Water-polo: Gaudreault et le Canada refont surface

Jessica Gaudreault (à gauche), d'Ottawa, a été nommée... (Courtoisie, Russell McKinnon - FINA)

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Jessica Gaudreault (à gauche), d'Ottawa, a été nommée meilleure gardienne du tournoi de la Ligue mondiale de water-polo féminin, dimanche, en Chine.

Courtoisie, Russell McKinnon - FINA

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Le Canada a passé un message aux autres puissances du water-polo féminin ces derniers jours en eaux chinoises.

« On est de retour », lance au bout du fil la gardienne franco-ontarienne Jessica Gaudreault. Il était 20 h 45, heure de Shanghai, dimanche soir lorsque la jeune vétérante de l'équipe nationale a jasé avec Le Droit. Ses coéquipières et elle venaient de s'incliner 12-6 en finale de la Ligue mondiale contre les États-Unis, championnes olympiques en titre.

Gaudreault était un brin déçu du résultat, mais très heureuse du parcours de la jeune formation qui a subi plusieurs changements depuis une décevante 11e place aux championnats du monde, il y a deux ans. Des vétérantes ont remisé leur maillot. Un nouvel entraîneur-chef, Theocharis Pavlidis, a pris la direction du bateau à la dérive.

« Ça fait tellement longtemps que nous n'avons pas terminé sur le podium à un événement international d'envergure. Nous serons à nouveau prises au sérieux », explique-t-elle.

Le Canada se retrouvait en finale de la Ligue mondiale pour seulement la deuxième fois depuis 2009. Pour atteindre le match ultime, il a notamment dû surprendre la Russie samedi.

Un gain de 11-10 dans lequel la gardienne originaire d'Ottawa a dû stopper un tir de pénalité avec cinq secondes à écouler en temps réglementaire face à la capitaine adverse, Ekaterina Prokofyeva. « J'étais un peu nerveuse », a avoué Gaudreault.

« Mais en même temps, je savais que je pouvais l'arrêter. La même joueuse avait pris un tir de pénalité sur moi plus tôt dans le match. Le coach m'a rappelé où elle avait lancé pour marquer. J'avais confiance que je pouvais l'arrêter cette fois-ci. »

Signe de son impact au sein de l'équipe, Gaudreault a été désignée gardienne de but par excellence du tournoi de la Ligue mondiale. Une belle distinction pour ce produit des Titans d'Ottawa et du Capital Wave, qui dispute sa sixième saison au sein de l'équipe nationale.

En plus de briller en Chine, l'athlète âgée de 22 ans avait aussi été nommée meilleure gardienne lors d'une compétition intercontinentale de la FINA en mai en Californie. Elle avait aidé le Canada à se qualifier en vue de la ronde finale de la Ligue mondiale.

« Tout ça commence bien le nouveau cycle olympique vers les Jeux de 2020 », reconnaît Jessica Gaudreault.

« Il y a un bon mélange de jeunes et de vieilles. Nous avons joué avec coeur. Et tout le monde croyait dans le système de jeu en place. »

Ce qui promet en vue du prochain gros test pour ses coéquipières et elle. Le Canada participera aux Mondiaux à la mi-juillet à Budapest. Il se retrouvera dans le même groupe que le Brésil, la Chine et l'Italie.

« L'Italie est très forte. Quant à la Chine et le Brésil, ce sont deux équipes contre lesquelles nous avons eu l'occasion de jouer souvent auparavant », souligne Gaudreault.




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