Madison MacKenzie en quête de médailles

La kayakiste Madison MacKenzie met la touche finale... (Courtoisie)

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La kayakiste Madison MacKenzie met la touche finale à sa préparation en vue des championnats du monde de vitesse chez les moins de 23 ans. Un événement qui se déroulera du 23 au 28 juillet à Minsk, en Biélorussie.

Courtoisie

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Madison MacKenzie se trouve ces jours-ci au bassin olympique du parc Jean-Drapeau, à Montréal.

La kayakiste de Chelsea met la touche finale à sa préparation en vue des championnats du monde de vitesse chez les moins de 23 ans. Un événement qui se déroulera du 23 au 28 juillet à Minsk, en Biélorussie. « Je pars le 19 et j'ai très hâte », lance MacKenzie au bout du fil.

C'est que sa saison a mal commencé en mai. L'athlète âgée de 20 ans participait aux essais olympiques à Lake Lanier, en Géorgie. 

« Ça ne s'est pas bien passé. Je rêvais à Rio, même si c'était vraiment ambitieux de ma part », avoue la triple championne canadienne. Cette dernière avait décidé de tenter sa chance avec Hannah Vaughn à une épreuve biplace.

« Je voulais vivre le processus des essais pour me préparer en vue des Jeux de 2020 à Tokyo. Ma course n'a pas été géniale. Mon résultat m'a déçu. »

Ce qui fait en sorte que ce produit du club Cascades a décidé de retrousser ses manches. Elle a pris la direction de Lac-Beauport afin de s'entraîner avec d'autres membres de l'équipe nationale. « Un endroit inspirant. L'atmosphère est super positive. Le champion du monde en monoplace 200 m, Mark de Jonge, s'entraîne là-bas », a-t-elle noté.

MacKenzie est arrivée prête et surtout motivé aux deuxièmes essais de la formation canadienne en juin à Montréal. Elle a obtenu son billet pour Minsk.

Et elle tenait à participer à ces Mondiaux. « L'an passé, nous nous étions classées cinquièmes en K4 500 m. L'objectif cette fois-ci est de se retrouver sur le podium. Nous avons travaillé fort. »

Ce sera sa seule épreuve aux championnats du monde, à moins que les entraîneurs modifient leur plan à la dernière minute. Elle ne s'en plaint pas.

« Se retrouver en bateau d'équipe, tu côtoies d'autres filles, tu découvres d'autres façons de pagayer », note Madison MacKenzie, qui rappelle que les kayakistes féminines atteignent leur apogée à la fin de la vingtaine. « Même au début de la trentaine », précise-t-elle.

Donc, pas question pour elle de brûler les étapes. La patience est de mise. Elle le sait.

« Chaque jour, j'essaie d'améliorer ma technique. Je fais aussi beaucoup d'exercices d'aérobie pour améliorer mon explosivité. J'ai quatre autres années devant moi. »

Et toujours en quête de devenir meilleure, elle a passé trois mois à s'entraîner au sein de l'équipe de France, plus tôt en 2016. « C'était la deuxième année que je faisais ça. C'était vraiment spécial. [...] J'ai pu pagayer avec une championne d'Europe. »

En prime, MacKenzie a pu peaufiner son français, qui s'avère déjà excellent.

Ce ne sera pas l'unique athlète du club Cascades à effectuer le voyage en Biélorussie. Tess Peterman prendra part aux épreuves chez les juniors en canoë féminin.

La Nouvelle-Zélande a pigé au club Cascades

La Nouvelle-Zélande a recruté en Outaouais afin de relancer son programme masculin de kayak de vitesse.

Frédéric Loyer occupe le poste d'entraîneur-chef de l'équipe nationale de ce pays depuis six mois. Il occupait un rôle similaire lors des deux années précédentes au club Cascades, à Chelsea.

« J'étais déchiré à l'idée de quitter le club », a raconté Loyer au bout du fil.  « J'ai passé deux ans d'une richesse humaine fabuleuse. La communauté m'avait accueilli et aidé. Ce fut difficile de quitter cet environnement. »

Né en France, Loyer a dirigé pendant une quinzaine d'années l'équipe de son pays natal.

Puis, il a traversé l'Atlantique.

Le club du Lac-Beauport l'a embauché puis ce fut le saut au sein de la formation canadienne de kayak.

Cascades a fait appel à ses services en 2014.

Sous sa gouverne, plusieurs jeunes femmes ont émergé sur la scène nationale.

« Je me sentais très bien dans le club », a rappelé Loyer, âgé de 48 ans et père de deux filles.

« Mais la Nouvelle-Zélande m'offrait une possibilité de grandir, de continuer à apprendre et un autre défi. »

Ce « challenge » comme il le mentionne, ce sont les Jeux olympiques de... 2024.

Son nouveau pays d'adoption veut former des kayakistes masculins en vue de cette édition. « Ce qu'ils (les dirigeants de la fédération néo-zélandaise) m'ont proposé était taillé sur mesure pour moi, selon mes compétences à développer des jeunes comme j'ai tenté de le faire au club Cascades », a souligné Loyer, qui se décrit comme un pigeon voyageur.

« Un jour, je vais peut-être revenir au Canada. Mais j'avais besoin d'un changement, même si je sais que ce sera difficile d'avoir un bateau sélectionné en 2024. »

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