De Grasse tient promesse à sa mère et retourne à l'école

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Le sprinter Andre De Grasse et sa mère Beverley

La Presse canadienne

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Lori Ewing
La Presse Canadienne
TORONTO

Andre De Grasse a pris une pause entre deux cours à l'Université Southern Californie et pour une fois, il n'a rien d'autre à faire.

Il n'a pas d'entraînement sur piste ou de séance en gymnase à l'horaire du jeune homme de 21 ans, qui n'a pas couru depuis ses débuts olympiques spectaculaires aux Jeux de Rio. Il a le nez dans les livres, alors qu'il termine ses cours en sociologie - remplissant une promesse faite à sa mère, Beverley.

«J'avais fait cette promesse à ma mère et à beaucoup de personnes, même ici à USC, que je reviendrais terminer ce que j'avais commencé parce que je ne voulais pas laisser ce chapitre de ma vie derrière moi, a raconté De Grasse après un cours, à partir de Los Angeles. J'ai tellement apprécié mon temps ici à USC et beaucoup de personnes m'ont vu faire des efforts et je ne voulais pas laisser ça tomber. Je trouvais que c'était le bon moment pour revenir maintenant que les Olympiques sont terminés.»

L'objectif du sprinter de Markham, en Ontario, était de prendre deux mois de repos après avoir gagné une médaille d'argent et deux de bronze à Rio, mais il demeure actif en jouant au basketball ou au soccer avec des amis.

Cependant, De Grasse allait recommencer son entraînement vendredi. Il devait s'envoler vers Phoenix jeudi soir pour travailler avec l'entraîneur Stu McMillan pendant le week-end et il prévoit passer deux ou trois jours par semaine en Arizona jusqu'à la fin des classes, quand il pourra s'installer à Phoenix. Il obtiendra son diplôme en décembre.

De Grasse avait grandement besoin d'une pause, soutient McMillan.

«Quand vous regardez les 18 derniers mois de la carrière d'Andre, c'est assez difficile et je pense qu'il avait besoin d'un plus long congé que la majorité, a dit McMillan, à partir de Phoenix. Il a pris quelques semaines de repos après les mondiaux en 2015 et il était de retour à l'entraînement. C'est presque 18 ou 24 mois d'entraînement avec deux compétitions majeures. Il était donc prudent de lui accorder une plus longue période de récupération.»

De Grasse est devenu une étoile internationale depuis qu'il a quitté le campus de USC l'hiver dernier, sacrifiant sa dernière saison d'admissibilité dans la NCAA pour faire le saut chez les professionnels. Ses amis l'ont cependant rapidement ramené sur terre.

«Il y en a plusieurs qui font des blagues parce qu'ils me connaissaient avant les Olympiques, ils me le rappellent tout le temps pour ne pas que je fasse la grosse tête, a dit De Grasse en riant. Ils s'assurent que je reste humble.»

Cependant, il a pris beaucoup de photos avec des étudiants et a même participé à des conférences à la demande de ses professeurs.

De Grasse a été une des étoiles canadiennes à Rio, sa relation avec l'étoile jamaïcaine Usain Bolt créant des images extraordinaires.

Bolt participera aux championnats mondiaux d'athlétisme l'été prochain à Londres, dans ce qui sera son dernier tour de piste. De Grasse a hâte de côtoyer Bolt, 30 ans, à nouveau.

«Si c'est sa dernière compétition, je veux pleinement en profiter et m'amuser et tout donner une dernière fois, a déclaré De Grasse. Ce sera intéressant de voir à quel niveau je suis l'année prochaine et quel sera aussi son niveau.»

Quand on le questionne sur ses chances de détrôner l'homme le plus rapide au monde, De Grasse reste toutefois prudent. Le jeune sprinter croit que sa confiance en lui est parfois mal interprétée.

«J'ai remarqué que par le passé, on me disait parfois au sujet de mes entrevues qu'elles donnaient l'impression que je suis arrogant alors que ce n'est pas ce que les gens perçoivent quand ils me rencontrent, a relaté De Grasse. Je ne veux pas agacer les gens et sonner arrogant en disant que je vais battre Bolt. Mais en même temps, je suis confiant et je crois pouvoir rivaliser avec lui et le battre.»

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