Karine Thomas plongée dans le flou

Karine Thomas assistait dimanche à la projection de... (Martin Roy, LeDroit)

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Karine Thomas assistait dimanche à la projection de Parfaites, documentaire de Jérémie Battaglia sur l'équipe canadienne de nage synchro.

Martin Roy, LeDroit

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Un mois déjà qu'elle a nagé à Rio. Un mois déjà qu'elle réfléchit à son avenir.

Karine Thomas tire déjà une première conclusion. «Je suis un perdu dans ce que je veux faire», avoue la double Olympienne originaire de Hull.

La femme fêtera ses 28 ans en janvier. C'est la vétérante de l'équipe canadienne de nage synchronisée.

Toutes les membres de la formation profitent d'un congé de trois mois. Le retour à l'entraînement est prévu après la période des Fêtes à Montréal.

«Je ne sais pas si je vais revenir dans la piscine en janvier, souligne Thomas, qui songe à la retraite.

«Chaque jour, je pèse le pour et le contre. Je savais que ce ne serait pas une décision facile.»

Mais dans sa voix, on sent que le choix s'avère encore plus déchirant.

D'abord parce que Synchro Canada essaie de la convaincre de ne pas remiser son maillot. «On aimerait bien que je continue à faire la paire avec ma partenaire Jacqueline Simoneau. Nous formons un beau duo», souligne Thomas, qui a gagné quelques médailles internationales avec sa jeune amie.

Simoneau et elle ont terminé septièmes aux JO, à Rio à la mi-août.

«Je pense qu'ils (les dirigeants de la fédération nationale) ont peur de ne pas être en mesure de trouver une remplaçante. Mais je ne veux pas juste faire ça pour eux. Si je continue, je dois le faire pour moi aussi. Si mon coeur ne suit pas, ça ne serait pas génial.»

Karine Thomas pratique la nage synchro depuis une quinzaine d'années. La dernière décennie, elle l'a passé loin des siens, s'expatriant à Montréal.

Depuis un mois par contre, l'athlète est rentrée à la maison. Pour réfléchir. Pour renouer avec sa famille et ses amies. Et aussi pour reprendre des études, cette fois-ci en marketing à l'Université du Québec en Outaouais (UQO).

Thomas avait le nez plongé dans les livres dimanche sur l'heure du dîner. Elle avait des devoirs à compléter avant de prendre la direction du cinéma d'Aylmer.

Une projection du film Parfaites l'attendait. Ce documentaire du réalisateur Jérémie Battaglia part à la découverte d'un «sport méconnu». Il relate le parcours de l'équipe canadienne de nage synchro dans sa tentative de se qualifier pour les Jeux olympiques.

Le réalisateur a eu droit à un accès unique, que ce soit au centre d'entraînement ou lors de compétitions sur la scène internationale.

«Jérémie a été présent pendant deux ans, a indiqué Karine Thomas.

«La première chose que tu remarques, c'est à quel point les images sont magnifiques. Le côté artistique est incroyable.»

Mais ce n'est pas un documentaire rose bonbon. Le long métrage regorge aussi de scènes émouvantes et se veut un témoin des exigences athlétiques et psychologiques de ce sport.

«Il y a des images dures... qui peuvent sembler choquantes. Nous voyons et entendons par exemple notre entraîneuse hurler. Ça met les choses en perspectives», souligne Thomas, qui parle de «film qui fait réfléchir».

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