Des milliers de coureurs en moins à Ottawa

À moins d'une semaine du départ, il reste... (Martin Roy, archives Le Droit)

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À moins d'une semaine du départ, il reste encore de la place pour la Fin de semaine des courses d'Ottawa.

Martin Roy, archives Le Droit

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Est-ce que la Fin de semaine des courses d'Ottawa s'essouffle ?

La question se pose à la vue de la dernière estimation des organisateurs, qui prévoient environ 43 000 participants à l'une des six épreuves, le week-end prochain. Il s'agit de 6000 coureurs en moins comparativement à l'année 2014, marquée par les 40 ans du Marathon d'Ottawa.

« Nos inscriptions ont atteint un sommet cette année-là, a rappelé le président John Halvorsen. Certaines courses affichaient complet tôt, il y a trois ans. Nous avions cessé de prendre des inscriptions en novembre pour le demi-marathon. La veille du jour de l'An, ce fut au tour du 10 km. En février, c'était le marathon. C'était fou. »

Cette année, il reste de la place en vue de toutes les courses présentées samedi et dimanche dans les rues de la capitale. L'inscription en ligne est terminée. Mais les intéressés pourront ajouter leur nom sur la liste de départ en se pointant à l'Expo Sports Santé qui sera aménagée au centre Shaw dès jeudi.

« Six mille personnes en moins, c'est une baisse significative », a avoué Halvorsen, mardi, au Droit.

Une tendance qui a commencé à être observée l'an dernier. La Fin de semaine des courses avait comptabilisé 46 900 inscriptions.

Les organisateurs savent où se trouve le problème. « La majorité de ces 6000 personnes proviennent de Montréal et Québec », a indiqué Halvorsen.

« Les plaintes que nous recevons de ces gens concernent l'hébergement, qui serait trop dispendieux. Cette année, c'est encore pire. Certains hôtels demandent un minimum de nuitées par réservation. Et ça te coûte 300 à 350 $ par nuitée, s'est-il indigné. Je peux comprendre les gens de Montréal, Québec ou même Toronto de ne pas vouloir venir quand ils savent qu'ils devront débourser 700 $ pour se loger. Ils préfèrent maintenant sauter une année ou deux et courir plus près de chez eux. »

L'alarme aurait été déclenchée auprès des acteurs du tourisme à Ottawa. « On nous a répondu que nous étions victimes de nos succès. Que le prix des chambres était relié à la demande », a relaté Halvorsen.

Dotée d'un budget de fonctionnement de trois millions $, la Fin de semaine des courses a connu une croissance phénoménale entre 2000 et 2014. Les inscriptions ont augmenté de 350 %.

Ses dirigeants soulignent que l'événement injecte environ 32,3 millions $ dans l'économie de l'Ontario. Ils affirment que l'avenir de ce rendez-vous annuel « n'est pas menacé », mais que des décisions importantes doivent être prises.

« Nous revoyons nos priorités. Nous avons déjà coupé dans notre stratégie de marketing en Europe. Nous allons réévaluer notre stratégie d'attirer des coureurs élites. Nous dépensons beaucoup d'argent dans ce programme. »

La Fin de semaine des courses est le seul événement en Amérique du Nord, et le deuxième au monde, à offrir deux courses sanctionnées « Or » par la Fédération internationale d'athlétisme amateur (IAAF). Une étiquette qui serait remise en question si la saignée se poursuit.

Halvorsen souhaite recevoir un meilleur coup de pouce de la Ville d'Ottawa, qui en fait trop peu à ses yeux pour l'événement le plus important de la région. À la blague en fin d'entrevue, il a lancé que les organisateurs devraient peut-être déménager l'événement à Gatineau.

Reste à voir si le maire Jim Watson la trouvera drôle.




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