Louisbert Altidor boxera dans son patelin

Louisbert Altidor affrontera Roody René, un autre Ottavien,... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Louisbert Altidor affrontera Roody René, un autre Ottavien, dimanche, au Hilton Lac-Leamy.

Etienne Ranger, LeDroit

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Sa famille et ses amis seront près du ring afin de l'encourager. Louisbert Altidor effectuera un retour dans son patelin dans trois jours.

Cet ancien joueur de football devenu boxeur combattra en sous-carte du gala professionnel prévu dimanche au Hilton Lac-Leamy. Il a grandi «un peu partout» à Ottawa avant de déménager à Montréal, il y a cinq ans, afin de poursuivre sa carrière de pugiliste.

Tous ses proches assisteront au gala organisé par Eye of the Tiger Management. Tous, sauf un.

Son père d'origine haïtienne est décédé lorsque Altidor se trouvait à l'aube de l'adolescence. «Il était un grand amateur de boxe. On regardait tous les combats de Mike Tyson», souligne fiston, qui participait à un entraînement public, mercredi, dans la capitale nationale.

«Je me rappelle que c'était aussi le seul temps que tous les garçons de la famille étaient réunis», ajoute le super poids moyen âgé de 29 ans.

Sur le tard

Ce dernier a commencé à tapocher sur des adversaires sur le tard. À quelques mois de franchir le cap de la vingtaine.

Au même moment, il excellait au football mineur, tantôt en tant que demi de coin, tantôt comme receveur.

Les Carabins de l'Université de Montréal voulaient le recruter.

Mais Altidor, qui a étudié en technique policière au collège La Cité, a refusé leur offre. Il a opté de se servir de ses mains dans une arène.

Sa feuille de route compte une soixantaine de combats dans les rangs amateurs, dont des titres de champion aux Gants de bronze, aux Gants d'argent et aux Gants dorés.

Il a effectué le saut chez les pros l'automne dernier.

Jusqu'ici, ça se passe bien pour lui.

Sa fiche montre deux victoires en deux sorties. Chaque fois par décision unanime des juges.

Cette fois-ci, il affrontera Roody René, un autre gars d'Ottawa, qui a gagné une fois en cinq combats.

Cette confrontation revêt une importance pour Altidor, qui s'entraîne sous les ordres de Mike Moffa au club Underdog. «Le combat le plus important de ma vie, précise le principal intéressé.

«Non seulement je reviens dans ma région natale. Mais je cherche aussi à être mis sous contrat par un promoteur. Pour y arriver, je dois me prouver. Tous les ingrédients sont là pour que ce soit un combat exceptionnel. Il y aura beaucoup d'action.»

Les amateurs découvriront, dit-il, un pugiliste capable d'un peu de tout. «Je peux boxer de façon intelligente et rester à l'extérieur tout comme je peux être agressif. Mes combats ne sont jamais ennuyants», ajoute-t-il.

Schiller, Mian et les autres

Camille Estephan sait comment vendre une soirée de boxe.

Il fallait écouter le promoteur montréalais parler de son prochain gala en sol gatinois, un premier depuis deux ans. «Une carte bien nantie», note-t-il.

Ça commence avec la finale qui mettra en vedette le champion francophone de la WBC chez les super moyens, Schiller Hyppolite (18-1, 12 KO). «Il est classé septième au monde. Une place devant Lucian Bute», souligne Estephan.

Surtout, ajoute-t-il, Hyppolite est «quelqu'un que les gens de Gatineau connaissent bien». Il s'est battu à trois reprises en Outaouais en 2013 et une autre fois en 2014.

«C'est un boxeur que nous avons monté. Ce combat-ci s'avère très important pour lui.» Hyppolite vise un affrontement éliminatoire dans la prochaine année. Il affrontera dimanche le gaucher croate Ivan Jukic (22-7, 6 KO).

En demi-finale, ce sera place à Mian Hussain (13-0, 6 KO). «L'entraîneur Stéphan Larouche a parlé de lui comme le «Marvin Hagler Québécois», lance Camille Estephan.

«Il cogne très dur. Un gaucher très fort physiquement. Un autre que nous avons développé pour l'amener à un grand combat.»

Au total, 11 combats sont prévus, dont quatre à saveur locale avec les Louisbert Altidor, Danyk Croteau, Roody René, Tyler Page et Vanessa Lepage-Joanisse.

«Tu pries toujours que les 11 combats ne changent pas. Mais souvent, il y a toujours un petit pépin qui arrive.»

«Un bon test» pour Simon Kean

Un autre affrontement à surveiller?

Celui du poids lourd Simon Kean, qui a participé aux Jeux olympiques en 2012 à Londres. Le natif de Trois-Rivières en sera à un troisième combat chez les pros. Il aura devant lui un Tchèque âgé de 35 ans, Tomas Mrazek.

«Son adversaire a livré 68 combats, indique Estephan. Il a seulement 10 victoires, mais il s'est battu contre tous les grands noms, dont Tyson Fury qui a été incapable de l'arrêter avant la limite. C'est un type extrêmement durable. Ça sera un bon test pour Simon.»

Le gala commencera sous le coup de 18h.

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