Blondin se défoule et devient championne

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Ivanie Blondin a été sacrée championne du monde à l'épreuve du départ groupé, dimanche, à Kolomna, en Russie.

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Sur le fil de départ, Ivanie Blondin était fatiguée et surtout fâchée. «En maudit avec moi-même», a-t-elle avoué.

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Ivanie Blondin a monté sur la plus haute marche du podium. À ses côtés, on peut voir la Sud-Coréenne Kim Bo-Reum et la Japonaise Takagi Miho.

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Neuf minutes plus tard à l'arrivée, la patineuse de vitesse sur longue piste d'Ottawa pleurait. Des larmes de joie. L'athlète franco-ontarienne venait d'être couronnée championne du monde à l'épreuve de départ groupé disputée dimanche matin à Kolomna, en Russie.

Blondin, 25 ans, a doublé la Coréenne Bo-Reum Kim et la Japonaise Miho Takagi. Il s'agit de la première fois depuis 2012 que le Canada ramène au pays un titre mondial. Denny Morrison (1500 m) et Christine Nesbitt (1000 m et 1500 m) avaient réussi l'exploit à l'époque.

«Je ne me suis jamais sentie comme ça après une victoire. Je me suis lancée dans les bras de mon entraîneur et j'ai beaucoup pleuré», a-t-elle relaté durant un entretien téléphonique.

«J'étais soulagée.»

La saison ne se déroulait pas comme elle l'espérait depuis l'automne dernier. Blondin n'avait pas réussi à monter sur la première marche du podium lors des quatre étapes de la Coupe du monde, se contentant de deux médailles d'argent et deux autres de bronze.

Sa dernière victoire remontait à décembre 2014 aux Pays-Bas.

«Ça faisait du bien de l'entendre», a-t-elle dit de l'hymne national canadien qui a résonné lors de la remise des médailles à ces championnats du monde. «Les derniers mois ont été difficiles mentalement et physiquement. J'étais fatiguée. J'avais de la misère à me lever chaque matin, surtout après Noël. Je n'obtenais pas de belles performances.»

Blondin avait des attentes élevées en 2015-2016. Surtout qu'elle avait terminé au sommet du classement général de la Coupe du monde l'hiver précédent.

«Mais mon coach a toujours cru en moi. Cela a fait une grosse différence», a-t-elle précisé.

La patineuse avait connu une contre-performance tôt à ces championnats. Elle avait terminé 17e jeudi au 3000 m.

«J'avais honte de moi. C'est pourquoi j'étais fâchée aujourd'hui avant la course. Je ne voulais pas refaire la même chose au départ groupé. J'étais prête à endurer du mal pour gagner.»

Blondin a dû payer le gros prix pour mettre la main sur le titre mondial.

«Les deux patineuses néerlandaises ont été agressives. Sur les faits saillants, tu peux en voir une qui me retient à un certain moment durant la course avec ses deux bras.»

Une course qui a été marquée par plusieurs chutes. Une course qui s'est décidée dans le dernier virage. «J'ai dépassé la Japonaise en prenant l'intérieur du virage», a noté fièrement Ivanie Blondin.

L'entrevue avec LeDroit se déroulait une heure et quelques poussières après sa conquête. La nouvelle championne attendait son tour pour satisfaire les demandes de l'escouade antidopage.

Un prix à payer pour devenir numéro un au monde.

Les gens en profitaient pour la féliciter.

Un de ses coéquipiers qui l'a vu triompher? Son ami et autre produit franco-ontarien, Vincent De Haître. Il a grandi avec elle au sein du club des Concordes de Gloucester avant de passer au centre national d'entraînement à Calgary.

«Ivanie a adopté une très bonne stratégie en demeurant à l'intérieur. Elle a très bien fait, surtout que ça jouait beaucoup du coude à son endroit.»

Le Canada a conclu ces championnats avec quatre médailles. Alex Boisvert-Lacroix, de Sherbrooke, a remporté le bronze dimanche au 500 m. La veille, l'équipe masculine composée de Ted-Jan Bloemen, Jordan Belchos et Ben Donnelly avait terminé troisième à la poursuite.

Bloemen avait pris le deuxième rang vendredi au 10 000 m.

De Haître, «comme une auto sans essence»

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Vincent De Haître

Archives AP

Vincent De Haître aurait aimé croquer dans une médaille en Russie. Mais des problèmes digestifs lui ont coûté toute chance d'une présence sur le podium.

Le patineur de vitesse de Cumberland a dû se contenter du huitième rang au 1000 m des championnats du monde sur longue piste. «Huitième, ce n'est pas mauvais. Mais mon objectif était de terminer parmi les cinq premiers, même les trois premiers», a-t-il rappelé au bout du fil.

«Mais la veille de la course, j'ai été victime d'une indigestion. J'ai vomi quatre ou cinq fois. Je me suis réveillé chaque heure durant la nuit. J'ai très mal dormi. Lors de la course, j'étais comme une auto sans essence...»

De Haître, 21 ans, a aussi pris le départ de l'épreuve de 1500 m. Il a signé le sixième meilleur temps. De quoi l'encourager. «Chaque année, chaque course, je fais mieux», a-t-il noté.

La saison n'est pas terminée pour le reste de l'équipe canadienne et lui. Un peu de repos se trouve au menu au retour à la maison.

«Puis, nous aurons trois semaines d'entraînement avant la finale de la Coupe du monde à Heenrenveen, aux Pays-Bas», a souligné De Haître.

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