Course nocturne pour Grenier

Fière d'elle, Valérie Grenier a réussi à se... (Archives)

Agrandir

Fière d'elle, Valérie Grenier a réussi à se tailler une place parmi les 30 premières à franchir le fil d'arrivée à sept reprises cette saison.

Archives

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Une rare course en soirée attend Valérie Grenier dans les prochaines heures en Autriche.

Nerveuse à la veille du slalom qui aura lieu mardi à Flachau ? Pas vraiment, même si la skieuse alpine de St-Isidore, dans l'Est ontarien, est habituée aux courses disputées en milieu de journée sur le circuit de la Coupe du monde.

«La vision sera différente en raison de l'éclairage. Ce ne sera pas de la lumière naturelle», reconnaît Grenier au bout du fil. Du même souffle, elle souligne que le choix de la visière sera important.

«Tu veux quelque chose pour éviter les reflets. Mais pour le reste, ça ne change pas grand-chose que la course se déroule en soirée.»

Ce sera seulement la deuxième fois de sa jeune carrière qu'elle s'élancera du haut d'une montagne après le coucher du soleil. Elle avait vécu pareille expérience le mois dernier à Semmering. Il s'agissait également d'un slalom.

Parlons justement des épreuves techniques.

«J'ai eu quelques difficultés dans mes dernières courses. C'est un peu frustrant», avoue l'athlète franco-ontarienne.

Ce fut le cas à Sestriere, en Italie, à la mi-décembre. Puis à Semmering.

La bonne nouvelle ?

Grenier a terminé 22e samedi à Maribor, en Slovénie. «Mon meilleur résultat en carrière en slalom géant. C'est encourageant», dit-elle.

En épreuves de vitesse, ça va mieux. Il y a eu cette 16e position en descente à Lake Louise. Le lendemain, elle prenait le 24e rang en super-G.

Au total, Grenier compte sept présences cet hiver dans le top 30.

«Je suis quand même contente de ma première moitié de saison. Il y a eu des hauts et aussi des bas. Mais c'est normal.»

La jeune femme n'a que 20 ans. Il s'agit de sa première saison à temps plein sur le circuit de la Coupe du monde après avoir pris quelques départs en 2015-2016. Une année marquée par sa domination aux championnats du monde juniors en Russie.

Grenier avait gagné la médaille d'or en descente puis l'argent en super-G. Reste à voir si elle pourra défendre ses titres en mars en Suède.

«Il y a un slalom et un slalom géant de la Coupe du monde à Squaw Valley au même moment. Je ne sais pas encore si je vais participer à ces deux courses ou les championnats du monde juniors.»

Une décision sera prise dans les prochaines semaines par l'équipe nationale. Grenier, elle, semble déchirer.

«Aller à Squaw Valley me permettrait peut-être de gagner des points et de finir dans le top 30. Mais en même temps, ça serait le fun de profiter de ma dernière année junior, de participer aux championnats et d'essayer de gagner d'autres médailles.»

En attendant, un choix plus pressant l'attend. Celui de sa visière pour sa course de mardi soir. Par la suite, ce sera direction vers Altenmarkt-Zauchensee où des épreuves de vitesse seront au menu.

Smith épate à ses premières courses

Quartoze courses depuis cinq semaines et demie. Dix fois, elle a terminé parmi le top 10. Mieux, Sierra Smith a gagné deux fois.

Sa plus récente victoire est survenue lundi à Mont Sainte-Anne. La skieuse alpine de l'Outaouais a remporté un slalom géant sanctionné par la Fédération internationale de ski (FIS).

Pas pire pour une première saison au sein de l'équipe du Québec. « Je suis très heureuse de ce début. Je n'aurais pu demander mieux », a avoué l'ado de 16 ans en entrevue téléphonique.

Smith attendait d'aller cueillir son prix au podium quand le journaliste l'a appelée. Quelques minutes auparavant, c'est son nouvel entraîneur qui a répondu à des questions.

Francis Royal est épaté par le produit du Mont Sainte-Marie. Il rappelle que les recrues ont habituellement besoin d'une période d'adaptation en se joignant à la formation provinciale. Que les premières semaines à se taper des épreuves FIS s'avèrent ardues.

« Il y a beaucoup plus de voyages. Il y a plus de rigueur dans la préparation. Ce n'est pas toujours facile d'être sur la trotte. Les jeunes cherchent habituellement leurs points de repère. Mais c'est comme si Sierra était fin prête pour ce défi. Ça semble si simple pour elle, a-t-il expliqué.

«Elle est arrivée dans une condition physique phénoménale.»

C'est surtout son attitude qui impressionne le coach. «C'est une fille heureuse. Elle ne panique pas. Elle ne manque jamais de motivation», a souligné Royal.

Fille de l'ancienne championne canadienne Julie Klotz, Smith se distingue aussi par son style en piste. Pas question de jouer de prudence.

«Sierra possède une excellente accélération. Elle est en mesure de prendre beaucoup de risques sur ses trajectoires. Elle tente toujours des choses pour aller plus vite. Ce n'est pas du ski léché. Ce n'est pas nécessairement la perfection. C'est un ski engagé et puissant, mais avec beaucoup de créativité.»

Une pause de la compétition attend Smith et ses coéquipières dans les prochains jours. Tout ça afin de renouer avec les études avant un séjour au Colorado en vue de courses du circuit Nor-Am.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer