L'avenir prometteur pour Natation Gatineau

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Victoria Blouin était l'une des quelque 170 membres à représenter le club de natation de Gatineau.

Martin Roy, Le Droit

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Environ 1000 nageurs, la plupart âgés de 15 ans et plus. Certains aspirent à accéder à l'équipe nationale. D'autres ignorent encore leur immense potentiel.

Tout ce monde participait depuis vendredi au Grand Prix de Gatineau. Une compétition qui a attiré plusieurs clubs ontariens et quelques-uns du Québec, dont un de l'Abitibi.

Un événement organisé surtout afin de mettre en vedette les espoirs locaux. Des noms qui reviendront plus souvent dans l'actualité dans les prochaines années.

Tiens il y a celui de Brandon Lacroix. Un ado de 15 ans qui a gagné cinq médailles, dont l'or dimanche soir en finale du 200 m papillon. Il a touché le muret sept secondes plus vite que son plus proche poursuivant.

« Il connaît une compétition fantastique », a avoué plus tôt dans la journée Brian Kelly, le nouvel entraîneur-chef de Natation Gatineau.

Ce dernier occupe le poste depuis seulement trois mois. Mais il a vite appris à connaître la relève du club.

« Brandon excelle en style libre, mais ce sont surtout ses performances en style papillon qui lui ont permis de se retrouver dans la mire de la Fédération de natation du Québec et du programme de développement de l'équipe nationale », a indiqué Kelly.

Il n'est pas le seul nageur du club gatinois dont les résultats sont épiés. Ses coéquipiers Louis Bertrand et Xavier Pimentel, tous deux âgés aussi de 15 ans, se distinguent depuis plusieurs mois.

Puis du côté féminin, il y a Audrey Lafrenière et Sara Godon qui font des vagues. La première n'a que 14 ans tandis que la seconde, âgée de 16 ans, a notamment gagné les épreuves de 200 m libre et 400 m quatre nage.

« Sara va participer la semaine prochaine à l'International junior de l'Ontario, qui s'avère l'une des rencontres de groupes d'âge les plus rapides en Amérique du Nord », a fait remarquer Kelly.

Ils étaient plus de 170 membres de Natation Gatineau à prendre le départ d'une course durant le week-end. Le club compte 760 nageurs dans ses rangs.

« Une grosse machine », a avoué Brian Kelly, avant d'apporter un bémol.

« Il reste encore beaucoup de travail à faire. Le club a dû composer avec plusieurs changements importants ces dernières années avec notamment trois entraîneurs-chefs qui se sont succédé. »

Michel Bérubé a délaissé ses fonctions en avril 2015. Pierre Lafontaine avait pris la relève, mais il est demeuré à la barre pendant seulement six mois, remettant sa démission afin de joindre Ski de fond Canada.

Robert Toupin était alors sorti de sa retraite pour dépanner le club en attendant l'arrivée d'un nouvel instructeur-chef.

Natation Gatineau espère obtenir une certaine stabilité avec la venue de Kelly, qui dirigeait à Toronto auparavant. Le principal intéressé a répété qu'il compte demeurer longtemps en Outaouais.

« J'ai 47 ans. J'ai trois filles et une conjointe. C'est une aventure à long terme dans laquelle notre famille embarque. Mon épouse est notamment la gérante de l'équipe. Puis je crois fermement qu'une certaine stabilité s'avère importante pour l'avenir du club. »

L'objectif du nouvel entraîneur ? Que Natation Gatineau devienne « une pépinière » pour l'équipe nationale d'ici quatre à huit ans.

« Nous pouvons croire dans le développement d'un programme qui formera des nageurs pouvant participer à des championnats du monde juniors, aux championnats panpacifiques ou autres compétitions internationales », a soutenu Kelly.

« Je réalise que tous les clubs au pays vont dire la même chose, qu'ils veulent être parmi les meilleurs. Mais ici, nous avons les ressources et aussi les installations pour y arriver. »

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