Paris refuse de crier victoire pour les JO de 2024

Le président de la France, Emmanuel Macron, le... (Archives, AFP)

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Le président de la France, Emmanuel Macron, le co-président du comité de candidature de Paris, Tony Estanguet, et la mairesse de Paris, Anne Hidalgo.

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Samuel Pétrequin
Associated Press
Paris

Après avoir échoué à trois reprises, une explosion de joie était attendue chez les responsables de la candidature de Paris à la suite d'une entente entre le CIO et la ville de Los Angeles pour l'organisation des Jeux d'été de 2028.

Les responsables de la candidature de Paris, cependant, ont plutôt adopté une approche conservatrice, freinant du même coup l'optimisme de ceux qui croient que les Jeux de 2024 auront lieu dans leur ville.

«Paris 2024 est fier de travailler avec le CIO et nos amis de Los Angeles afin de trouver une solution favorable aux deux villes, aux Jeux et à l'ensemble du mouvement olympique pour 2024 et 2028, a dit le coprésident du comité organisateur Tony Estanguet. Les annonces sont des signes de progrès et indiquent qu'une solution équitable sera offerte aux membres du CIO à Lima en septembre.»

Le quotidien sportif L'Équipe était plus enthousiaste mardi, célébrant la victoire de la capitale française en y allant d'une Une couronnée du titre «La Joie est Libre!» - un jeu de mots rappelant «La Voie est Libre».

Même s'ils sont optimistes, les responsables de la candidature de Paris demeurent prudents dans leurs réactions officielles. Cette attitude respecte leur position depuis le dévoilement de leur candidature il y a un peu plus de deux ans maintenant, et contraste avec une impression d'arrogance qui se dégageait de leurs candidatures vouées à l'échec de 1992, 2008 et 2012.

La dernière fois qu'elle avait soumis une candidature, elle était considérée comme étant la favorite pour les JO de 2012, avant de s'incliner in extremis devant Londres lors d'un scrutin tenu en 2005 - à la suite d'une très mauvaise campagne de lobbying. Cette fois-ci, les dirigeants français ont adopté une attitude plus humble, axée sur le sport, reléguant à l'arrière-scène le rôle des représentants politiques, après s'être assurés que tous les obstacles politiques avaient bien été abattus.

Il n'y a eu aucune réaction officielle du président français Emmanuel Macron, un partisan inconditionnel de la candidature de Paris, et d'autres responsables ont dit qu'ils ne célébreront pas avant que l'entente tripartite entre Los Angeles, Paris et le Comité international olympique (CIO) ne soit officiellement annoncée le 13 septembre à Lima, au Pérou.

Le bureau de Macron a émis un communiqué mardi dans lequel le président français indique qu'il a discuté avec le président du CIO Thomas Bach et ajoute que la France «a pris note de la décision de Los Angeles de soumettre sa candidature pour l'organisation des Jeux de 2028 et tente de trouver un terrain d'entente entre le CIO et Paris».

À moins d'un revirement de situation inattendu d'ici au scrutin du CIO, Paris accueillera les Jeux olympiques pour la première fois en 100 ans. Outre ceux de 1924, la capitale française a aussi présenté ceux de 1900.




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