Le cirque Red Bull de retour en ville

Steve Arpin sera le seul Canadien à courir... (Etienne Ranger, Le Droit)

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Steve Arpin sera le seul Canadien à courir au Red Bull Global Rally Cross d'Ottawa en fin de semaine. Sa voiture est capable d'accélérer de zéro à 100 km/h en seulement deux secondes.

Etienne Ranger, Le Droit

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Après le Red Bull Crashed Ice qui est débarqué en ville pour la première fois de son histoire cet hiver, le géant des sports extrêmes est de retour dans la capitale nationale en fin de semaine.

Cette fois, il arrive à l'aéroport de Rockliffe avec son Global Rally Cross. C'est la première incursion canadienne de ce championnat américain rendu à mi-chemin de sa sixième saison d'existence. Le Rally Cross, vous ne connaissez pas ?

« C'est comme un jeu vidéo, mais dans la vraie vie », a imagé le directeur général du Grand Prix de Trois-Rivières, Dominic Fugère, qui prête une partie de ses équipements au circuit Red Bull ce week-end.

« Leurs courses sont courtes, intenses et spectaculaires. Les voitures passent de zéro à 100 km/h en moins de deux secondes. Ça accélère plus vite qu'une voiture de Formule 1 », a-t-il ajouté.

Voilà, quand Red Bull se pointe quelque part, c'est parce que l'adrénaline est de la partie. Dans le Global Rally Cross (GRC), il n'y a pas de moment plate. C'est du chaos organisé. En fin de semaine, sur le tarmac de l'aéroport Rockliffe, ses bolides de 600 chevaux vapeur s'élanceront sur un parcours sinueux de 1,22 kilomètre. Ils seront cinq sur la ligne de départ et il y aura de la place pour une ou deux voitures au premier des neuf virages. Les trois quarts du trajet se feront sur le bitume. Dans l'autre portion du circuit, les pilotes professionnels rouleront sur de la terre battue. Puis, pour couronner le tout, les voitures franchiront le fil d'arrivée en effectuant un vol plané de 70 à 100 pieds !

« C'est complètement débile comme ambiance, affirme Colby Rodriguez, chef stratégique de la série GRC. Nous suivons la tendance de la société et de la génération des Milléniaux. Au diable les longues courses de trois à quatre heures avec de longs moments où il ne se passe rien ! Nous présentons plusieurs petites courses intenses où chaque tour compte. Un tour prend environ 40 secondes. En finale, il y aura 10 tours. En huit minutes, tout au plus, ça sera fini. »

Sport de contact

Rodriguez ajoute que le GRC est un sport de contact, mais pas dans le style d'autos tamponneuses. « C'est organisé et sécuritaire. La mode a commencé en Europe et elle a pris de l'ampleur aux États-Unis avec la naissance des X-games. Notre objectif est d'exporter notre produit à l'extérieur des États-Unis. Ottawa est notre seul arrêt international cette année. Nous sommes ici pour participer aux festivités du 150e anniversaire du pays. »

Ce qui est intéressant avec l'épreuve d'Ottawa, c'est qu'il s'agira d'un programme double. Le championnat Red Bull GRC compte 12 épreuves durant sa saison. La capitale nationale sera le théâtre des cinquième et sixième manches de la saison samedi et dimanche. Les amateurs de sensations fortes verront à deux catégories de courses ce week-end.

Voitures de 500 000 $

Dans la catégorie Supercar, les bolides d'une valeur d'un demi-million $ comptent 600 chevaux vapeur avec quatre roues motrices. Dans la catégorie light, la puissance des moteurs est diminuée de moitié. À Ottawa, il y aura 10 voitures par catégorie.

« Il y aura des courses de qualifications de cinq tours pour amasser des points et un positionnement à la ligne de départ, puis des demi-finales de six tours et des finales de 10 tours le samedi. Nous allons recommencer le même manège dimanche », ajoute Rodriguez.

Le tour du joker

Autre particularité de la GRC, le circuit n'a jamais la même configuration d'un endroit à l'autre. « Nous pouvons construire une piste presque n'importe où et contrairement à bien des courses d'auto, nous roulons beau temps, mauvais temps. Notre série est encore plus spectaculaire quand il pleut ! Nous avons également un "tour du joker" que les participants doivent prendre à une reprise dans chaque course. C'est un raccourci qui peut permettre un ou même deux dépassements, mais il faut l'emprunter au moment stratégique. C'est vraiment unique à notre sport. »

Des pilotes de sept nationalités différentes seront à Ottawa ce week-end. L'Ontarien Steve Arpin sera le seul canadien. Après quatre manches qui ont fait quatre champions différents, Arpin occupe le troisième rang derrière l'ancien pilote de F1 Scott Speed et Tanner Foust, deux représentants de l'équipe Volkswagen.




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