Quarante ans après les débuts du «Iceman»

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Benoît Ladouceur (à gauche) s'entraine en vue du gala de dimanche qui aura lieu à Gatineau.

Patrick Woodbury, Le Droit

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Une ceinture de champion du monde orne un des murs du dojo où il s'entraînait, lundi après-midi, à Ottawa. Un souvenir des années de gloire de l'homme qui est devenu son entraîneur et ami.

Benoit Ladouceur suait à grosses gouttes dans le ring, écoutant les directives du « Iceman » Jean-Yves Thériault. Le premier est l'élève, le second s'avère une légende de kickboxing recyclé en coach et promoteur depuis sa retraite en 1995.

Le duo se prépare à vivre un beau moment dimanche prochain à Gatineau. Un combat de championnat du monde des mi-lourds sera présenté en finale d'un gala organisé par Thériault au Palais des congrès.

« Je peux te dire que j'ai bien hâte d'en avoir une à mon tour », a soutenu Ladouceur en regardant la vieille ceinture de champion.

Il s'agira de la troisième occasion que l'athlète âgé de 38 ans obtient de combattre pour un titre mondial. Au printemps 2014, il s'était incliné par décision unanime des juges après un affrontement de sept rondes contre le Français Frederic Kowatz.

Un combat qui avait été présenté au Hilton Lac-Leamy devant parents et amis.

Une défaite qui avait été encaissée difficilement. C'était seulement la deuxième fois en carrière que le père de famille ne sortait pas victorieux.

Cinq mois plus tard, Kowatz lui a accordé une revanche. Sauf que deux jours avant le combat, Ladouceur a dû déclarer forfait.

« À cause d'une bronchite, s'est-il rappelé. Je me suis dit à ce moment-là que c'était fini. Que je n'obtiendrais pas une autre chance. J'étais réaliste. Il y a plusieurs autres bons combattants dans ma catégorie. Ils sont aussi plus jeunes que moi. »

Sa décision à l'époque ? Se concentrer sur ses deux écoles d'arts martiaux en Outaouais et sa famille. Puis, il y a sept mois, il est devenu papa d'un jeune garçon.

Au même moment, Thériault et lui ont commencé à jaser de combat de championnat du monde. L'idée a germé.

Puis à l'été, des démarches officielles ont été entreprises.

Voilà que dimanche, Ladouceur se retrouvera devant justement un adversaire beaucoup plus jeune. Le Suisse Sébastien Bozonet n'a que 22 ans. Le titre vacant de l'International Kickboxing Federation chez les mi-lourds amateurs sera la récompense pour le gagnant.

L'athlète européen se présente avec une fiche parfaite de 11 victoires en 11 sorties. Il est dirigé par Carl Emery, «  qui a été champion du monde en même que Jean-Yves à l'époque », a précisé John Therien, qui a été le promoteur de Thériault durant sa longue et glorieuse carrière marquée par 23 défenses de titre.

Le sort veut que Ladouceur monte dans le ring 40 ans après les débuts du « Iceman » en 1976 à Ottawa.

« C'est le fun que les gens se souviennent encore de toi », a avoué Thériault.

Mais le prochain combat, c'est celui de son poulain. Un « garçon » qu'il connaît depuis ses premiers pas, dont il vante l'engagement envers son sport.

Benoit Ladouceur se dit chanceux. « Peu de gens peuvent compter sur un ancien champion du monde comme Jean-Yves. Il m'a pris sous son aile », a-t-il soutenu.

Thériault se souvient encore d'une des premières discussions lorsque l'athlète a commencé à s'entraîner sous sa férule. « Je lui ai dit qu'il pourrait aller aussi loin qu'il le veut. Que je vais l'accompagner aussi loin qu'il le veut, a-t-il relaté.

«C'est le premier garçon que j'aide qui se rend jusque-là. Mais il y en a d'autres qui ont le même rêve que lui, qui s'entraînent ici et qui vont se battre dimanche pour des titres provinciaux ou nationaux.»

Une dizaine de combats se retrouveront sur la carte du gala Iceman au Palais des congrès. Les premiers coups seront échangés dès 15 h.

Ladouceur, lui, ne veut pas rater son rendez-vous avec l'histoire sportive locale. «Quand il est rentré ici tantôt, Benoit s'est lavé les mains deux ou trois fois avec du savon, a noté en riant John Therien.

«Je ne serai pas malade cette fois-ci», a réagi à ce sujet l'aspirant, riant à son tour.

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