Pas de médaille, pas de problème

Jessica Gaudreault, d'Ottawa, et l'équipe nationale de water-polo... (Courtoisie, Water-Polo Canada)

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Jessica Gaudreault, d'Ottawa, et l'équipe nationale de water-polo se sont inclinées 11-9 devant la Russie lors de la petite finale des Mondiaux.

Courtoisie, Water-Polo Canada

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Au bout du fil, vendredi matin, Jessica Gaudreault ne semblait pas trop découragée. Certainement pas fâchée ni amère.

La jeune femme venait pourtant de rater une belle occasion. Avec l'équipe nationale de water-polo, à Budapest, la gardienne originaire d'Ottawa venait de s'incliner dans la petite finale des championnats mondiaux de la FINA.

La médaille de bronze lui a littéralement glissé entre les doigts.

« C'est OK... Au fond, on est contents de nous trouver dans le top-5 au monde. C'est clair que tu voudrais toujours repartir d'une compétition avec une médaille d'or, mais... »

« Quand tu regardes ça, très peu de pays ont autant progressé que nous dans les quatre dernières années. Nous avons fait la finale de la Ligue mondiale. Nous venons de prendre la quatrième position aux championnats mondiaux. Combien de gens auraient cru que c'était possible, au début de l'été ? »

« Nous pouvons être fières du chemin que nous avons parcouru cet été. Tout cela est fort encourageant pour la suite des choses. »

La suite des choses, c'est le cycle olympique qui devrait mener la jeune formation canadienne aux Jeux d'été de 2020.

Les joueuses peuvent rêver du podium. Elles ont livré vendredi une belle bataille contre la Russie avant de s'incliner 11-9.

Elles ont d'ailleurs vaincu ces mêmes Russes, plus tôt cette saison, en Ligue mondiale.

« Et c'était encore plus serré cette fois-ci ! La première fois, nous avons réussi une remontée à la toute fin du match pour gagner. Ce match pour la médaille de bronze a été serré d'un bout à l'autre », raconte Gaudreault.

La gardienne, une des joueuses les plus expérimentées de l'équipe nationale, estime que les trop nombreuses erreurs en défensive ont fini par coûter cher. « Elle n'était pas aussi sharp que d'habitude. Normalement, quand nous jouons comme nous sommes capables, nous allouons moins de 10 buts par partie. Dans nos deux dernières parties, nous avons encaissé 23 buts », déplore-t-elle.

La fatigue accumulée dans une longue saison s'est possiblement fait sentir.

« Ce n'est pas impossible, mais je ne crois pas que ce soit le cas. Il nous faudra simplement travailler plus fort pour améliorer notre défensive. »

« Ça va juste prendre un peu de temps. »

En Hongrie

La petite finale des championnats mondiaux marquait la fin de la saison de l'équipe nationale.

Jessica Gaudreault n'aura pas beaucoup de temps pour s'en remettre. Elle devra bientôt rentrer aux États-Unis, pour entreprendre sa dernière année à titre d'étudiante-athlète à l'Université de l'Indiana.

En attendant, elle compte profiter pendant encore quelques heures de son séjour en Hongrie, un pays où le water-polo compte parmi les sports les plus populaires.

« Quand nous avons battu l'équipe nationale hongroise pour atteindre la demi-finale, il y avait près de 7000 personnes dans les gradins. On ne s'entendait même pas parler. C'était comme un rêve. »




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