De Grasse zieute le record

Andre De Grasse aura une dernière chance de... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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Andre De Grasse aura une dernière chance de détrôner son rival Usain Bolt lors des championnats du monde à Londres en août.

Patrick Woodbury, Le Droit

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Andre De Grasse a passé une dizaine de minutes à effectuer des étirements sur la surface synthétique, à contorsionner son corps de façon impressionnante. Puis il a effectué quelques sprints ici et là entre deux jasettes avec son entraîneur.

Tout ça sous le regard des médias convoqués par Athlétisme Canada au Dôme Louis-Riel, à Cumberland. L'arrivée du sprinteur ontarien et triple médaillé olympique était attendue à Ottawa en vue des championnats canadiens qui se déroulent depuis trois jours.

C'est lui que les amateurs veulent voir plus tard cette semaine au stade Terry-Fox.

De Grasse le sait. Et il ne compte pas décevoir.

« C'est important pour moi de rencontrer mes partisans à Ottawa. Puis nous avons rarement l'occasion de concourir en sol canadien. J'ai hâte de donner un beau spectacle », a-t-il commencé par dire.

Plus tard durant la mêlée de presse, le troisième homme le plus rapide au monde sur 100 m a reconnu qu'il veut remporter un troisième titre national de suite sur cette distance. Qu'il aimerait même briser le record canadien de 9,84 secondes détenu conjointement par Donovan Bailey (Jeux olympiques en 1996) et Bruny Surin (Championnats du monde de 1999).

« Si les conditions sont favorables, que le vent joue en ma faveur... C'est sûr que je viserai le record canadien. Ça serait formidable de le fracasser devant les amateurs canadiens. »

De Grasse, 22 ans, a franchi le 100 m en 9,69 secondes, il y a trois semaines, à Stockholm. Sauf que le vent était supérieur à la limite pour homologuer le chrono. Quelques jours plus tard, il a signé un temps de 10,01 à Oslo.

« Mes performances lors des trois dernières compétitions en Diamond League ont été bonnes », a-t-il reconnu. Du même souffle, ce dernier a souligné avoir peaufiné ses départs à l'entraînement.

Ça promet en vue de la demi-finale du 100 m prévu vendredi sur l'heure du souper. La finale aura lieu plus tard en soirée.

Andre De Grasse n'a jamais pris le départ d'une course à Ottawa depuis le début de sa carrière. Il ne connaît rien de la piste Terry-Fox.

« Je ne l'ai pas encore visité. Mais on me dit que c'est une piste rapide », a-t-il ajouté, sourire aux lèvres.

En prime, le principal intéressé se présente en santé. « L'an passé, je me suis pointé aux sélections de l'équipe nationale avec un orteil en mauvais état », a-t-il rappelé.

Le natif de Markham, en banlieue de Toronto, a passé une douzaine de minutes à répondre à une multitude de questions. Quelques-unes portaient sur son rival Usain Bolt, qui compte prendre sa retraite après les championnats du monde en août, à Londres.

Andre De Grasse a terminé troisième au 100 m des Jeux remporté par la légende jamaïcaine. Il a ensuite pris le deuxième rang derrière Bolt au 200 m.

Les deux hommes s'affronteront sur 100 m à Londres. Il s'agira d'un des moments les plus attendus de la saison d'athlétisme en 2017.

Est-ce que De Grasse pourra détrôner l'homme le plus rapide ?

« Ce sera ma dernière chance, a-t-il reconnu. Je compte tout donner pour y arriver. »

Puis il a discuté de l'impact de ses succès olympiques. Qu'il passe moins de temps auprès de sa famille en raison de ses nombreux engagements professionnels.

Et la pression dans tout ça ? Il porte tout de même maintenant l'étiquette de successeur à Bolt.

Ça ne semble pas le déranger.

« J'avais de la pression avec les Jeux », a souligné Andre De Grasse.

Jacques tient à courir

Quand elle prendra place dans les blocs de départ devant parents et amis, Farah Jacques pensera à sa jambe gauche. Est-ce qu'elle tiendra le coup ou non ?

La sprinteuse de Gatineau, qui participé aux Jeux olympiques l'an dernier, est inscrite à l'épreuve de 200 m des championnats canadiens. Les demi-finales sont prévues samedi, les finales le lendemain.

« Normalement, j'aurais dû participer aussi au 100 m », laisse-t-elle tomber.

Mais Jacques se remet d'une déchirure à l'ischiojambier. Une blessure survenue une dizaine de jours après avoir couru aux championnats du monde des relais à Nassau, aux Bahamas.

« Nous étions à une compétition à Baton Rouge, en Louisiane. J'étais la première du relais et j'ai senti quelque chose d'anormal dans ma jambe. J'ai quand même continué à courir afin de remettre le bâton à l'autre fille de l'équipe. »

La Gatinoise Farah Jacques... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit) - image 3.0

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La Gatinoise Farah Jacques

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

Cinq semaines de repos ont suivi.

« J'ai recommencé à courir il y a deux semaines seulement. Je n'ai pas encore atteint ma vitesse maximale... Ce n'est pas le scénario idéal. Ce n'est celui que j'avais en tête. »

Farah Jacques s'entraîne chez les Lions d'Ottawa, le club hôte des championnats canadiens. La surface de la piste Terry-Fox, la femme âgée de 27 ans la connaît trop bien.

Et ces championnats sont importants pour la suite des choses pour elle. Des laissez-passer en vue des championnats du monde à Londres sont à l'enjeu.

« Je ne veux pas me décourager avant même la course. Je me dis que tout est possible. Je vais donner le meilleur de moi-même. Je pense bien finir dans le top-3. Ça me permettrait de faire partie de l'équipe de relais. C'est l'objectif. »




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