Anabelle Langlois de retour à Ottawa

La double Olympienne Anabelle Langlois ne chôme pas... (Martin Roy, Le Droit)

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La double Olympienne Anabelle Langlois ne chôme pas depuis sa retraite en 2010. Elle est devenue entraîneuse et maman.

Martin Roy, Le Droit

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Son élève était nerveux sur la glace. Elle aussi, plantée debout contre la bande de l'aréna de la Place TD à l'encourager.

Pas facile la nouvelle carrière de la double olympienne Anabelle Langlois. L'ancienne patineuse artistique de Hull a troqué lames et costume pour un manteau chaud et un foulard, lundi, lors de la première journée des championnats canadiens à Ottawa.

Langlois campe le rôle d'entraîneur depuis six ans en compagnie de son conjoint Cody Hay. « Quand j'ai pris ma retraite après les Jeux à Vancouver, je ne voulais plus rien savoir du patinage artistique », a-t-elle avoué.

« J'étais retournée à l'école. Mais mon ancien entraîneur Lee Barkell m'a convaincu de l'aider. »

Quelques mois plus tard, Hay et elle déménageaient à Calgary pour se joindre à un nouveau club. Depuis, ils ont formé de jeunes champions.

« La dernière fois que les championnats ont eu lieu à Ottawa en 2014, un de nos jeunes couples novices avait gagné. »

Cette fois-ci, Langlois s'est pointée avec trois patineurs dans son ancien patelin. Yu Jin Armstrong était le premier à fouler la patinoire lundi après-midi.

L'ado de 14 ans a chuté deux fois lors du programme court chez les novices hommes, terminant 14e.

« Ça m'arrache le coeur, oui et non, a dit Langlois. Il est jeune. Il possède un talent naturel. Mais c'est sa première année aux championnats. Il a beaucoup d'expérience à gagner. Il ne s'entraîne pas comme il le faut. Il est content d'atterrir un saut par semaine. Mais plusieurs des autres hommes atterrissent leurs sauts plusieurs fois par jour. J'espère qu'il va apprendre en voyant tout ça cette semaine. »

Armstrong, lui, est excité de pouvoir s'entraîner sous les ordres d'une ancienne championne canadienne qui a terminé neuvième aux JO en 2010. Il retenait un conseil qu'elle lui a refilé avant de débarquer à Ottawa.

« Amuse-toi », a relaté le jeune patineur, un brin gêné. Un peu plus tard, il a avoué que Langlois était « très exigeante » sur ses élèves.

« Quand je ne veux pas faire quelque chose à l'entraînement, elle ne me lâchera pas. Elle va s'assurer que je persévère. »

Le commentaire arrache un sourire au coach et aussi jeune maman. Hay et elle sont les parents de deux enfants. Leur fille âgée de trois ans et demi semble déjà attirée vers le patinage artistique.

« Elle aime tout ce qui est une robe avec des brillants... Donc c'est bien possible qu'elle aime le patin », a lancé en riant Anabelle Langlois, qui fêtera ses 36 ans en juillet.

Les championnats canadiens se poursuivent mardi à la Place TD avec des épreuves chez les novices et juniors. Les gros noms, dont le triple champion du monde Patrick Chan, seront en action dès vendredi.

Il s'agit du premier de nombreux événements sportifs majeurs à se dérouler à Ottawa en 2017 afin de souligner le 150e anniversaire de la Confédération.

Accueillir le monde en 2020 ?

Helsinki accueillera les championnats du monde de patinage artistique en mars prochain. L'année suivante, ce sera un arrêt à Milan, puis dans la ville japonaise de Saitama en 2019. Et si c'était le tour d'Ottawa en 2020 ?

Patinage Canada ne ferme pas la porte à l'idée. Au contraire.

« Nous sommes toujours intéressés à présenter des événements de l'Union internationale de patinage (ISU). Les championnats du monde possèdent toujours un cachet spécial. La dernière fois que nous les avons accueillis au pays, c'était en 2013. Donc si tu regardes un peu la tendance, tu remarques que l'événement revient au Canada dans un intervalle de cinq à sept ans... Tu peux faire le calcul », a soutenu au Droit la chef de direction, Debra Armstrong.

« Je peux t'assurer que la prochaine fois que ce sera notre tour, nous allons soumettre notre candidature. Nous avons plusieurs villes au pays qui peuvent recevoir un événement de la sorte... Ce que je peux te dire, c'est qu'il y a une communauté qui possède une signification particulière aux Canadiens qui sera mise à l'avant-plan. »

Ottawa a déjà été hôte des Mondiaux en 1978 et 1984, chaque fois à l'aréna de la Place TD, dont la capacité atteint la barre des 9000 sièges. Si les meilleurs patineurs de la planète reviennent un jour dans la capitale du pays, tout indique que ce sera au centre Canadian Tire qui peut asseoir plus de 18 000 spectateurs.

L'an dernier, les championnats du monde ont été présentés au TD Garden de Boston. Plus de 15 000 personnes avaient assisté notamment aux finales chez les femmes seniors.

Le Canada a accueilli l'événement à 10 reprises, dont en 2006 à Calgary.

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