Perroquet, bursites et nouveaux patins pour Blondin

Ivanie Blondin s'avère  un sérieux espoir de  médaille... (Associated Press)

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Ivanie Blondin s'avère  un sérieux espoir de  médaille pour le Canada aux Jeux olympiques de PyeongChang.

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Une journée, Ivanie Blondin a dû grimper dans un arbre afin de récupérer son perroquet qui s'était enfui. Quelques semaines plus tard, elle s'est retrouvée sur une table d'opération afin de régler un problème chronique à une cheville.

L'été 2017 aura été mémorable pour la patineuse de vitesse originaire d'Orléans, qui se prépare à entamer la saison la plus importante de sa carrière. La femme âgée de 27 ans s'avère un sérieux espoir de médaille pour le Canada aux Jeux olympiques qui auront lieu à PyeongChang en février prochain.

« J'essaie de ne pas trop y penser en ce moment », avoue-t-elle.

Pas que la pression la dérange. Au contraire.

Blondin rappelle que les attentes étaient élevées envers elle aux championnats du monde en 2017 après avoir gagné deux fois l'or quelques mois plus tôt en Coupe du monde à l'épreuve de départ groupé. La spécialiste en longue piste a répondu en terminant sur le podium sur une distance traditionnelle. Plus précisément en gagnant le bronze au 5000 m.

« Ce ne sera pas ma première participation aux Jeux. Je sais déjà à quoi m'attendre », dit-elle.

Blondin avait notamment pris le 24e rang au 5000 m en 2014 à Sotchi. « Je vais avoir quatre chances de gagner une médaille aux prochains Jeux », ajoute-t-elle.

En principe, la patineuse franco-ontarienne devrait être des épreuves de 3000 et 5000 m de même que la poursuite en équipe et le départ groupé. « De la pression, il y en aura toujours. Mais je ne suis pas limitée à une seule course », rappelle-t-elle.

Reste à voir dans quel état Ivanie Blondin se présentera aux Jeux.

Les médecins l'ont opérée à une cheville, il y a deux mois, en raison de bursites. Ils avaient essayé à plusieurs reprises de régler le problème auparavant en lui retirant du liquide.

« Ça ne changeait rien », explique Blondin, qui s'est même retrouvée avec une infection importante à la cheville durant un camp d'entraînement en juin.

Ce qui a mené à la décision de passer sous le bistouri.

« Le problème à ma cheville a commencé tôt la saison dernière car ma bottine de mon patin ne me faisait pas super bien. J'avais toujours une pression constante contre ma cheville. Puisque les courses en Coupe du monde venaient de commencer, il était trop tard pour refaire de nouvelles bottines. Il a fallu endurer ça. »

Ivanue Blondin assure que sa cheville ne lui pose plus problème. « Tout a été nettoyé. Les docteurs ont même effectué une incision plus haute afin d'éviter que ma bottine s'y frotte contre, relate-t-elle.

«Je vais être correcte. Ce n'est pas comme si ma cheville avait été cassée ou des tendons étaient affectés. Je viens justement de revenir de Salt Lake City où j'ai connu un des meilleurs camps d'entraînements de ma carrière.»

Le produit du club des Concordes de Gloucester se trouvait à Calgary au moment de l'entrevue. Elle habite la ville albertaine à plein temps depuis quelques années afin de patiner au centre national d'entraînement.

Blondin aime bien sa région d'adoption. Elle a fait les manchettes en mai quand son oiseau Gizmo, un perroquet africain, a décidé de voler de ses propres ailes lors d'une sortie par une belle journée.

«Je l'ai perdu et j'ai lancé un appel à tous sur les médias sociaux. Une dame l'a aperçu et m'a contacté.»

Gizmo se trouvait deux kilomètres plus loin. Même une station de télé s'était mise à la recherche de l'animal de compagnie de la patineuse.

«J'ai dû grimper dans l'arbre pour l'attraper», se souvient Ivanie Blondin en riant.




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