La pluie n'a pas freiné les hommes forts

Matthew Mc Coy a etabli un record dans... (Martin Roy, Le Droit)

Agrandir

Matthew Mc Coy a etabli un record dans la categorie junior (18 a 23 ans), en effectuant un soulève de terre de 960 lbs.

Martin Roy, Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Paul Smith s'avérait le plus petit athlète de force sur le podium des championnats du monde juniors qui ont pris fin lundi dans la pluie à Gatineau. Il était aussi le grand gagnant.

« Je fais 5'11'' et 300 livres », a souligné fièrement l'homme fort originaire de Sheffield, en Angleterre. Ce dernier était flanqué notamment du géant lithuanien Martynas Brusokas, qui a terminé deuxième.

L'espoir canadien Wesley Moose Derwinski a pris le troisième rang de la 18e édition du concours des athlètes de force présentés au parc de la Baie.

« J'étais ici l'an dernier et la victoire m'avait échappé de peu. Je ne voulais pas revivre pareil scénario », a soutenu Smith, qui a pris les grands moyens pour s'assurer du titre mondial. Il détenait l'avance après les deux premières journées de compétition.

Un coussin que le portier âgé de 22 ans a grossi lors des deux premières épreuves dimanche, la brouette et le soulever des pierres d'Atlas. Même la mouillasse ne l'a pas dérangé lors du transport de la cloche et de la chaîne marine dominé par Brusokas.

« Je suis habitué à la pluie. C'est le genre de température que j'ai toujours chez moi », a lancé en riant l'Anglais, qui a touché une bourse de 3000 $ pour son gain.

Un truc valait toutefois plus que le montant inscrit sur le chèque qui lui a été remis par les organisateurs du Festival de montgolfières. 

« Cette victoire m'assure une place au concours du World Strongest Man en décembre prochain. C'est surtout pour ça que je voulais gagner, a expliqué Paul Smith.

«J'ai maintenant quelques mois afin de me préparer.»

Parapluie et encouragements

La pluie n'a pas effrayé non plus les spectateurs.

Si les gradins étaient vides la veille, c'était tout le contraire dimanche. Ils étaient de nombreux spectateurs, parfois parapluie à la main, à encourager les 10 hommes forts en lice.

Trois représentaient le Canada, dont l'unique concurrent québécois, Nicholas English. Le colosse de Chibougamau a fini cinquième.

Sans surprise, il était une des coqueluches de la foule, tout comme les Européens Matthew McCoy et Stefan Torfason. Le premier, un Irlandais, a fracassé deux records du monde.

Mais surtout, il a épaté en poursuivant la compétition malgré une blessure à une jambe subie lors de la sixième des huit épreuves. Il a eu besoin de l'aide de ses adversaires pour regagner la tente réservée aux athlètes à la conclusion de son parcours.

Quant à Torfason, un jeune Islandais, il n'a jamais cessé d'interagir avec les amateurs. «J'adore ça ici. L'accueil a été superbe», a-t-il dit.

Les concours d'hommes forts, sa famille connaît ça. Son père a déjà participé au World Strongest Man au milieu des années 1990.

«Ça ne fait que huit mois qu'il (Torfason) s'entraîne», a précisé l'ancien champion et organisateur des championnats du monde juniors, Hugo Girard.

Ce dernier ne se lasse pas de présenter une compétition d'athlètes de force dans son ancienne ville d'accueil de Gatineau. Il s'est occupé de l'animation durant les épreuves, multipliant les commentaires colorés.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer