Ladouceur devient champion du monde

L'attente aura été longue pour Benoit Ladouceur, mais... (Martin Roy, LeDroit)

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L'attente aura été longue pour Benoit Ladouceur, mais au final, il a réussi son pari.

Martin Roy, LeDroit

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La barbe de bucheron de son adversaire aurait pu s'avérer intimidante. Tout comme sa fiche parfaite de 11 victoires en autant de combats.

Mais rien ne pouvait ébranler Benoit Ladouceur, dimanche soir, au Palais des congrès de Gatineau. Le pugiliste de l'Outaouais a remporté un premier titre mondial de kickboxing amateur en carrière, infligeant une première défaite au Suisse Sébastien Bozonet devant environ 1000 spectateurs.

Une foule qui était visiblement rangée derrière le favori local. Des spectateurs qui lui ont réservé une ovation lorsque l'annonceur maison a annoncé sa victoire par décision unanime des juges (49-46, 48-47 et 50-45).

« C'est incroyable », a lancé Ladouceur à sa sortie en regardant la ceinture des mi-lourds qu'il portait à la taille.

« C'est un moment que j'imagine depuis tellement longtemps. Et là, ça devient réalité. »

Tout ça à l'âge de 38 ans. Tout ça quatre décennies après le premier combat de celui qui allait devenir son entraîneur, Jean-Yves Thériault.

L'ancien multiple champion du monde recevait aussi les félicitations ici et là après le gala.

« J'ai déjà dit à Ben lorsqu'il était plus jeune qu'il irait aussi loin qu'il le veut, que j'allais l'accompagner, que je ne le pousserais jamais, que s'il travaillait fort, il allait obtenir un jour ce qu'il mérite. Là, ça se concrétise », a soutenu Thériault, que les amateurs surnomment toujours le « Iceman » plus de 20 ans après sa retraite.

Il s'agissait de la troisième fois que Ladouceur tentait de gagner le titre mondial. Il s'était incliné devant le Français Frederic Kowatz au printemps 2014. Une deuxième défaite seulement en 21 présences dans le ring.

Quelques mois plus tard, le père de famille devait disputer un combat revanche, mais une bronchite l'avait contrait à déclarer forfait la veille du gala. Un événement qui l'a convaincu de mettre sa carrière en veilleuse pendant plus d'un an et demi.

« Je veux maintenant défendre mon titre », a indiqué le nouveau champion, qui a ébranlé Bozonet avec un crochet de gauche au menton au troisième round.

Une séquence survenue après un commentaire lancé par Thériault qui a résonné aux quatre coins de la salle. « Va la gagner cette ceinture-là », a-t-on entendu.

« Quand il m'a dit ça, je me suis dit d'y aller à fond, qu'il n'y avait pas de lendemain », a avoué Ladouceur, qui a multiplié les coups au visage.

Son adversaire a saigné du nez pendant le reste du combat de cinq rounds. « Benoit a mis l'autre garçon sur ses talons. Ses coups devenaient moins précis. Il était aussi moins agressif, plus craintif », a analysé Jean-Yves Thériault, qui agissait aussi comme promoteur du gala.

Une dizaine de combats a meublé cette carte présentée en conclusion du Capital Conquest, un week-end d'arts martiaux à se dérouler au Palais des congrès.

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