Tomber dans la marmite du rallycross

Cyril Raymond a rapidement hérité de sa passion.... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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Cyril Raymond a rapidement hérité de sa passion. À neuf ans, il est tombé dans la marmite en faisant du karting en France et un peu partout Europe.

Patrick Woodbury, Le Droit

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Il est pratiquement né dans une voiture de course.

Son père, Serge Raymond, était pilote de rallye en France. Cyril Raymond a rapidement hérité de sa passion. À neuf ans, il est tombé dans la marmite en faisant du karting en France et un peu partout Europe. Même s'il n'est âgé que de 24 ans aujourd'hui, son curriculum vitae est déjà bien étoffé.

Champion junior de France en rallycross en 2013. Vainqueur de la série Super 1600 en 2014. Sans véritable budget en 2015, il décide de « casser sa tirelire » pour s'inscrire à une course unique en France dans la troisième épreuve d'un championnat Supercar. Il gagne.

C'est là que Red Bull entre en scène et l'invite à venir courir à Trois-Rivières dans la catégorie RX-light. C'est un essai. Il termine deuxième. Cette épreuve canadienne lance officiellement sa carrière internationale. En 2016, il gagne le championnat mondial de la série RX-light dès sa première année complète sur le circuit.

Cyril Raymond est donc content d'être de retour au Canada en fin de semaine où il va courir au Red Bull Rallycross (GRC) au musée canadien de l'aviation et de l'espace. « Content, mais fatigué un peu », a-t-il dit après ses essais sur une piste mal en point à l'aéroport de Rockliffe vendredi après-midi.

Voyez-vous, Cyril Raymond court dans deux championnats différents cette saison. Il roule au championnat mondial RX-2. En même temps, il attaque la tounée Red Bull GRC light aux États-Unis. Il est actuellement le meneur des deux championnats. « Je voudrais devenir le premier à gagner les deux championnats afin de m'ouvrir les portes à la série Supercar l'an prochain. »

Pour parvenir à ses fins, le Français originaire de la Côte d'Azur ne ménage aucun effort. Au cours des dernières semaines, il a couru à Memphis (É.-U.), en Belgique, à Louisville (É.-U.), en Angleterre, à Thompson (É.-U.), en Norvège et le voilà rendu au Canada.

« Les deux championnats ne se chevauchent pas, donc ça me permet de prendre part à toutes les courses. Dernièremenent, je rentre à la maison une nuit. Je fais ma lessive et je saute dans un autre avion ! Je réalise un rêve. Je n'ai pas à me plaindre, mais plus j'enchaîne les courses, plus je commence à ressentir la fatigue. Il y a le décalage horaire à gérer, mais chaque course est exigeante sur le plan physique et mental. Puis, il y a le stress d'obtenir des résultats. »

Ce qui l'attire au rallycross ? « C'est un sprint. Il faut tout laisser sur la piste et s'adapter très rapidement à chaque nouveau circuit. En plus, le revêtement change à chaque tour. Dès le départ, tu dois être dans le coup. C'est 90 % de la course qui se joue là. Tu dois trouver la limite de ta voiture. Dans ma catégorie, toutes les voitures sont identiques. Ce sont les pilotes qui font la différence. Il n'y a pas de marge d'erreur. »

Raymond trouve aussi que le rallycross est adapté pour les spectateurs. « Ils peuvent voir tout le tracé parce que c'est toujours très court. Ils aiment les sauts, les contacts, les accidents. Malheureusement pour nous, il y en a ! La course est courte. Les spectateurs n'ont pas le temps de s'ennuyer. »

À 24 ans, Cyril Raymond espère  qu'il s'agit de sa dernière année en RX-2 et rallycross light parce qu'il croit être entré dans ce sport au bon moment. « Le mouvement prend de l'ampleur un peu partout. Il y a un engouement certain. De bons coureurs se joignent à notre circuit. Les commanditaires devraient être plus nombreux. Je suis déjà chanceux d'avoir signé un contrat avec Red Bull. »

Cyril Raymond sera facile à reconnaître ce week-end. Sa voiture Red Bull est frappée du #13.

Red Bull Global Rallycross

Où: Musée canadien de l'aviation et de l'espace

Quoi: 5e et 6e épreuves de la saison de la série GRC Supercar (600 cv) et rallycross light (300 cv)

Quand: samedi et dimanche

Classement des pilotes Supercar: 1) Scott Speed (Volks) 2) Tanner Foust (Volks), 3) Steve Arpin (Loenbro) 4) Mitchell deJong (Honda) 5) Sebastian Eriksson

Infos et billets: redbullglobalrallycross.com




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