La persévérance de Myriam Lizotte récompensée

Myriam Lizotte a découvert le water-polo un peu... (Martin Roy, Le Droit)

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Myriam Lizotte a découvert le water-polo un peu par hasard à l'âge de 10 ans.

Martin Roy, Le Droit

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Myriam Lizotte rêvait depuis longtemps de se joindre au programme d'excellence canadien en water-polo. Les quelques échecs subis lors de camps de sélection, au cours des dernières années, n'avaient pas trop usé son moral.

La persévérance de la Gatinoise de 18 ans a été récompensée, vendredi matin. Elle fait partie des 14 joueuses qui ont été retenues au sein de l'équipe nationale U20 en prévision du Championnat mondial qui sera disputé à Volos, en Grèce, au début du mois de septembre.

« Le camp de sélection a duré trois semaines. On était 24 joueuses au départ », souligne la jeune femme.

Dans le groupe, il y avait plusieurs « abonnées » du programme.

« C'est certain que, quand j'y repense, c'est spécial. Moi, j'ai toujours cru que j'avais ma place avec l'équipe nationale. Je n'avais donc pas trop de mal à conserver une attitude positive. J'étais consciente que d'autres filles avaient réussi à faire l'équipe dans le passé, mais ça ne changeait rien pour moi. Je demeurais convaincue que j'étais capable de le faire. Je méritais d'être là », raconte-t-elle.

Elle avait visiblement raison.

Il lui reste une courte étape à franchir avant de pouvoir plonger dans la piscine, à Volos. Treize des 14 joueuses qui ont été sélectionnées pourront jouer.

Elle misera sur sa force physique, sur sa vision du jeu et, surtout, sur la polyvalence pour attaquer ce défi. « Je suis une joueuse d'utilité. Si on a besoin d'un centre, je peux y aller. Si on a besoin d'un centre arrière, je peux y aller. Je peux aller n'importe où dans l'eau. Je crois que je suis pas mal la seule membre de l'équipe à pouvoir évoluer partout », croit-elle.

Voyages

D'une façon ou d'une autre, Myriam Lizotte sera du voyage. Il s'agira de sa première expérience sportive sur un autre continent. Le plus long voyage d'une fille qui n'a jamais eu peur de se déplacer pour son sport.

Elle est tombée dans le water-polo un peu par hasard. Enfant, durant un tournoi de basket-ball au Collège de l'Outaouais, elle a décidé de suivre ses parents à la piscine pour voir « ce qui s'y passait ». Elle a vu des joueurs s'amuser avec un ballon. Elle a tout de suite été intriguée.

« J'avais 10 ans à l'époque. Après quelques pratiques, on m'invitait déjà à prendre part aux championnats provinciaux chez les U14. »

La jeune passionnée a été obligée de s'expatrier assez rapidement. Il n'y avait pas suffisamment de joueuses de haut calibre dans sa région natale. Elle a donc terminé ses études secondaires dans la région de Montréal. Elle a défendu l'honneur du club CAMO tout en vivant chez sa grand-mère paternelle.

Elle a entrepris des études collégiales en Arts, lettres et communications dans la métropole, ce qui lui a permis de continuer à travailler au centre national.

Elle a passé le dernier été sur la côte ouest américaine. Elle était la seule joueuse étrangère au sein du San Diego Shores Water-Polo Club. Son vieux coach gatinois, Michel Roy, lui a permis de décrocher ce stage.

Elle pourrait fort bien retourner aux États-Unis l'an prochain. Elle a reçu quelques offres d'universités membres de la NCAA.

« C'est certain que j'aimerais ça. Je suis ouverte, dit-elle. Je préfère quand même mettre l'accent sur le programme d'excellence du Canada. Je veux jouer pour mon pays d'abord », indique-t-elle.




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