Nage synchronisée: Karine Thomas opte pour la retraite

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Le Droit a appris que la nageuse synchronisée Karine Thomas (droite) mettra un terme vendredi à sa longue carrière d'une décennie au sein de l'équipe canadienne.

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Une des athlètes féminines les plus décorées de l'histoire sportive de l'Outaouais annoncera sa retraite.

Le Droit a appris que la nageuse synchronisée Karine Thomas mettra un terme vendredi à sa longue carrière d'une décennie au sein de l'équipe canadienne. La double Olympienne a pris la décision de remiser maillot et pince-nez après avoir terminé première en compagnie de sa coéquipière Jacqueline Simoneau au début du mois de mai aux championnats canadiens à Toronto.

« Je ne savais pas quand ça arriverait. J'ai réalisé que le moment était parfait pour me retirer après avoir réussi de bonnes performances à la piscine du centre Pan Am », a soutenu Thomas dans une déclaration écrite acheminée par courriel.

L'athlète âgée de 28 ans avait gagné l'or en duo avec Simoneau aux Jeux panaméricains tenus dans le même bassin à l'été 2015. La paire a récolté sa dernière médaille internationale en avril dernier à Tokyo, prenant le deuxième rang.

Il s'agissait de leur première sortie ensemble depuis les Jeux olympiques en août 2016, à Rio.

En choisissant de quitter immédiatement la piscine, Karine Thomas fait l'impasse sur une participation aux championnats du monde en juillet à Budapest. Elle a participé à ce rendez-vous de la FINA à cinq reprises en carrière.

Sa feuille de route comprend une troisième place à l'épreuve de combo aux Mondiaux de 2009 à Rome. Un résultat qui a été dupliqué deux ans plus tard à Shanghai.

Il y a eu aussi ces médailles en Coupe du monde de même que cette participation aux championnats du monde juniors en 2006.

Au total, Thomas aura participé à 28 compétitions internationales dans les rangs seniors.

La seule chose qui lui a échappé ? Une médaille olympique.

Thomas a passé près d'aboutir sur le podium en 2012, à Londres. Ses coéquipières canadiennes et elle avaient pris le quatrième rang à l'épreuve par équipe.

La Gatinoise était la seule survivante de ces Jeux olympiques qui nageait toujours au sein de la formation nationale.

À son retour de Rio en août, elle a songé à la retraite. Mais Simoneau et les dirigeants de Synchro Canada l'avaient convaincu de poursuivre la compétition tout en retournant aux études à l'Université du Québec en Outaouais (UQO).

« J'y ai réfléchi sérieusement et ma décision n'a pas été prise sur un coup de tête », a assuré Thomas.

« Mettre fin à une carrière de 10 ans n'est pas une mince affaire. Je me sens bien dans tout ça. C'est assurément la bonne chose à faire pour moi. »

Se retrouver dans l'eau était une affaire de famille.

Ses parents Ian Thomas et Martine Valin avaient été membres de l'équipe nationale de water-polo. Son père avait raté les Jeux olympiques de 1980 à Moscou en raison du boycottage de l'équipe canadienne.

Sa grand-mère Esther Blais-Valin était nageuse synchronisée dans les années 1940 et 1950.

Karine Thomas, elle, a entamé sa longue et fructueuse aventure à l'âge de 10 ans chez les Étoiles de mer à la piscine de l'école secondaire Mont-Bleu. Trois automnes plus tard, ce fut le départ vers Montréal afin de poursuivre son développement au sein de Montréal Synchro.

Son amie Stéphanie Leclair, également de Gatineau, l'avait imitée. Les deux nageuses allaient faire équipe en duo pendant neuf mois en 2012-2013.

Jacqueline Simoneau allait prendre la relève par la suite.

« Elle est la petite soeur que je n'ai jamais eue et je suis très très reconnaissante qu'elle fasse partie de ma vie », a soutenu Karine Thomas au sujet de Jacqueline Simoneau, qui s'avère huit ans plus jeunes qu'elle.




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