Un vétéran cherche le statut de recrue

Tyson Gillies détonnait dans le décor du camp... (Etienne Ranger, Le Droit)

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Tyson Gillies détonnait dans le décor du camp d'essais libres des Champions d'Ottawa tellement il était au-dessus de la mêlée.

Etienne Ranger, Le Droit

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Il y avait une anomalie sur le gazon artificiel du Complexe Branchaud-Brière vendredi matin.

Un ancien membre de la formation des 40 joueurs des Phillies de Philadelphie faisait partie des joueurs qui devaient franchir l'étape des essais libres à l'ouverture du camp des Champions d'Ottawa.

Tyson Gillies ressortait du lot avec son gabarit imposant et son curriculum vitae étoffé qui comprend une médaille d'or aux Jeux panaméricains de 2015 avec Équipe Canada. Il ne semblait pas à sa place. Trop fort pour la ligue. Âgé de 28 ans, il cumule déjà 10 saisons d'expérience dans les rangs professionnels, dont six aux niveaux AA et AAA. En 2011, les Phillies l'avaient inséré dans leur formation des 40 joueurs, mais une série de blessures avaient couru à sa perte à partir de là.

Que faisait-il parmi tous les aspirants qui tentaient d'impressionner les entraîneurs des Champions? La réponse est simple. S'il jouait à sa position naturelle au champ extérieur, le Britanno-Colombien aurait le statut de vétéran dans la Ligue Can-Am. Il serait le sixième vétéran de l'équipe alors que la ligue n'en permet que quatre par club. Par contre, à la suggestion de son grand ami Phillippe Aumont, il deviendrait une recrue s'il pouvait se tailler une place dans l'enclos des releveurs!

Après tout, Gillies a lancé une manche parfaite en 2016 dans l'Association américaine indépendante à Kansas City. Il a même passé deux frappeurs dans la mitaine. Vendredi, sa balle rapide a été chronométrée à 88 miles à l'heure.

«Je suis un voltigeur et c'est à cette position que j'aimerais tenter de remonter vers les Ligues majeures, la Ligue du Mexique ou dans les circuits outremer. Au début, j'avais une entente dans la Ligue atlantique où il n'y a pas de limite de vétérans par équipe, mais comme je suis Canadien, ça prend un visa de travail et c'est devenu compliqué de l'obtenir.»

Gillies connaît Phillippe Aumont depuis l'école secondaire. Ils ont représenté le Canada à maintes reprises sur la scène internationale. Ils ont gagné l'or ensemble aux Panams de 2015. Ils ont été repêchés par les Mariners de Seattle. Ils se sont suivis dans leurs filiales et ils ont même été impliqués dans le même échange aux Phillies contre Cliff Lee.

Aujourd'hui, Aumont tente un retour au jeu avec les Champions et le Gatinois a convaincu son ami de tenter l'expérience avec lui.

«Phil m'a dit de m'essayer au monticule. Je me débrouille bien, mais j'ai tout à apprendre. Je n'ai pas la mécanique d'un véritable lanceur. Je suis ici pour ça, mais aussi pour rester actif dans les pratiques au bâton au cas où un poste s'ouvrirait dans une autre équipe canadienne. Je pourrais jouer à Québec, Trois-Rivières ou Winnipeg. Je n'ai aucune idée de ce que l'avenir me réserve, mais je n'ai pas fini avec le baseball.»

Les Champions en ont suffisamment vu vendredi pour poursuivre l'essai la semaine prochaine. Carson Helms (23 ans), un voltigeur américain au bras canon avec un solide coup de bâton a aussi été invité au camp principal tout comme Curtis Johnson (26 ans), un lanceur droitier de Sudbury. Des problèmes de visa l'ont empêché de lancer dans la Ligue Frontier cette année.




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