Atteint de la fièvre des bûcherons

Courir quatre courses en moins de 20 heures... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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Courir quatre courses en moins de 20 heures n'effraie pas Alain Boucher.

Patrick Woodbury, Le Droit

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Le port de la barbe sera encouragé dans les rues de la capitale, mais pas celui de la hache.

Ottawa aura droit à son premier « Défi du bûcheron ». Une nouveauté mise sur pied par les organisateurs de la Fin de semaines des courses qui verront des athlètes se taper samedi les épreuves de 2 km, 5 km et 10 km. Puis le lendemain, ces mêmes individus enfileront à nouveau leurs espadrilles en vue du Marathon d'Ottawa.

Une fois terminés, les participants auront parcouru une distance totale de 59,2 km. Et surtout, ils auront droit à un chandail de course carreauté.

Ce qui fera sûrement plaisir à Alain Boucher, un des premiers coureurs à s'inscrire.

« Je trouvais l'initiative intéressante, surtout étant donné la fièvre du bûcheron qui sévit dans la région. Surtout aussi que je suis partisan du Rouge et Noir », explique ce père de famille et biologiste à Santé Canada.

La nouvelle équipe de football a relancé en trois ans cet intérêt dans la Vallée de l'Outaouais pour la chemise carreautée et la longue barbe. Ses partisans ont adopté le look de leurs ancêtres dans les estrades.

« Je n'ai plus ma barbe d'hiver, précise Boucher. Mais elle revient tranquillement. »

Cet ancien porteur de ballon qui a grandi dans le quartier Alta Vista a participé au Marathon d'Ottawa lors des six dernières années. « Je cherchais à faire quelque chose un peu différent pour la septième fois », avoue-t-il.

Courir quatre courses en moins de 20 heures ne l'effraie pas.

« Honnêtement, ma préparation est assez semblable aux autres marathons auxquels j'ai participé dans le passé. »

La seule différence ? Il a mis l'accent sur le repos dans la dernière semaine, « minimisant » ses kilomètres à l'entraînement.

« Je vais m'assurer aussi de bien me reposer le soir avant les courses », explique l'homme âgé de 42 ans.

« Je ne recherche pas un record personnel. Je fais ça plutôt pour relever un défi. »

Le 2 km aura lieu à 15 h samedi. Une heure plus tard, ce sera place au 5 km. Puis sur le coup de 18 h 30, le départ sera donné à l'épreuve de 10 km.

« Je vais trouver une place entre les courses où m'asseoir », avoue Alain Boucher.

Les organisateurs ont limité à 200 le nombre de participants au Défi du bûcheron. « Les gens réclamaient depuis un bon bout de temps une compétition à courses multiples. Ça se fait déjà notamment à Disney World », souligne le président de la Fin de semaine des courses, John Halvorsen.

« Je dirais qu'on jase de ça à l'interne depuis 10 ans. Puisque les inscriptions tournent au ralenti cette année, nous avons décidé que le moment était idéal afin de mettre ça à l'essai. »

Natasha Wodak, l'espoir canadien

Elle porte deux tatouages identiques sur chacun de ses bras. Ce sont les anneaux olympiques. Un souvenir de sa participation aux Jeux, à Rio.

Natasha Wodak s'avère le grand espoir du pays hôte cette année à l'épreuve de 10 km de la Fin de semaine des courses. Aucune Canadienne n'a franchi en premier le fil d'arrivée depuis 1999.

Des Allemandes, des Ukrainiennes et surtout plusieurs autres coureuses africaines ont gagné. « Je pense que Natasha peut se faufiler », affirme un des organisateurs, Manny Rodrigues.

La favorite, Paskalia Chepkorir, du Kenya, montre un meilleur temps personnel de 30 minutes et 57 secondes. Wodak, elle, n'a jamais couru plus vite que 31:59.

« Si les filles devant elle décident de se taper une cadence élevée dès le départ, Natasha pourrait en bénéficier, surtout si ces filles ont une baisse de régime à la fin », ajoute Rodrigues.

« Il faut être réaliste », tonne pour sa part la principale intéressée, classée la cinquième favorite du peloton international.

« Tu ne peux pas t'attendre à ce qu'une Canadienne gagne si les organisateurs continuent à amener ces filles si talentueuses du Kenya et de l'Éthiopie. C'est ridicule comment elles sont rapides, ajoute-t-elle en riant. J'aimerais dire que j'ai une chance. Mais ce n'est pas le cas. »

Puis Wodak a déjà été en meilleure forme physique. Elle a été opérée au pied droit en décembre.

« On a limé un de mes os. J'avais un problème avec la jointure de mon gros orteil. »

Si tout va bien, elle aimerait participer à nouveau aux Jeux olympiques en 2020 à Tokyo. « Mais au départ du marathon », précise la femme âgée de 35 ans.

« Il faudra voir ce qu'en pense mon corps. Chaque année, j'ai toujours un nouveau problème de santé. C'est épuisant mentalement, même si je tente de demeurer positive. »




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