Artur Beterbiev débarque à Gatineau

Artur Beterbiev semble prêt à affronter Isidro Ranoni... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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Artur Beterbiev semble prêt à affronter Isidro Ranoni Prieto : « Il a passé à travers environ sept partenaires d'entraînement », a avoué son entraîneur Marc Ramsay.

Patrick Woodbury, Le Droit

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Il s'avère peut-être un des aspirants mondiaux les plus dangereux au monde, mais Artur Beterbiev est aussi un des boxeurs les plus timides loin de l'arène.

Le mi-lourd et montréalais d'adoption a lancé quelques mots via un interprète, mercredi, lors d'un point de presse au Casino Lac-Leamy. L'événement organisé par le Groupe Yvon Michel (GYM) servait à mousser le gala prévu au même endroit ce vendredi soir, à deux jours de Noël.

Une carte dont Beterbiev (10-0-0, 10 KO) sera la vedette contre le champion WBO Latino, Isidro Ranoni Prieto (26-1-3, 22 KO). La ceinture de champion NABA sera à l'enjeu.

« Ce sera une finale explosive... Ça va frapper dur et frapper rapidement », a lancé le vice-président aux opérations et recrutement de GYM, Bernard Barré.

Ce dernier était plus loquace que Beterbiev et Prieto. Il a rappelé que les deux boxeurs dépassent rarement trois rounds depuis le début de leur carrière.

Le premier a gagné tous ses combats par KO. Le second, lui, n'a jamais visité le tapis.

« Les juges n'auront pas beaucoup de travail à faire... Ça va être percutant », a ajouté Barré.

Un qui se méfie de Prieto, c'est l'entraîneur de Beterbiev, Marc Ramsay. « Un adversaire très sérieux dans sa démarche. Il a pris une partie de sa bourse et l'a investi dans lui-même », a-t-il noté.

Le puissant cogneur paraguayen a participé à un camp d'entraînement de deux mois en Argentine et de deux autres mois à Orlando. Il est débarqué à Gatineau avec une équipe de huit personnes pour l'appuyer en vue du gala.

« Des fois, tu vois des gars arrivés au pays avec rien. Ils vont même te demander des espadrilles », a rappelé le promoteur Yvon Michel.

Il reste que Beterbiev semble prêt aussi.

« Il a connu un excellent camp d'entraînement comme il en a l'habitude, a souligné Marc Ramsay. Il s'est tenu loin des blessures. L'effort était là, la souffrance aussi pour ses partenaires d'entraînement !

«Il a passé à travers environ sept partenaires d'entraînement, a-t-il ajouté. La majorité d'entre eux sont repartis avant le temps. Il a fallu les remettre sur l'avion.»

Il s'agit du sixième gala organisé par le Groupe Yvon Michel en Outaouais, le premier toutefois depuis 2006. Près de 1000 des 1100 billets disponibles ont trouvé preneurs pour cette soirée qui comprend six combats.

«Jamais auparavant nous n'avons organisé ici un événement d'une envergure internationale comme ce gala-ci, a noté Michel. Ce sera diffusé en direct à la télé au Québec, au Canada, mais aussi dans une quinzaine de pays. En Russie, il sera cinq heures du matin (...) C'est un gala qui intéresse beaucoup de gens en raison de la présence d'Artur Beterbiev.»

Le promoteur a longuement jasé avec le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin. Il a été question de l'engagement de GYM de présenter au moins deux autres galas en 2017.

«Notre priorité, c'est de mettre Gatineau sur la carte, a rappelé Pedneaud-Jobin. Nous traînons un peu de frustration à Gatineau, car nous voulons jouer dans les grandes ligues et des fois, nous sentons que nous ne sommes pas toujours à l'endroit où nous devrions être. Mais avec l'arrivée du Groupe Yvon Michel, nous pensons faire un pas important dans un domaine où nous pouvons rayonner.

Le maire a rappelé la riche histoire outaouaise en boxe. Qu'il avait lui-même vécu à Buckingham «sur la même rue que le père de Gaétan Hart».

Hart, c'est l'ancien champion canadien qui a déjà combattu pour le titre mondial. «Qui a déjà fait vibrer le Forum, le centre Paul-Sauvé et le stade Olympique, a rappelé Bernard Barré.

«Éventuellement, il y aura peut-être un boxeur de Gatineau qui pourra prendre cette place qu'occupait Gaétan Hart», a-t-il ajouté.

Boxeurs locaux

Barré a rappelé que la moitié de la carte de boxe du 23 décembre mettra en vedette des boxeurs locaux. On retrouvera notamment le poids moyen Danyk Croteau de même que Vanessa Lepage-Joanisse chez les lourds-légers. L'ancienne championne canadienne chez les amateurs affrontera la Mexicaine Maria Jose «Tsunami» Velis.

Le « Marteau » au rancart

Le boxeur franco-ontarien Samer Barakat ne sautera pas dans... (Archives, LeDroit) - image 3.0

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Le boxeur franco-ontarien Samer Barakat ne sautera pas dans le ring le 23 décembre.

Archives, LeDroit

«Le Marteau» restera bien tranquille à deux jours de Noël. Il ne frappera aucun adversaire.

Le nom de Samer Barakat (5-2-0, 3 KO) a été retiré de la carte du 23 décembre. Le boxeur franco-ontarien d'Ottawa n'est plus blessé. Et son adversaire ne s'est pas désisté.

C'est plutôt en raison d'une suspension imposée par la commission de boxe du Maryland qui l'empêchera de monter dans l'arène devant les siens. Le principal intéressé s'est retrouvé à l'hôpital lors de son dernier combat en juillet 2015 à Baltimore.

Son adversaire Travis Reeves l'a envoyé au tapis. Le hic ? Barakat, 37 ans, ne s'est jamais relevé.

«Samer est sorti sur une civière et a été transporté à l'hôpital en ambulance, a relaté son entraîneur au club Final Round, Éric Bélanger. Il est correct maintenant, mais il a été suspendu en attendant qu'il passe un test neurologique.»

Un examen qu'il a passé, il y a déjà deux mois, à Ottawa.

«Les résultats ont été envoyés, mais nous attendons toujours que le docteur au Maryland les regarde et lève la suspension. Nous pensions que nous aurions eu une réponse à temps en vue du gala. Finalement vendredi dernier, nous avons décidé de ne plus attendre. Ça ne donnait rien de faire venir son adversaire ici et qu'il ne boxerait peut-être pas.»

Bélanger avoue qu'il a craint à l'époque pour la santé de son ami des 20 dernières années. Un père de famille de jumeaux qui possède une carrière professionnelle loin du ring.

«Il est maintenant correct, a assuré le coach. Il a pris une longue pause avant de reprendre l'entraînement. Il aime encore la boxe. Je voulais lui donner un autre combat. Une occasion de finir peut-être sa carrière devant son monde... de finir sur une note positive.»

Si tout va bien, ce prochain combat aura lieu d'ici le printemps 2017.

Le retrait du combat de Barakat a ouvert la porte à un autre boxeur originaire d'Ottawa. Louisbert Altidor (4-0-0, 0 KO) affrontera le mi-lourd mexicain Alvaro Enriquez (13-16-2, 5 KO), qui n'a jamais gagné en sept sorties précédentes en sol canadien.

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