Choisir entre vélo et patins

Vincent De Haître a remporté deux médailles d'or... (Archives AFP)

Agrandir

Vincent De Haître a remporté deux médailles d'or l'hiver dernier sur le circuit de la Coupe du monde en patinage de vitesse longue piste.

Archives AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Vincent De Haître aura une décision importante à prendre après les Jeux olympiques de 2018 en Corée du Sud.

Est-ce que l'athlète franco-ontarien, qui aura alors 24 ans, continuera à patiner ? Ou délaissera-t-il ses lames pour son vélo ?

La question est revenue sur le tapis, il y a une dizaine de jours, lorsque De Haître, membre de l'équipe olympique canadienne en patinage de vitesse sur longue piste à Sotchi, a gagné deux titres nationaux en... cyclisme sur piste. Il a remporté l'or au 1000 m de même qu'au tour lancé au vélodrome de Milton, qui a servi aux Jeux panaméricains l'an dernier.

« Patinage de vitesse Canada m'a donné la permission de participer à ça. Moi, je voulais d'abord m'amuser, mais aussi démontrer que le vélo sur piste m'intéresse encore », a raconté De Haître, qui a connu une brillante carrière junior en cyclisme. Il a pris plusieurs départs importants avant de se concentrer ses efforts sur l'anneau de glace.

Une décision qui a été payante puisque la fierté de Cumberland a participé aux JO en 2014, terminant 20e. Il a gagné deux fois l'or l'hiver dernier sur le circuit de la Coupe du monde.

Vincent De Haître... (Courtoisie) - image 2.0

Agrandir

Vincent De Haître

Courtoisie

Ce qui laisse présager de belles choses aux prochains Jeux dans deux ans.

« Après ces Jeux-là, peut-être que je vais changer de sports et voir si je peux me qualifier en vélo de piste en 2020 à Tokyo. La porte n'est pas fermée... Surtout que j'ai toujours dit à Cyclisme Canada que je reviendrais peut-être un jour. »

De Haître s'est pointé à Milton avec peu de préparation. « Deux semaines », a-t-il précisé.

Ce qui rend sa performance encore plus remarquable.

« Je ne peux pas être plus content. J'ai dû concevoir moi-même mon plan d'entraînement. Je suis arrivé à la compétition en me disant que j'allais avant tout m'amuser, que je ne devais pas prendre ça trop au sérieux. »

Son vélo a déjà été remisé à son retour à Calgary, site du centre d'entraînement de l'équipe canadienne de patinage de vitesse sur longue piste. Une première course l'attendait justement le week-end dernier.

« Pas ma meilleure course », a avoué Vincent De Haître, qui a passé l'été à s'entraîner en compagnie des patineurs de longue distance. Il aimerait se taper des courses de 1500 et 10 000 m dans les prochains mois sur le circuit international.

Mais pas question de délaisser les plus courtes distances.

« Je demeure un spécialiste du 1000 m », a-t-il pris le soin de noter.

Le fait saillant de la prochaine saison de patinage de vitesse sera cet arrêt à PyeongChang, site des JO en 2018. Les championnats du monde y seront présentés.

« J'ai déjà hâte », a confié De Haître en concluant l'entrevue.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer