Bain de foule olympique à Ottawa et Gatineau

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Plus de 250 athlètes qui ont participé aux Jeux de Rio étaient de passage dans la région, mercredi.

Patrick Woodbury, LeDroit

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La joueuse de tennis Eugenie Bouchard qui prend une photo du premier ministre Justin Trudeau. La plongeuse Roseline Filion et la nageuse Penny Oleksiak qui multiplient les autographes ici et là devant des enfants émerveillés.

C'était jour de fête, mercredi, dans la capitale nationale. Le gouvernement du Canada a décidé de célébrer plus de 250 athlètes qui ont participé aux Jeux olympiques et paralympiques à Rio. Certains ont gagné des médailles, d'autres ont fait pleurer de joie ou de tristesse les gens, il y a trois mois, avec leurs histoires touchantes.

La matinée a commencé par des bains de foule, des deux côtés de la rivière des Outaouais.

Environ 80 athlètes ont tenu des ateliers de démonstration de leurs sports respectifs au centre sportif de Gatineau où 400 élèves les attendaient. Il y avait notamment de l'escrime, de la gymnastique et du volley-ball au menu.

Les autres athlètes, eux, se trouvaient au même moment à l'Université d'Ottawa. Puis en après-midi, c'était direction vers le parlement où la famille olympique était attendue à la Chambre des communes.

Les athlètes olympiques ont profité de leur passage... (La Presse canadienne) - image 2.0

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Les athlètes olympiques ont profité de leur passage aux Communes pour se prendre en photo avec le premier ministre Trudeau.

La Presse canadienne

« Un moment spécial pour moi de revenir dans le coin, a avoué Filion, qui a gagné le bronze en août à Rio au 10 m synchro aux côtés de Meaghan Benfeito. «C'est ici à Gatineau que j'ai assuré en avril ma place aux Jeux. De bons souvenirs.»

La plongeuse québécoise âgée de 29 ans, qui a grandi à Laval, a participé à la Coupe Canada de plongeon lors des quatre dernières années à la piscine du centre sportif. Elle est devenue rapidement une des favorites de la foule.

«Le temps passe si vite, a reconnu Filion. Ça fait peut-être trois mois que les Jeux ont pris fin, mais j'ai encore l'impression que ça se passait hier. Pourtant, j'ai eu la chance de retourner à l'école et même faire un voyage depuis mon retour de Rio. C'est le fun de voir les Jeux de retour dans l'actualité.»

Un peu plus loin dans la palestre du centre sportif, on pouvait apercevoir la gymnaste Ellie Black, qui avait terminé cinquième au Brésil. Se retrouver à Gatineau possédait aussi une signification particulière.

«Elle (Black) s'est qualifiée en vue des Jeux ici. Nous avions accueilli les sélections de l'équipe canadienne au printemps, a rappelé l'entraîneur-chef du club Unigym, Dave Fallon.

«Elle avait même apposé sa signature sur une de nos poutres. Elle avait fait la même chose en 2012 quand les sélections avaient eu lieu ici (...) Si tu regardes ces jeunes filles qui attendent de la rencontrer, peut-être qu'une d'elles deviendra une gymnaste à son tour dans quelques années.»

La nageuse synchronisée de Gatineau, Karine Thomas... (Archives, La Presse canadienne) - image 3.0

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La nageuse synchronisée de Gatineau, Karine Thomas

Archives, La Presse canadienne

Karine Thomas repousse la retraite

La retraite attendra «au moins une autre année» pour Karine Thomas.

La nageuse synchronisée de Gatineau a décidé de poursuivre sa carrière après s'être accordé trois mois de réflexion. Épuisée, elle songeait à remiser pince-nez et maillot après avoir terminé septième en compagnie de Jacqueline Simoneau aux JO, à Rio.

«Peu de temps après les Jeux, je n'aurais pas effectué le même choix qu'aujourd'hui. J'avais besoin d'une pause, de revenir chez moi et me reposer, a-t-elle expliqué, mercredi, lors des célébrations des athlètes olympiques dans la capitale nationale.

«Ça m'a fait du bien d'être à la maison.»

Thomas, 27 ans, dit avoir arrêté son choix après de multiples discussions avec Synchro Canada et les entraîneuses de l'équipe nationale. Sa coéquipière Simoneau a aussi beaucoup jasé avec elle.

Tout ce monde tentait de la convaincre de continuer à nager.

Mais la principale intéressée n'était pas chaude à l'idée de retourner à Montréal et se taper l'entraînement rigoureux quotidien des huit dernières années. Les deux parties ont trouvé un compromis.

«D'ici le mois d'avril, Jacqueline et moi, nous allons nous entraîner chacune de notre bord. Elle à Montréal, moi à Gatineau. Je vais essayer d'aller nager deux ou trois fois par semaine, si possible, à Montréal. Ou ce sera elle qui viendra ici, a expliqué Karine Thomas.

«Nous sommes chanceuses que notre fédération nous appuie et nous permet de faire ça. Oui, ce sera un défi. Mais s'il y a deux personnes qui peuvent y arriver, c'est nous.»

Il reste que Thomas et Simoneau devront batailler afin d'obtenir leur billet en vue des championnats du monde qui auront lieu à Budapest, en juillet 2017. Synchro Canada tiendra des essais afin de déterminer l'identité de son duo pour cette compétition.

Mais si ses dirigeants ont fait des pieds et des mains afin de convaincre la paire de nager à nouveau ensemble, c'est que la relève se fait attendre. «Pour l'instant, je prends une année à la fois. Dans ma tête, c'est possible que ces championnats soient ma dernière compétition en carrière, a ajouté Thomas.

«Je continue à nager car je sais que nous sommes capables de faire encore mieux comme duo. Nous n'avons pas tout montré aux gens lors des Jeux. Et je ne veux pas terminer ma carrière comme ça...»

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