Du ski de fond à l'aviron

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De gacuche à droite: l'entraîneur Roger Meager, Kevin Chung, Andrew Stewart-Jones et Ben De Wit

Courtoisie

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Son enfance a été passée à Chelsea, à skier dans le parc de la Gatineau. Ses études se sont déroulées à l'école secondaire de l'Île.

Puis sa première médaille en carrière à un championnat du monde, il l'a gagnée sur... l'eau et non la neige aux Pays-Bas. Plus précisément il y a une dizaine de jours, à Rotterdam.

Faites la connaissance d'Andrew Stewart-Jones.

Si son nom de famille semble familier, c'est normal. Sa famille excelle en ski de fond sur la scène nationale depuis plusieurs années.

Ses soeurs Katherine et Emilie ont participé aux championnats du monde juniors dans cette discipline. Son frère Patrick a affronté les meilleurs fondeurs en mars dernier lors de l'épreuve de la Coupe du monde des sprints au parc Jacques-Cartier.

Sauf qu'Andrew, l'aîné du clan à l'âge de 26 ans, se distingue maintenant en aviron. «Un sport que j'ai commencé à pratiquer en 2012 quand j'ai réalisé que je ne pouvais pas aller plus vite en ski de fond, a raconté Stewart-Jones lorsque joint en Europe. Puis je n'avais pas le gabarit pour exceller dans ce sport. Tu as besoin d'être petit ou de moyenne taille.»

Lui, il fait 1,93 m (6' 4") et 102 kg (225 livres).

«Je peux générer beaucoup de puissance avec mes jambes. C'est excellent pour l'aviron.»

Stewart-Jones fait équipe en ce moment avec Ben de Wit à l'épreuve de deux de pointe masculin avec barreur. Le duo a terminé derrière l'équipage britannique, champion du monde en titre, à Rotterdam.

Les Italiens ont pris le troisième rang à seulement 0,17 seconde de la paire canadienne.

«Il s'agissait de ma première compétition internationale. C'était un excellent départ et ça rend les choses intéressantes pour mon partenaire et moi», a avoué Stewart-Jones.

Surtout, l'équipage canadien a été confronté à un cocktail météo qui donnerait des maux de coeur à monsieur et madame tout le monde. «Les conditions changeaient continuellement. La première journée lors des qualifications, les vents ont atteint une pointe de 50 km/h. Ça provenait sur le côté des bateaux. C'était assez fou de ramer là-dedans, a souligné l'athlète de l'Outaouais.

«En finale, nous avions un vent de face. Nous avons été 35 secondes plus lents en raison de ça.»

Ce résultat lui fait dire que les Jeux olympiques de 2020 à Tokyo s'avèrent un objectif réaliste.

«Surtout qu'il y a des changements qui s'en viennent à Aviron Canada. Certains athlètes songent à prendre leur retraite. Et si j'avais été aussi rapide à pareille date l'an dernier, nous aurions probablement participé aux Jeux à Rio.»

Avant de retourner sur l'eau, Andrew Stewart-Jones a rendez-vous sur les bancs d'école à l'automne. Il lui reste une session afin d'obtenir son baccalauréat en administration à l'Université Trent.

«Après, je retourne à Victoria où je m'entraîne», a-t-il souligné.

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