Le Global Rallycross sera de retour

Seul Canadien de la série Red Bull GRC,... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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Seul Canadien de la série Red Bull GRC, Steve Arpin a soulevé la foule en remportant la finale de la catégorie Supercar samedi, prenant la tête du classement des pilotes après cinq épreuves de la série.

Patrick Woodbury, Le Droit

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Les amateurs de sports motorisés de la capitale nationale ont répondu favorablement à la première incursion en sol canadien de la série Red Bull Global Rallycross (GRC) ce week-end.

Directeur général d'Ottawa 2017, Guy Laflamme avait d'ailleurs une bonne nouvelle pour les quelque 12 000 amateurs de sports extrêmes qui ont franchi les tourniquets du Musée canadien de l'aviation et de l'espace samedi et dimanche malgré la menace constante d'orages ou même d'une tornade. « Le grand patron de la série Red Bull GRC, Jeff Swoboda, a été très emballé par la réponse du public. Selon lui, c'est la plus forte réaction de l'histoire de son circuit dans un nouveau marché. Les assistances ont dépassé ses attentes. Dans notre contrat, il était question d'attirer la série à nouveau en 2018 et 2019 si les objectifs étaient atteints. »

Aussi bien dire que l'engouement qu'a suscité le passage du cirque Red Bull va assurer son retour lors des deux prochaines saisons. « Quand nous avons voulu amener le Crashed Ice à Ottawa cet hiver, on cherchait à ajouter un autre événement Red Bull d'été pour les festivités du 150e. L'événement a été un succès. Notre point faible aura été les longues files d'attente aux concessions alimentaires du samedi. C'est le musée qui devait gérer ce dossier. Ils ont été trop conservateurs. Nous leur avons donné un coup de main dimanche et c'était parfait. »

Scénario hollywoodien

Sur une partie de la piste de l'aéroport Rockliffe, le spectacle aura été captivant du début jusqu'à la fin avec des scénarios dignes des films d'Hollywood. Le favori local, Steve Arpin, a gagné l'étape de samedi dans la catégorie Supercar et l'idole des jeunes, Tanner Foust, a triomphé dimanche.

Dans la catégorie Rallycross Lites, le Français Cyril Raymond a roulé devant le peloton tout le week-end, savourant des victoires samedi et dimanche.

« J'ai surtout dominé samedi où j'ai gagné toutes les manches. Aujourd'hui (dimanche), mes adversaires m'ont secoué un peu, mais mon équipe de MSE X Forces a fait tout un boulot », a dit le pilote de 24 ans.

Raymond se rendra maintenant en Suède afin de tenter de garder la tête du Championnat du monde de rallycross de la FIA. Il sera de retour au Canada en août afin de participer à une épreuve de ce championnat du monde à Trois-Rivières.

Le Canadien s'impose

Dans la catégorie vedette du rallycross, le Supercar, Steve Arpin a fait plaisir à ses admirateurs samedi quand il a pris la tête de la finale. La foule s'est levée d'un trait pour l'acclamer jusqu'au fil d'arrivée. Il était devenu le premier pilote de la série Red Bull GRC à gagner deux épreuves cette saison.

L'ancien pilote de NASCAR a dit qu'il a vécu les plus beaux jours de sa vie ce week-end. « Je ne me souviens pas de la dernière fois où j'ai couru à la maison. L'appui des partisans a été phénoménal toute la semaine. J'étais tellement heureux de rentrer chez moi et de gagner devant mon père Chuck pour la fête des Pères ! J'ai gagné beaucoup de courses dans ma vie, mais rien ne pourra battre la sensation que j'ai vécue samedi. Il faudra revenir ici. Il faut ajouter de la diversité à notre circuit. »

L'Ontarien fait partie d'une des plus petites équipes de la série GRC. Il a six mécaniciens à son service. « Volkswagen, qui a occupé les deux premières marches du podium dimanche, a 12 mécanos qui viennent directement d'Allemagne. Mon équipe (Loenbro) ne devrait jamais être sur le podium. Nous sommes les négligés, mais j'ai des gens de qualité avec moi et nous déjouons tous les pronostics. J'adore ça ! »

Arpin s'est fait frapper par-derrière dès le premier tour de la finale dimanche. Il n'a pas pu compléter l'étape, mais il demeure deuxième au classement des pilotes après la moitié des 12 épreuves.

Tagliani veut jouer lui aussi

Le rallycross gagne en popularité en Amérique du Nord. La preuve, c'est que plusieurs gros noms du sport automobile commencent à se joindre au mouvement.

Alex Tagliani et Tanner Foust... (Patrick Woodbury, Le Droit) - image 3.0

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Alex Tagliani et Tanner Foust

Patrick Woodbury, Le Droit

Plus près de chez nous, le Québécois Alex Tagliani est venu faire une visite exploratoire à Ottawa ce week-end afin de mieux voir le produit de ses propres yeux, mais il était aussi dans la capitale nationale dans l'espoir de se trouver au volant pour courir dans la discipline au Grand Prix de Trois-Rivières au mois d'août.

Si les spectateurs ont aimé le Red Bull Global Rallycross ce week-end, ils vont adorer le rallycross de Trois-Rivières puisque ce sont les meilleurs au monde qui s'y trouvent. À Ottawa, les amateurs ont été témoins du championnat américain.

«J'ai vu l'effet qu'a suscité Steve Arpin à Ottawa. C'est toujours bon d'avoir une saveur locale dans un sport en pleine effervescence. Si je pouvais me trouver un volant pour Trois-Rivières, ça serait bon pour tout le monde», a indiqué Tagliani, qui a déjà détenu la pôle position à la célèbre épreuve des 500 miles d'Indianapolis.

La foule a réagi fortement lorsqu'il a été présenté pendant une entrevue avec l'annonceur maison entre deux courses. Assurément, «Tag» fait encore de l'effet.

«Je pense que les gens d'Ottawa étaient surpris de me voir là! J'étais content de l'accueil que les spectateurs m'ont réservé.»

Pendant sa visite, il a rencontré des visages familiers. Colin Dyne, de l'équipe Rahal Letterman Lanigan Racing, a déjà été son commanditaire en IndyCar. Il a également discuté avec l'écurie Bryan Herta. Ce dernier avait été un de ses propriétaires quand il était en Indy Car. Il a aussi abordé l'équipe DreyerInReinhold et Honda.

«Le rallycross est une catégorie qui m'intéresserait. J'ai déjà tenté l'expérience à Trois-Rivières en 2015 dans la catégorie light. J'avais aimé, mais j'avais fait une seule course. Ce n'est pas la situation idéale d'arriver comme un cheveu sur la soupe pour faire une course pour une équipe. Tu n'es pas leur priorité, alors je suis venu voir si je pourrais avoir un volant pour courir dans un championnat. Ça pourrait commencer par Trois-Rivières. J'ai eu une bonne réception. Il y a eu de l'intérêt. Si l'occasion se présente, que les coûts et le budget font du sens, on aimerait le faire.»

Tagliani et le directeur général du GP3R, Dominic Fugère, espèrent avoir des nouvelles cette semaine. Cette saison, le pilote de 43 ans est inscrit dans la série NASCAR Pinty's du Canada.




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