppet.

Martin Roy, Le Droit

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Gagner une épreuve d'endurance en ski de fond, c'est déjà un exploit. Le faire deux fois dans le même week-end ? Voilà qui n'est vraiment pas à la portée de tous.

Andy Shields, un frêle athlète de 25 ans, vient de réussir l'exploit. L'homme de Thunder Bay a carrément régné sur la 39e Gatineau Loppet. Il a d'abord gagné l'épreuve-reine du 51 km de style classique, samedi, avec un chrono de deux heures, 29 minutes et six secondes.

Il lui restait assez de carburant pour signer une victoire encore plus convaincante, dimanche, lors du 51 km de style libre. Il a mis 2:23:30 à franchir le fil d'arrivée. Il avait sept bonnes minutes d'avance sur ses plus sérieux rivaux.

Un bien beau week-end, somme toute, pour cet athlète d'élite qui aimerait prendre part aux Jeux olympiques de Pyeongchang, l'an prochain.

« Je suis assez satisfait, a-t-il déclaré, sans vraiment avoir besoin de reprendre son souffle. C'est un peu dommage, par contre. J'aurais eu plus de plaisir si j'avais eu plus de compétition. Je comprends que bien des gars sont retenus en Europe à l'heure actuelle. »

Il avait pris part à l'événement le plus important de ski de fond au Canada une seule fois, auparavant. À l'âge de 10 ans, il avait pris part au 10 km de style libre. « Je ne me souviens pas vraiment de mon résultat, mais j'avais conservé le souvenir d'un événement vraiment agréable. Je peux vous dire que ça n'a pas changé. »

Ian Murray, un vieil habitué de la Loppet, a pris la deuxième position du 51 km libre.

Un produit local, le Gatinois Maxime Leboeuf, a pris la troisième position.

« Objectif atteint », a lancé cet ancien membre de l'équipe canadienne de biathlon, qui occupe aujourd'hui un emploi à la Banque du Canada, à Ottawa.

Son esprit compétitif le pousse à relever plusieurs défis sportifs du genre, depuis quelques années.

En franchissant le fil d'arrivée, de nombreux athlètes ont pesté contre les conditions de la piste. Le temps anormalement doux a certainement posé un défi supplémentaire aux 2211 athlètes qui ont couru, ce week-end.

« Les premiers 20 kilomètres ont été plutôt agréables. Dans les zones d'ombre, c'était assez glacé. Les portions plus ensoleillées du parcours étaient naturellement plus lentes », a expliqué le double vainqueur Shields.

Leboeuf a offert une description encore plus colorée.

« Je vais dire que durant le dernier 10 km, je voyais des étoiles. Avec la chaleur... Lorsqu'on mettait le pied par terre, on avait parfois l'impression qu'on avait de la colle sous nos skis. J'ai manqué d'essence vers la fin. J'étais en mode survie. J'ai juste essayé de ne pas me faire rattraper. »

Chez les dames, les grandes favorites Jennifer Jackson, Sheila Kealey et Megan McTavish ont grimpé sur le podium lors du 51 km classique.

Dimanche, une jeune Américaine nommée Elizabeth Izzo a causé une certaine surprise en remportant le 51 km libre.

Pierre Harvey heureux d'aider

Pierre Harvey... (Simon-Séguin Bertrand, Le Droit) - image 3.0

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Pierre Harvey

Simon-Séguin Bertrand, Le Droit

Le plus célèbre fondeur de l'histoire du Canada était heureux de passer le week-end à Gatineau, à titre de président d'honneur de la Loppet, au moment où l'événement avait besoin d'un coup de pouce.

«Je n'étais pas au courant des difficultés tant que ça, même si je peux bien me douter de ce qui se passe. Chaque organisation sportive doit surmonter des problèmes. Moi, je fais partie de plusieurs organisations. Nous sommes toujours en train de solliciter des commanditaires et de courtiser des participants. Ça demeure toujours un peu difficile», a-t-il indiqué, dimanche, juste avant de remettre les prix aux gagnants du 51 km de style libre.

Harvey avait pris soin d'apporter ses skis en Outaouais. On l'a vu en piste à deux reprises.

Samedi, il a pris part à l'épreuve maîtresse du 51 km de style classique. Il a mis un peu plus de trois heures à franchir la distance, ce qui lui a permis de prendre la 23e position chez les hommes. Il était quand même fier d'avoir pris la première place dans sa catégorie d'âge, les 55 à 59 ans.

«Je suis bien content. J'avais fait des courses de 15 et 30 km en compétition. Je n'avais pas encore tenté ma chance dans une course de 51 km. J'ai donc été prudent. Ça s'est quand même bien passé», analyse-t-il.

Dimanche, il s'est contenté de s'amuser avec les enfants qui ont pris le départ de la Mini 2 km.

Encore une fois, il s'agit d'abord pour lui d'une opportunité de partager sa passion.

«La Gatineau Loppet, c'est un événement important au Canada. C'est notre seul événement qui fait partie du circuit de la World Loppet. Il faut garder ça en vie, debout le plus longtemps possible.»




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