Canoë-kayak: le Canada misera sur l'expérience

Le médaillé d'argent aux JO de Londres sera... (Archives La Presse Canadienne)

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Le médaillé d'argent aux JO de Londres sera de l'équipe expérimentée du Canada en canoë-kayak à Rio.

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Frédéric Daigle
La Presse Canadienne

Si certains des membres de l'équipe olympique canadienne de canoë-kayak se retrouveront en terrain connu à Rio de Janeiro, plusieurs de ses membres vivront l'expérience olympique pour la première fois. Ce qui ne veut pas dire que les podiums ne sont pas dans la ligne de mire de l'unifolié.

Menée par le double champion du monde et médaillé olympique de bronze, Mark de Jonge, par le médaillé d'argent des Jeux de Londres, Adam Van Koeverden, et le médaillé de bronze, Mark Oldershaw, l'équipe canadienne devrait de nouveau être dans la course pour des médailles.

«Ce sont mes troisièmes Jeux, alors je sais un peu à quoi m'attendre, a noté Oldershaw. Défendre sa médaille est une chose, mais quatre années se sont écoulées depuis que je l'ai gagnée, alors beaucoup de choses ont changé. Je ne sens pas qu'il y ait autant de pression de défendre cette médaille. En même temps, je suis très motivé à remonter sur le podium. Je suis en grande forme et je sens que je peux le refaire.

«Les temps ne cessent de baisser dans notre sport. Il y a plusieurs jeunes athlètes qui sont prêts à occuper l'avant-scène. Mais je les ai tous affrontés et je sais à quoi m'attendre.»

D'autres membres de l'équipe visent également le podium. C'est notamment le cas d'Émilie Fournel (K-1 500 m), seule représentante canadienne à Londres et qui participera au Brésil à ses troisièmes JO.

«Je m'étais imposée beaucoup de pression à Londres du fait que j'étais la seule Canadienne qualifiée, s'est-elle rappelée. Maintenant d'être capable d'y aller en équipe, mais aussi de prendre tout ce que j'ai appris au cours des huit dernières années et de mettre ça dans mes coups de pagaie, ça m'aide à garder ma concentration.»

Un changement d'entraîneur - elle est maintenant dirigée par Frédéric Jobin, qui a entraîné Caroline Brunet et maintenant de Jonge - à huit mois des qualifications olympiques et tout le travail accompli depuis lui permettent d'aspirer à une médaille à Rio.

«C'était quand même risqué, car il fallait apprendre à faire confiance, à changer de méthodes d'entraînement, a-t-elle expliqué. Il a été capable de prendre tout ce que j'avais, mes forces comme mes faiblesses, et de trouver ce qui allait fonctionner pour moi. Ça marche jusqu'à maintenant. C'est ce qui nous permet de rêver pour les Jeux de Rio. Plus le temps passe, plus on se fait confiance et ça fait une grosse différence.

«À chaque fois que je me suis retrouvée sur une ligne de départ cette année, je me disais que j'étais là où je voulais être et que j'étais prête, a ajouté l'athlète de 29 ans. Je sens que je peux donner le meilleur de moi-même à chaque course.»

Pour le reste de l'équipe - Kathleen Fraser et Genevieve Orton (K-2 500 m), Andréanne Langlois (K-1 200 m), ainsi que les slalomeurs en eau vive, Cameron Smedley (C-1) et Michael Taylor (K-1) - il s'agit davantage de jauger la compétition en vue de Tokyo 2020.

«Je pense que nous avons une très bonne équipe, bien équilibrée, a indiqué le président de la fédération canadienne, Peter Giles. Je pense que nos sprinters ont de très bonnes chances de médailles. En même temps, je suis très excité de voir nos jeunes pagayeurs et slalomeurs, qui ont beaucoup de potentiel pour l'avenir.

«Certains gars au sein de cette équipe arrivent à la fin de leur carrière et savent ce qu'ils veulent faire et ce qu'ils doivent faire s'ils souhaitent se retrouver sur le podium. Pour d'autres de nos athlètes, un bon résultat à ces Jeux peut prendre une autre forme qu'une médaille. Ça peut être un top-8, un top-12. Il y aura plusieurs façons de mesurer le succès de nos athlètes.»

Pour la première fois de son histoire, les Jeux paralympiques accueilleront également des compétitions de canoë-kayak. Deux Canadiennes seront sur place: la Québécoise Christine Gauthier, quintuple championne mondiale en paracanoë (K-1 200 m), ainsi que l'Ontarienne Erica Scarff, une jeune paracanoëiste de 19 ans, amputée de la jambe droite à l'âge de 12 ans en raison d'un cancer. Scarff a terminé septième et sixième des Mondiaux 2015 et 2016, respectivement, en KL-3 200 m.

Les Jeux olympiques de Rio auront lieu du 5 au 21 août. Les compétitions de slalom seront disputées au stade Whitewater, du 7 au 11, tandis que les épreuves de vitesse se dérouleront du 15 au 20, au stade Lagoa.

Les Jeux paralympiques auront quant à eux lieu du 7 au 18 septembre et les épreuves de paracanoë seront disputées les 14 et 15.

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