Ottawa a passé le test

Plusieurs milliers de personnes ont bravé le froid,... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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Plusieurs milliers de personnes ont bravé le froid, samedi soir, afin d'assister au Red Bull Crashed Ice.

Patrick Woodbury, Le Droit

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Le Red Bull Crashed Ice a attiré beaucoup de monde à sa première présentation à Ottawa. Même le premier ministre Justin Trudeau s'est pointé à cet événement international de « Ice Cross Downhill ».

Mais combien de gens exactement ont visité le site de l'événement situé aux écluses du canal Rideau, samedi soir, lors des finales ? Mystère.

Les organisateurs ne voulaient pas se prononcer, invitant les médias à communiquer avec la GRC après les courses afin d'obtenir réponse. Celle-ci a renvoyé la balle dimanche aux dirigeants de Red Bull.

Quant à la Police d'Ottawa, elle a chiffré la foule à 15 000 personnes. Ça n'inclut toutefois pas les espaces du parc Major et de la rue York où étaient installés des écrans géants.

Peu importe l'estimation, l'équipe du Crashed Ice tirait un bilan positif. « Ottawa a passé le test », a soutenu le directeur général d'Ottawa 2017, Guy Laflamme, une heure après la compétition.

« Quand le public répond comme ça, c'est signe qu'il y a un futur ici pour un tel événement », a affirmé pour sa part Patrice Drouin, le président de la firme Gestev qui s'occupe de l'organisation de ce championnat du monde.

« C'est sur que la première fois qu'on exploite un site, il y a des trucs que nous pourrions faire de façons différentes. Il y avait des problèmes de circulation d'un bord à l'autre du site. Mais il y a des solutions. »

Drouin a rappelé que Québec, qui a accueilli la compétition à 10 reprises, avait aussi dû s'adapter au fil des ans. « Au début, nous avions deux ou trois passages sous la piste. À la fin, nous étions rendus à sept », a-t-il rappelé.

Est-ce que le Crashed Ice reviendra dans le coin ?

Le sort d'Ottawa repose entre les mains de Red Bull, qui désirerait ramener sa compétition, mais d'une façon cyclique. En coulisses, il est question d'une rotation possible avec deux autres villes canadiennes.

Edmonton a accueilli une étape en 2015, Québec prenant la relève en 2016. Ce qui laisse présager que 2020 pourrait s'avérer à nouveau le tour de la capitale.

« Je crois que nous avons démontré notre sérieux », a soutenu Laflamme.

C'est lui qui a eu l'idée d'attirer les kamikazes sur lames dans la région. C'est lui qui voulait tenir le tout sur ce site du patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est lui qui a convaincu plusieurs partenaires, dont Parcs Canada et la CCN, d'embarquer dans l'aventure pour donner le ton aux célébrations du 150e anniversaire de la Confédération.

« Les gens de Red Bull étaient vraiment enthousiastes et épatés par la qualité de la production », a affirmé Laflamme, vantant les « images fabuleuses » qui ont été diffusées un peu partout dans le monde.

Dans l'inconnu

Les organisateurs estimaient avant le Crashed Ice que le site pourrait recevoir environ 30 000 personnes. Mais ils baignaient dans l'inconnu. Jamais un événement de cette ampleur n'avait eu lieu aux écluses.

« J'ai entendu souvent les gens dire que c'était un peu comme la Fête du Canada, mais à l'hiver avec la rue Wellington qui était fermée et en ayant une densité de gens de la sorte autour du carré de la Confédération, a lancé Guy Laflamme. On a même dû fermer l'avenue Mackenzie, ce qui n'était pas prévu (...) On est au-delà de dire qu'on est en extase tellement on est heureux des résultats. C'est au-delà de toutes nos attentes. »

Les champions défendent leur titre

Le Crashed Ice est débarqué à Ottawa pour la première fois ces derniers jours. Le double champion de l'événement aimerait voir son sport aboutir maintenant aux... Jeux olympiques. « Tu as vu d'autres disciplines similaires, dont le ski cross, être admises ces dernières années », a rappelé Cameron Naasz après avoir gagné le titre mondial de « Ice Cross Downhill » pour une deuxième année de suite. L'Américain du Minnesota a mené la course des hommes du début jusqu'à la fin, samedi soir. Un de ses rivaux et favoris de la foule, l'Ontarien Scott Croxall, a chuté tôt lors de la finale. « Quand j'ai entendu l'annonceur maison dire que Scott était tombé, je me suis mis à mieux respirer », a avoué Naasz. Chez les femmes, l'Ontarienne Jacqueline Legere a aussi défendu avec succès son titre, remportant l'épreuve finale devant Maxie Plante, de Magog. La vedette québécoise Myriam Trépanier a pris le cinquième rang.

La malchance de Lefebvre

Il n'y a pas eu de miracle sur glace pour Dominique Lefebvre. La patineuse extrême de Cantley espérait causer la surprise devant les siens lors de la dernière étape du Championnat du monde. Elle a plutôt terminé 10e. Son parcours s'est terminé en quart de finale après avoir été victime d'une chute dans le sprint final. « Je suis vraiment déçue, surtout que j'avais eu un bon départ, que j'étais en avance », a réagi la favorite locale, qui cachait mal sa frustration au fil d'arrivée. La femme de 28 ans estimait que son adversaire française Sandrine Rangeon l'avait poussée par-derrière. Lefebvre dit qu'elle a tout de même savouré les derniers jours à patiner à la maison. « C'était magique », a-t-elle dit. « Je vais m'en rappeler pour le reste de mes jours. C'était le fun de voir tout le monde ici. Il faisait tellement froid. Les gens étaient braves. »




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