Cirrus s'offre une pointure olympique

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L'ancien triple olympien Charles-Louis Seck (à droite sur la photo).

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Il a déjà couru contre Ben Johnson, Carl Lewis et les autres grands noms de la piste. Charles-Louis Seck a même déjà possédé le deuxième temps le plus rapide en salle sur 60 mètres.

« 6,56 secondes », se souvient précisément l'ancien sprinteur sénégalais.

C'était en 1987.

Trente ans plus tard, le voilà maintenant au sein du club d'athlétisme Cirrus de Gatineau. On l'a embauché afin de superviser la relève en sprint. Ses premières leçons sont prévues mercredi à la piste Mont-Bleu. « J'ai hâte », a soutenu le quinquagénaire Seck.

C'est un peu un retour aux sources pour lui. Il avait donné un coup de pouce au club, il y a deux ans.

« Il avait dû arrêter pour des raisons professionnelles. L'horaire de son emploi de l'époque ne lui permettait pas de le faire », a expliqué un des entraîneurs de Cirrus, Rova Rabemananjara.

« Maintenant, il (Charles-Louis) peut embarquer de façon permanente. »

Et ça fait l'affaire du club.

Seck a participé à trois reprises aux Jeux olympiques. Il était de l'aventure à l'âge de 19 ans à Los Angeles. Puis à Séoul et Barcelone.

À travers tout ça, il y a eu quelques titres de vice-champion d'Afrique.

La retraite est survenue en 1994. Puis huit ans plus tard, c'était son arrivée au Canada. D'abord à Montréal, puis à Ottawa.

Gatineau s'avère sa nouvelle ville d'adoption depuis 2010.

Seck s'ennuie de prendre le départ de sprints. « Chaque fois que j'entraîne des jeunes, j'ai envie de courir à leur place, a-t-il avoué.

«Mais malheureusement, mes muscles refusent de suivre, a-t-il ajouté en riant.

«Je veux redonner ce qu'on m'a donné quand j'étais plus jeune. Je veux transmettre mon expertise.»

Courir au Madison Square Garden

Les blessures ont eu raison de son corps. Plus précisément des élongations musculaires.

«Cela m'a beaucoup handicapé au fil de ma carrière. J'ai passé à côté de grands événements.»

Seck a déjà couru le 100 m en 10,19 secondes. Aux Jeux olympiques, il a atteint la ronde quart de finale.

Un de ses plus beaux souvenirs sur piste ? Les championnats américains en salle présentés au Madison Square Garden en 1987, à New York.

«Tous les grands noms étaient présents. Je les avais tous battus lors de chaque ronde, sauf en finale, s'est rappelé Seck, qui s'était blessé en finale.

«Quand on parle de mon passé, je pense à tous ces athlètes que j'ai talonnés. Ils sont tous passés devant moi car ils avaient plus de moyens que moi. Et il y avait le côté obscur... Le dopage...»

Puis la discussion est revenue sur l'avenir. Celui des jeunes athlètes qui se retrouveront sous sa férule dans les prochains jours, semaines et mois.

«Je veux leur donner d'abord le plaisir de courir, puis les faire rêver. Après ça, on verra.»




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