Canuel et Woods brillent en Europe

La cycliste gatinoise Karol-Ann Canuel a signé une... (Boels-Dolmans, photo tirée de Twitter)

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La cycliste gatinoise Karol-Ann Canuel a signé une première victoire individuelle chez Boels-Dolmans, samedi, aux Pays-Bas.

Boels-Dolmans, photo tirée de Twitter

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Deux cyclistes de Gatineau. Deux performances exceptionnelles. Une sur les pavés des Pays-Bas, l'autre en Espagne.

Dans chaque cas, Karol-Ann Canuel et Michael Woods ont bravé la pluie et le froid pour aboutir sur le podium.

Retour sur ce « gros » week-end de la part de ces deux athlètes olympiques.

Canuel était détrempée, mais elle ne pouvait pas s'empêcher de sourire et brandir son poing en franchissant le fil d'arrivée de la Volta Limburg Classic. Elle venait de remporter samedi sa première victoire individuelle sur route en deux ans au sein de l'équipe Boels-Dolmans.

La favorite locale Riejanne Markus a terminé trois secondes derrière elle à cette nouvelle épreuve du circuit féminin international. Plus de 130 coureuses ont pris le départ de ce parcours de 100 km.

« Ce m'est pas la plus importante course, mais ça reste une victoire. Je vais la prendre », a lancé Canuel au bout du fil.

Surtout que les conditions étaient difficiles.

« Une journée de.... », a commencé par dire la femme âgée de 28 ans.

« La journée a commencé avec un soleil. J'avais même chaud. Mais il s'est mis à pleuvoir beaucoup. Puis, la pluie a arrêté pour ensuite recommencer. J'étais assez mouillée. »

Canuel a décidé d'attaquer dans la dernière montée, à une quinzaine de kilomètres du fil d'arrivée. Ils étaient neuf cyclistes dans le groupe de tête.

« Je ne voulais pas finir ça au sprint. Je savais que je n'aurais pas de chance, surtout que ça finissait sur des pavées », a-t-elle relaté.

Finalement, le tout s'est joué à deux avec 1,2 km à parcourir. Canuel aura eu le dernier mot sur sa rivale hollandaise.

« J'ai essayé d'être la plus agressive possible aujourd'hui. Je ne connaissais pas le parcours puisque c'est une nouvelle course. Je prenais ça au départ comme un entraînement. »

Au même moment à Estella, en Espagne, Woods connaissait sa meilleure sortie de la jeune saison en terminant deuxième du Grand Prix Miguel Indurain. Un résultat qui arrive à point puisque le Giro d'Italie aura lieu dans cinq semaines.

« Ce résultat s'avère spécial pour moi, car je n'avais pas connu jusqu'ici le début de saison souhaité », a soutenu Woods, qui porte les couleurs de Cannondale-Drapac.

« Puis il s'agit d'une course tellement difficile. Le froid et la pluie ont rendu le peloton un peu nerveux. Il n'y a jamais eu un moment de répit. Mais je suis en bonne condition physique en ce moment. Cela m'a servi. »

Un tracé de 186 km attendait les hommes, dont trois montées redoutables dans le dernier tiers.

Woods a profité de ses talents de grimpeur pour se démarquer de ses adversaires. Il a doublé le Colombien Sergio Henao (Team Sky). C'était impossible de rattraper par contre le Britannique Simon Yates (Orica-Scott), qui a terminé une vingtaine de secondes devant lui.

Le cycliste gatinois avait épaté tôt en 2016, terminant au cinquième rang du Tour Down Under en Australie. Puis il y avait eu cette 12e position à La Flèche Wallonne.

Mais sa saison a déraillé en avril lors d'une chute à la Classique Liège-Bastogne-Liège.

Michael Woods s'est fracturé la main gauche à trois endroits lorsque sa roue est restée coincée dans un nid de poule. Il avait raté le Giro.

La malchance l'a frappé à nouveau à trois semaines des Jeux olympiques, à Rio. Cette fois-ci, il s'était cassé le fémur.

« Mon corps était pas mal amoché à la fin de la dernière saison. L'hiver m'a permis de guérir », a-t-il souligné.

Woods, 30 ans, a passé la saison morte, tantôt chez lui à Gatineau, tantôt à Montréal. Là-bas, il a profité de l'expertise de B2dix et de son entraîneur Paolo Saldanha.

« Je crois que ma main ne sera jamais parfaitement en santé. Mais je suis en bonne forme. »

Ce que vient de confirmer, à ses yeux, cette deuxième place en sol espagnol.

« Ce résultat démontre ce dont je suis capable au plus haut sommet de ce sport », a soutenu Woods.

De la saucisse en récompense

Jamais Karol-Ann Canuel n'avait eu droit auparavant à un pareil prix pour avoir été parmi les plus rapides à une course sur route.

La cycliste de l'Outaouais s'est vu remettre un panier de... charcuteries par les organisateurs de la Volta Limburg Classic. Ça détonne des médailles, trophées, assiettes et fleurs qui sont habituellement remis aux gagnants.

« Il y avait notamment de la saucisse, de la mayonnaise et de la moutarde à l'ancienne », a relaté Canuel.

« C'était un beau panier, mais j'ai dû le donner à quelqu'un. C'était un peu trop lourd à amener avec moi sur l'avion. »

Un vol l'attendait vers l'Espagne où elle a établi résidence durant le printemps et l'été. Elle passera quelques jours là-bas afin de se préparer en vue de son prochain rendez-vous, l'Amstel Golf Race, prévu le 16 avril aux Pays-Bas.

« Une grosse course », a-t-elle souligné.

Parmi ses objectifs en cette saison post-olympique ?

« Je veux reprendre mon titre de championne au contre-la-montre », a-t-elle indiqué.

Canuel avait dû se contenter du deuxième rang l'an dernier derrière Tara Whitten dans le parc de la Gatineau. L'épreuve aura encore lieu sur le même tracé en 2017.

« Ensuite, on verra. Peut-être des victoires ici et là en Europe si j'ai de bonnes journées. »




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